LES SCHTROUMPFS – LE FILM

Smurfs – Etats-Unis – 2025
Support : Bluray
Genre : Aventure, Comédie, Animation
Réalisateur : Chris Miller
Acteurs : Rihanna, Natasha Lyonne, Hannah Waddingham, John Goodman, Kurt Russell, Nick Offerman, Sandra Oh…
Musique : Henry Jackman, Rihanna
Image : 2.39 16/9
Son : Dolby Atmos et Dolby TrueHD 7.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 Français, Espagnol, Norvégien, Allemand…
Sous-titres : Français, Anglais, Espagnol, Norvégien…
Durée : 92 minutes
Editeur : Paramount Pictures France
Date de sortie : 13 novembre 2025
LE PITCH
Lorsque le Grand Schtroumpf est mystérieusement kidnappé par les vilains sorciers : Razamel et Gargamel, la Schtroumpfette et son meilleur ami Le Schtroumpf Sans-Nom partent en mission pour le retrouver ! Commence alors une aventure délirante où nos héros bleus vont croiser la route de nouveaux amis hauts en couleur comme Mama Poot et ses petits. Les Schtroumpfs doivent prendre en main leur destin pour sauver celui du monde entier !
« Ça t’portera bonheur »
Si les braves Schtroumpf sont bel et bien belges d’origines, comme leur créateur Peyo, c’est pourtant aux USA qu’ils ont fait carrière au cinéma. Quatrième long métrage US consacré à ces petits être bleus, Les Schtroumpfs le film tente le très acrobatique retour aux sources mais révisé avec, à peu près, tous les schtroumpfs du moment. Attention au lumba-schtroumpf.
En effet si les premières adaptations animées furent produites en Belgique, et en noir et blanc, et que la première apparition sur grand écran fut conçue sous la direction de Peyo, le fameux La Flute à six schtroumpfs (dont on espère toujours une ressortie restaurée), à partir des années 80 et la très longue série produite par la Hanna-Barbera, les Smurfs comme on dit là-bas seraient presque devenus ricains. La preuve, les deux opus produits en 2011 et 2013 pour Sony avec Neil Patrick Harris en copain humain, se déroulaient carrément dans les rues de New York ! De Sony à la Paramount, ce nouveau Schtroumpf promettait sur le papier un retour beaucoup plus respectueux à l’univers original, ou du moins à celui de la série animée. Une note d’intention particulièrement notable dans le design des personnages qui restent certes en 3D mais retrouve des textures et des contours bien plus proches de la touche Peyo, et surtout dans la confection de décors très proches des matières 2D, des couleurs et de la simplicité des vieux albums. Mignon comme tout, oui mais voilà à peine entamé le « la, la, la Schtroumpf la, la » le film s’égare d’emblée par un générique remixé à la sauce Rihanna, également interprète originale de la Schtroumpfette et coproductrice du film, et un spectacle pseudo RnB embarrassant.
Ça manque de salsepareille
Réalisateur de Shrek le troisième et Le Chat Potté, Chris Miller semble avoir croulé sous les desiderata de producteurs en col blancs et les conseils de publicitaires aiguisés, gâchant très rapidement sa charmante petite histoire de Fantasy (un livre magique, un vilain frère de Gargamel et le monde à sauver…) vers une succession de mauvaises idées piochées à droite à gauche et en particulier du coté de Marvel et Cie. Les jeunes aiment les films de super-héros ? Donnons-leur alors un trio de grands-schtroumpf badass, un Schtroumpf sans nom aux super-pouvoirs et multiplions les passages interdimensionnels et les vagues évocations d’un multiverse pour faire illusions. Une idée dont le film ne sait jamais quoi faire, s’obligeant à ressortir la carte de la combinaison avec de prises de vue réelles dans un Paris de pacotilles (idem pour l’Australie et l’Allemagne), mélangeant d’ailleurs souvent les deux sans qu’une réelle logique émerge. Un traitement d’autant plus bordélique et incohérent qu’il se vautre à nouveaux dans un contexte vaguement contemporain qui ne sied toujours pas à ce charmant univers plein de magie et de petites créatures enfantines. Même, elles en perdent leurs schtroumpfs, réduisant la plupart des habitants du village à de simples figurants interchangeables (Schtroumpfs costaud, à lunette et coquet sont de l’aventure mais à quoi bon ?), tandis que la Schtroumpfette pousse la chansonnette dans des séquences mises en scènes sans une once d’inspiration.
On sauvera tout de même un amusant Schtroumpf bruiteur presque échappé des Police Academy et une courte séquence où les techniques d’animations et les esthétiques s’enchainent, mais c’est bien peu. Sinon pour qui ça intéresse, les albums de Peyo sont toujours disponibles et ne manquent pas d’imagination.
Image
Paramount délivre une copie resplendissante, pimpante et énergique. Les couleurs font le plein avec, en plus du fameux bleu schtroumpf particulièrement éclatant, des contrastes vifs et ciselés qui appuient constamment sur l’aspect féerique de l’aventure. Les mélanges animation / prises de vue réelles se font sans anicroche et l’ensemble est constamment porté par une définition exemplaire, pointue et creusée. Pas de sortie 4K de prévue, mais on en n’est vraiment jamais très loin des mêmes performances.
Son
Dommage pour la petite séance en famille qui est restreinte à un Dolby Digital 5.1 certes efficace mais tout de même un peu chiche dans ses largeurs quand le Dolby Atmos de la version originale en met plein la tête avec sa performance ultra enveloppante, dynamique et musicale.
Interactivité
Simple petit défilé de featurette très sages et au ton bien promo, la section bonus s’attarde plus longuement sur le guest de stars américaines pour le doublage et évoque très rapidement (mais alors très rapidement) la BD de Peyo et les premiers dessins animé. Quelques rares considérations artistiques (le travail sur les couleurs) et on passe vite à un sujet sur l’apparition flash éclair de DJ Snake et les deux clips à la mode pour ravir des ados… qui ont préféré scroller sur leur téléphone.
Liste des bonus
« Bleu derrière le micro : Les voix des Schtroumpfs » : Le casting voix, « Un Schtroumpf à mon image : Entre tradition et nouveauté » : Rencontre avec les comédiens, « Un monde qu’ils n’avaient jamais vu : L’animation des Schtroumpfs », « Créer le Bleu en musique » : Coulisses de la bande originale avec Henry Jackman, « En Discothèque avec DJ Snake », Clip et paroles :« Higher Love » de DESI TRILL avec DJ Khaled, Cardi B, Natania et Subhi, « Friend of Mine » de Rihanna, Paroles : « Everything Goes with Blue ».







