FABLE III
Angleterre - 2010
Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « Fable III »
Genre : Aventure
Musique : Russell Shaw
Développeur : Lionhead Studios
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Microsoft
Date de sortie : 19 mai 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Fable III »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Cinquante années se sont écoulées. Un demi-siècle que votre père à marqué de son emprunte le royaume d’Albion par ses actes extraordinaires. Mais tout cela semble aujourd’hui bien loin Albion en pleine évolution industrielle est sous la coupe d’un tyran… votre propre frère.
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Le poids de la couronne

Nombreux sont les joueurs qui avaient passé des jours entiers à parcourir les chemin d'Albion pour trouver une nouvelle compagne ou collecter nombre d'items parfaitement inutiles. Nombreux sont donc ceux qui attendaient un nouveau départ sur ces rives autrefois tumultueuses, qui évoqent désormais un peu trop La Croisière s'amuse.

 

Deux ans seulement séparent les sorties de Fable II et III, mais un demi-siècle s'est écoulé dans le royaume d'Albion.  Un écart qui permet aux développeurs de Lionhead de plonger ce royaume féerique dans une révolution industrielle accentuant encore les différences de niveaux de vie entre les différentes populations, et donc d'assombrir la tonalité globale et rendre l'ensemble d'une apparence plus mature. L'apparence seulement puisque malgré le très bon équilibre de gameplay et de gestion d'expérience / équipement mis en place dans le chapitre précédent, le choix ici a été de simplifier le tout à l'extrême. Il suffit désormais d'accumuler des sceaux de guilde rémunérés autant pour avoir achevé une quête (principale ou secondaire) que pour avoir tissé des liens sociaux (bon ou mauvais). Une évolution pépère ou l'on dépense sans trop de prise de tête en ouvrant quelques coffres cachant en leur sein des améliorations magiques, de nouveaux comportements et autres techniques de combat. Les armes, réduites à leur plus simple expression, se contentent d'évoluer en fonction de l'alignement du personnage, achevant de rendre les combats de mêlée (plus nombreux que jamais) relativement faciles.

 

a la niche

 

Une touche pour les coups d'épée, une autre pour les armes de distance (pas de limitation de munition) et enfin une dernière pour la magie (pas de jauge de mana, quatre type de sorts et basta), et le tout permet une débauche de puissance sans que le léger effet de tremblement dû à une perte trop importante de vie ne se fasse sentir. Pas désagréable, relativement efficace, mais comme la trame principale ne dépasse que de peu la dizaine d'heure, Fable III paraît parfois un peu juste aux encornures. Heureusement quelques nouveautés viennent égayer cette version soft de la création de Peter Molyneux (Populous, Syndicate, Dungeon Keeper) à commencer par le Sanctuaire, sorte de menu véritablement interactif où sont répertoriés toutes les défroques collectées, armes, cadeaux reçus, permettant tout autant d'inviter un camarade du Live pour une partie en binôme (avec cette fois-ci deux caméras indépendantes) que de voyager rapidement d'un point à un autre, de faire un tour de ses propriétés ou d'en augmenter l'étendue. Plus attendue, la vraie grande nouveauté de Fable III prend corps dans son dernier tiers lorsqu'après avoir réuni suffisamment de partisans, le héros choisi (homme ou femme) prend finalement le pouvoir. Là, le joueur doit jongler avec la réalité du poste et les nombreuses promesses faites au cours de l'aventure, tandis qu'une menace gronde aux frontières.

 

Les bons comptes...

 

Prometteur mais rapidement très manichéen, ce passage dans le fauteuil doré s'avère terriblement court et se limite à quelques décisions trop engoncées. Une expérience en demi-teinte qui caractérise cruellement un épisode qui n'a peut-être pas pris le temps nécessaire pour mûrir, mais qui heureusement préserve l'essentiel de ce qui avait séduit dans la saga : des discussions improbables avec la population des différents villages, des quêtes totalement absurdes (rejouer une pièce de théâtre minable devant des fantômes médusés, courir après des nains de jardin...), la possibilité de séduire et épouser homme ou femme, ou plus sommairement d'organiser une partie fine à l'hôtel. L'enchaînement de situations improbables, de dialogues aussi poétiques que crétins et de créatures limitées du bulbe véhicule une magie étrange, mais irrésistible. Dommage d'ailleurs à ce sujet que les français doivent se contenter d'un doublage moyen et parfois désincarné, alors que la version originale frôle le cultissime : Simon Pegg (Shawn of the Dead), Stephen Fry (H2G2), Ben Kingsley (A.I.) et surtout un John Cleese (maître des Monthy Python) en très grande forme... Qui dit mieux ?

Nathanaël Bouton-Drouard










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Malgré quelques atours agréable, Fable II est resté dans les mémoires comme l'un des softs les plus bugés de sa génération : sauvegardes qui disparaissent, quêtes qui plantent, personnages prisonniers du décor, chien qui dévale une falaise comme Spiderman... Même si en gros Fable III utilise à peu de choses près le même moteur, la plupart des soucis ont été heureusement gommés. Restent quelques ralentissements inexplicables, mais dans l'ensemble le parcours n'est jamais troublé par la nécessité de réinitialiser la console. Et puis sans rejoindre les canons de la machine, Fable III offre tout de même des designs assez cartoon plutôt sympathiques et surtout des décors parfois accrocheurs. Assez économe sur les effets (quelques magies combinées marquent le coup), le soft fait dans une efficacité qui n'empêche en rien l'univers de prendre corps.

Sur PC : 
Passé sur PC, force est de reconnaître que ce Fable III gagne au change... mais sur des machines qui peuvent se le permettre. Ainsi, sur une carte graphique plus que convenable (GTX 460), le jeu est beau... mais affligé de ralentissements malvenus en différentes situations, notamment dans les riches extérieurs. On se retrouve ainsi à réduire les différentes options graphiques, pour s'apercevoir que cela n'y change pas grand-chose, notamment dans une situation étrange : dès qu'un PNJ parle en extérieur et que le dialogue est sous-titré, le jeu subit une baisse de framerate absolument colossale. On peut légitimement s'interroger sur le travail d'optimisation réellement effectué. Avec du matériel plus performant, le tout tourne un peu mieux, malgré des ralentissements réguliers inexplicables : on attend un patch qui règlerait les quelques soucis, même si la confidentialité de la sortie PC peut faire craindre qu'on risque d'attendre longtemps. Néanmoins, ces quelques soucis techniques ne sont pas rédhibitoires, d'autant que le jeu possède toujours cette direction artistique remarquable, mise en valeur par les options graphiques qui permettent d'optimiser les textures et la profondeur de champ. On tiquera peut-être devant un bloom par moments un peu agressif, mais on pardonnera malgré tout ces quelques errements.
Le choix de jouabilité risque par contre de surprendre : point, comme dans nombre de RPG en vue troisième personne, de clic droit pour diriger la caméra librement, celle-ci tourne - avec une forme d'inertie pas toujours plaisante - au simple mouvement du mulot. Cela surprend au premier abord, déplaît rapidement, mais le tout est surtout une question de coup de main à prendre. L'usage des deux boutons et de la molette de la souris est quant à lui plutôt bien pensé, adaptant de façon intelligente la jouabilité manette d'origine.
On est ainsi au final entre deux sentiments : celui d'un portage de qualité, apportant de jolies choses, et celui d'un portage manquant d'un petit quelque chose, voire, si l'on veut être sévère, d'un portage ayant en partie oublié la question de l'optimisation en chemin.

 
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