DRAGON QUEST IX : LES SENTINELLES DU FIRMAMENT
Dragon Quest IX : Hoshizora no Mamoribito - Japon - 2009
Image plateforme « Nintendo DS »
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Genre : RPG
Musique : Koichi Sugiyama
Développeur : Level-5
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 23 juillet 2010
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Tout là-haut dans les cieux se trouve l’observatoire, qui abrite les Celestelliens, êtres qui viellent sur les mortels en protégeant chacun un village. Leur but est ainsi de récolter des orbes de bienveillances, énergie permettant à terme au Grand arbre du monde de fleurir entrainant par la même le début du dernier voyage de ces gardiens. Et l’heure approche…
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La Multitude des anges

Bien installée sur la portable de Nintendo, la saga Dragon Quest passe à la vitesse supérieure en substituant aux habituels spin-off et remakes un authentique neuvième épisode. Un évènement sur DS, surtout que ce DQ s'écarte de la rigidité à l'ancienne et délaisse quelques immuabilités...

 

C'est que depuis le temps, la série culte (en particulier au Japon) pourrait sembler s'être enfermée de par son réseau de fans puristes dans des codes narratifs et textuels qui l'empêcheraient d'évoluer. Certes l'histoire (un peu plus sommaire ici) est toujours aussi brillamment construite par le biais de quêtes a priori indépendantes les unes des autres, les nombreux dialogues révèlent une humanité parfaitement dépeinte, les combats se font toujours au tour par tour (ce qui n'est d'ailleurs pas un mal)... Ces grande qualités s'accompagnent désormais de menus un peu lourds, et d'un bestiaire signé par un Toryama qui tourne en rond depuis longtemps déjà. Mais bien entendu, ce ne sont pas ces données qui connaissent une véritable remise en question mais bien le glissement de Dragon Quest d'une aventure solide en solo à une expérience multi-joueurs particulièrement à la mode sur portables au Japon. Ainsi, l'aventure peut se parcourir au singulier, en se rendant dans l'auberge du village principal pour engager quelques gardes du corps, ou avec des camarades qui viendront filer un coup de main tout en récoltant quelques points d'expérience supplémentaires. L'opération est relativement simple : se rendre à l'auberge principale et lancer la recherche de connexion avec maximum trois héros.

 

être bien accompagné ou ne pas être


Il devient alors possible d'avancer dans le récit principal ou de se lancer dans quelques quêtes annexes déjà présentes ou à télécharger, d'affronter des boss cachés assez monstrueux (issus d'anciens épisodes d'ailleurs) ou de rechercher des derniers items pour avoir le droit de posséder les meilleurs armes et armures. Particulièrement dommage du coup qu'en dehors de l'EXP et l'or récoltés, seul l'hôte enregistre vraiment son avancée : les invités, eux, devront tout refaire sur leur cartouche par la suite. Si dans l'optique du multi DQ 9 est particulièrement généreux et addictif, il réduit finalement considérablement la difficulté de l'aventure, dont l'aspect retors et hardcore gamer a justement toujours été l'une des bannières de reconnaissance. On nage ici entre deux eaux, celles du grand public avide de convivialité et des anciens prêts à enchaîner les défaites et le levelling laborieux mais ô combien gratifiant. D'ailleurs l'amélioration de ses héros se montre légèrement plus étoffée que les dernières expériences, combinant à la fois la répartition libre de points de capacité, la gestion de jobs (troubadour, guerrier, mage...) et l'importance des pièces d'équipement, toujours aussi gourmandes en deniers. En dépit de quelques défauts et d'une nouvelle option finalement surtout réclamée par des japonais, totalement drogués aux rendez-vous wi-fi, Dragon Quest IX s'impose une nouvelle fois comme un RPG exigeant et passionnant, idéal pour une consommation poussée en période estivale.

Nathanaël Bouton-Drouard


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Avec un an de retard, la France peut enfin prendre en main le dernier grand chapitre des Dragon Quest, mais ces mois de décalage n'entament en rien la beauté du soft qui affiche des modélisation SD pleines de finesse, à la manière des derniers remakes 3D de Square Enix (Final Fantasy III et IV sur DS) avec notamment des changements d'équipements immédiatements visibles sur son avatar. Si certains PNJ de second rang restent curieusement dans une 2D bâtarde à la manière des récentes reprises de L'épopée des élus et La Fiancée Céleste, les environnements eux font preuve d'une constante richesse et d'une grande diversité, sans oublier des petits effets séduisants (tombée de la nuit, pluie). Quelques petits ralentissements sur la carte viendront parfois gâcher la fête, et certaines mélodies de  Koichi Sugiyama paraissent bien en-deçà de ses symphonies d'antan, mais Level-5 et Square-Enix démontrent une nouvelle fois leur maîtrise totale de la petite dual-screen.

 
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