MADWORLD
Japon - 2009
Image plateforme « Wii »
Image de « MadWorld »
Genre : Beat'em all
Musique : Divers
Développeur : Platinum Games
Durée : faible
Langue : Français
Distributeur : SEGA
Date de sortie : 20 mars 2009
Jeu : note
Technique : note
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site officiel
LE PITCH
Bagarreur de premier ordre, Jack décide de mettre sa violence latente au service du jeu télévisé Death Watch transformant New York en arène pour gladiateurs moderne. Seul le dernier surivant pourra remporter un gros paquet de thune et un joli contrat auprès d’un sponsor peu reluisant.
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Japan Chainsaw Massacre

Décidément la Wii semble vouloir changer de visage. Sans doute rassuré par des chiffres de ventes colossaux et une adhésion quasi-généralisée du grand public (pour les Hardcore Gamers, c'est une autre histoire, ndlr), Nintendo accepte désormais les projets les plus barrés de ses éditeurs tiers. Pour preuve MadWord, orgie sanglante et rigolarde signée par les anciens de Clover Studio, créateurs de Viewtiful Joe et Okami.

Rares sont les jeux à véritablement interloquer les accros de la news, matant maladivement les nouvelles images inédites de quelques titres en développement. Clairement, Madworld s'est fait immédiatement remarquer par son esthétique noir et blanc contrastée et ses immenses gerbes de sang rouge vif. Outre le fait que le soft est visuellement splendide, cette approche atypique permet aussi d'outrepasser les limites réelles de la console. Un peu d'intelligence et hop ! on dissimule une modélisation et des décors totalement à la ramasse comparés aux grosses sorties de la 360 ou de la PS3. Cela dit cette idée lumineuse n'est pas sortie de nulle part. Après un House of the Dead Overkill largement claqué sur le Planète Terreur de Robert Rodriguez, c'est au tour du Sin City de.... Rodriguez de servir de patron. Une copie conforme qui n'hésite même papa à livrer un antihéros opérant la symbiose entre cette salle gueule de Marv et le Snake Plissken de New York 1997. Mais avec son jeu télé trash et destroy en toile de fond et les commentaires outranciers des présentateurs en guise de bande sonore, l'autre référence est bien entendu le roublard Running Man. Avec de telles bagages, MadWorld n'a rien du soft Wii habituel et lorgne largement du côté du beat them all bourrin, voire monstrueux.

Bad wrestler

Ici le duo wiimote / nunchuck ne sert pas à retirer un caillou de son jardin mais bien à enfoncer une pancarte de signalisation dans la carotide de ses ennemis, à les embrocher sur un mur hérissé de piques ou leur enfoncer la tête dans les chiottes. Autant pour les casual gamers. Voir tant de mauvais goût et de débordements gore sur la petite machine toute blanche fait franchement plaisir. Le premier titre achevé de Platinum Games (constitué entre autres de Shinji Resident Evil Mikami) se présente donc comme un énorme défouloir à l'esprit outrancier et irrévérencieux, où les pires sévices s'enchaînent inlassablement pour améliorer dans chaque niveau le scoring et atteindre ainsi un boss gigantesque mais écervelé tout droit sorti de Ken le survivant. Parcouru en ligne droite, Madworld pèche tout de même par sa linéarité tout juste compensée par les petites variations d'éléments du décor à utiliser pour martyriser les PNJ, sortes de morceaux de barbaques mis à dispo. Avec tout juste cinq heures au compteur et aucune possibilité de partager l'expérience à deux comme dans un Double Dragon ou un Final Fight, le soft laisse pourtant rapidement apparaître une certaine redondance (finalement les enchainements sont toujours les mêmes) et les quelques petites échappées (phases de moto, mini-games) ne sont guères convaincantes. Ce qui aurait pu être une véritable bombe vidéoludique reste donc au stade du petit divertissement du samedi soir (tard certes) et permettra d'évacuer la colère emmagasinée par une dure journée de labeur. Mais on en a vite fait le tour.

Nathanaël Bouton-Drouard








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En terme de technique pure, MadWorld n'a rien de la baffe annoncée. Les modélisations sont sobres mais efficaces, les animations variées et rapides, les décors fermés assez détaillés, mais rien de véritablement spectaculaire. Surtout que dès que de nombreux ennemis apparaissent à l'écran, il n'est pas rare de devoir subir quelques ralentissements intempestifs, ou carrément des téléportations d'ennemis. Mais tous ces petits problèmes sont brillamment dissimulés sous l'enrobage graphique du soft et ne gènent finalement que très peu le joueur. On ne peut pas en dire autant du placement de la caméra, pas toujours adéquat, et dont la commande de recentrage derrière le personnage est la même que celle pour locker les boss. Outch. Mais il serait injuste de finir sur une note négative, surtout quand, sans même utiliser un Dolby Digital 5.1 inexistant sur Wii, MadWorld réussit à livrer une bande sonore hallucinante et horriblement précise dès lors qu'il faut retranscrire une compression des cervicales.

 
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