GRAND THEFT AUTO CHINATOWN WARS
Etats-Unis - 2009
Image plateforme « Nintendo DS »
Image de « Grand Theft Auto Chinatown Wars »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : Rockstar
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Rockstar
Date de sortie : 20 mars 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Grand Theft Auto Chinatown Wars »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Lorsque Huang Lee qui sa Chine natale pour se rendre dans le Chinatown de Liberty City, il s’imagine qui va simplement livrer le (faux) sabre ancestrale à son oncle ; Celui-ci souhaitant en faire cadeaux au parrain locale. Mais à peine débarqué il tombe en pleine guerre des gangs et va devoir apprendre à faire sa place… a coup de lattes dans les burnes !
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That yellow bastard

Les sales gosses de Rockstar sont de retour... mais pas sur n'importe qu'elle machine. La DS, la console portable des enfants et des grands-parents (oui c'est de la mauvaise foi), accueille désormais le dernier GTA en date. Un opus inédit qui a toujours la niaque !

Nintendo aurait-il totalement pété les plombs ? Ou plus sobrement enfin décidé de séduire les « vrais » gamers en permettant à quelques titres adultes de débarquer sur ses machines ? Deadrising, Mad World, House of the Dead Overkill... La liste s'allonge doucement. Dès lors comment passer à côté d'une référence telle que Grand Theft Auto (ou GTA pour les intimes), blockbuster monstrueux déjà disponible sur toutes les autres machines ? Du coup avec Chinatown Wars, on aurait pu s'attendre à un simple soft opportuniste reprenant à son compte quelques ingrédients maison, mais à la sauce vite faite. Une inquiétude légitime quand on pense que la DS (et maintenant la DSi) est la console la plus utilisée dans le monde, mais aussi la moins puissante. C'était sans compter sur la volonté de Rockster d'en mettre plein la vue. Déjà en s'appropriant intelligemment les capacités de ladite machine. Ainsi le double écran permet de présenter l'action en haut et d'afficher constamment toutes les informations importantes (dont le GPS) en bas. Mais surtout l'écran tactile devient rapidement l'enjeu de nombreuses petites actions du truand en herbe : fracturer une porte, préparer un cocktail Molotov, échanger des doses de drogues... De courtes phases très « DS » justement, mais qui se montrent parfaitement utilisées surtout suffisamment courte et disséminées pour ne jamais lasser.

Bling Bling

La démarche paraît déjà d'une grande justesse, et le constat est d'autant plus évident que pour le reste, Chinatown Wars est véritablement un bon GTA. Spin-off de GTA IV (quelques dialogues le révèlent), le jeu affiche la ville désormais archi-connue de Liberty City avec une perspective aérienne issue des premiers titres PSOne, mais impressionne justement par sa faculté à imprimer une véritable petite vie à une zone de jeu certes moins étendue que pour les autres opus, mais très impressionnante pour une DS. Un bac à sable jouissif et bourré de missions aussi méchantes qu'à l'accoutumée, qui se fend une nouvelle fois d'un petit scénario fendard bourré de gueules cassées narcissiques, obsédées et profondément perverties. Chinois, roumains ou ricains pur souche : même combat. Certes le passage sur une tite pitite console qui tient dans la poche entraîne quelques soucis dans son gameplay (franchement peu pratique d'envoyer une grenade en pleine phase d'action) et les bagnoles se conduisent toujours comme des karts en brique, mais la bestiole se montre d'une telle irrévérence et d'un tel luxe (la radio est toujours présente), qu'il paraît difficile de résister à l'appât du gain.

Nathanaël Bouton-Drouard


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Sur le papier, on imaginait difficilement comment Rockstar allait réussir à rendre le haut niveau technique de GTA IV (sur PS3 et Xbox 360) sur la mignonne DS. En allégeant discrètement sur les détails et en retournant à l'esthétique presque cartoon des débuts, le développeur permet du coup d'afficher nombre d'informations mouvantes à l'écran, mais aussi de petites animations simples, mais joliment fluides. Quand on pense à la taille conséquente de la ville aux musiques digitalisées et au naturel des environnements, on pardonne plus facilement des cutscenes certes drôles, mais en images fixes et texte écrit. Vraiment un moindre mal.

 
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