ROLLING GUNNER + OVER POWER
Japon - 2022
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Rolling Gunner + Over Power »
Genre : Shoot'em up
Musique : Inconnu
Développeur : Mebius
Durée : moyenne
Langue : Anglais
Distributeur : United Games Entertainment
Date de sortie : 1 avril 2022
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Rolling Gunner + Over Power »
portoflio
LE PITCH
En 2034, un scientifique découvre le Busterium. Grâce à ce métal, l'humanité développe une nouvelle source d'énergie et conçoit un super ordinateur capable de gérer cette ressource de manière autonome : le système BAC. Malheureusement, celui-ci finit par échapper à tout contrôle...
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Comme sur des roulettes

Sorti dans une relative discrétion, Rolling Gunner est pourtant le fruit d'une équipe expérimentée, menée par un certain Daisuke Koizumi.

Inconnu du grand public, ce dernier a pourtant travaillé sur des titres très réputés auprès des fans de jeux de tir. Il a en effet œuvré au sein du studio Cave sur Dodonpachi Maximum (un épisode spécialement conçu pour mobiles) et surtout Deathsmiles ou encore Akai Katana, des jeux qui se distinguent justement par les productions de la société par leur défilement horizontal. Défilement horizontal sur lequel repose également ce Rolling Gunner. Mais avec un tel CV affiché par son programmeur en chef, on aura vite compris que l'on fait face ici à un danmaku, ou bullett hell : comme le veut ce sous-genre, des ennemis agressifs assaillent donc le joueur en nombre et les projectiles inondent l'écran. Mais une bonne utilisation de son armement permet d'atteindre des scores astronomiques, d'autant que le masque de collision minuscule de son vaisseau peut se faufiler dans le moindre interstice. Rolling Gunner s'appuie ainsi sur une base solide mais classique : peut-il alors offrir un peu plus pour s'attirer les faveurs d'un public d'experts ou, éventuellement, de débutants curieux ?

 

BAC avec mention


Le jeu de Mebius reprend directement des éléments de certains des titres cités plus tôt, notamment les compteurs à la Deathsmiles qui donnent accès au mode Power-Up une fois que l'on a accumulé un millier de médailles. Sachant qu'activer ce que l'on appelle ici le Limiter convertit les tirs ennemis en items bonus, le but est donc de l'utiliser au meilleur moment possible pour marquer énormément de points d'un coup, ou alors de le lancer de manière défensive, lorsque l'on sent que la situation devient ingérable (à défaut d'une jauge pleine, on peut toujours compter sur une Smart Bomb). Par ailleurs, si l'on trouve ici les deux modes de tirs qui consistent à maintenir la touche ou la presser de manière répétée, cela influe sur le fonctionnement du module, le Rolling Gun, qui accompagne le vaisseau du joueur. Ce module permet de viser à 360 degrés, mais l'utiliser de manière optimale demande un peu de pratique, puisqu'il faut se déplacer dans la direction opposée à celle que l'on souhaite viser. Cette contrainte peut néanmoins offrir une certaine liberté quant à l'approche de certaines situations, au final.

 

plus de puissance !


Si Rolling Gunner est disponible sur Switch depuis 2019, cette version PS4 est l'occasion d'y ajouter d'office l'extension Over Power. Un contenu bien nommé puisque l'impression de surpuissance offerte traditionnellement par les danmaku, et déjà ressentie dans le jeu de base, est encore renforcée. Car, cette fois, le joueur dispose ici du Buster Shot, un tir spécial qui vient se combiner à l'attaque d'origine pour effacer les boulettes ennemies. En outre, les contrôles repensés transforment le jeu en un véritable twin-stick shooter puisqu'il est possible de contrôler le Rolling Gun à l'aide du stick droit pour le manipuler bien plus aisément (une option qui a malheureusement l'inconvénient d'être inutilisable au stick arcade). Ce surplus de puissance devrait ravir les joueurs occasionnels en atténuant la difficulté, qui s'avère à l'origine particulièrement élevée, même comparée aux standards du genre : les schémas de tirs sont particulièrement touffus et les boulettes arrivent à grande vitesse. Cela dit, les débutants peuvent toujours se tourner vers les modes de difficulté inférieure pour trouver une expérience plus abordable : l'ivresse du High Score n'est plus aussi intense, mais les slaloms demeurent assez défoulants.

Développé par un studio modeste, Rolling Gunner affiche une réalisation, il faut le dire, un peu fauchée : les graphismes manquent pas mal de finesse et de détails. Mais le système de jeu se montre très solide et subtil, au point d'offrir des sensations aussi exaltantes que chez ses prestigieux modèles.

Benoit Barny










 

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