STRANGER OF PARADISE FINAL FANTASY ORIGIN
Japon - 2022
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 5 »Image plateforme « XBox Series X »
Image de « Stranger of Paradise Final Fantasy Origin »
Genre : RPG
Musique : Divers
Développeur : Team Ninja
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Square-Enix
Date de sortie : 18 mars 2022
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Stranger of Paradise Final Fantasy Origin »
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LE PITCH
Lorsque l'éclat des cristaux sera restauré, le monde connaîtra-t-il la paix ou sera-t-il plongé dans une nouvelle forme de ténèbres… ? Le résultat sera peut-être complètement différent…
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Le plaisir très coupable

Dans un monde qui n'a plus ni queue ni tête, autant commencer par la fin et vous dire ce qu'il ressort de ce Stranger of Paradise Final Fantasy Origin : On a honte d'aimer ça. Mais si on avoue avoir honte... ça passe ? Le jeu cumule autant de tares évidentes qu'il aligne les bons points discrets. Et à la fin, on ne sait plus vraiment ce qui doit être pris en compte pour donner son avis. Pour notre part, on a plus été sensible au système de jeu qu'à l'histoire et la techno. Mais l'inverse aurait été aussi valable.

On peut le dire, Stranger of Paradise est un clone allégé de Nioh avec une formule somme toute assez linéaire. Vous choisissez une mission, vous enchaînez les couloirs et au bout, vous abattez un boss. Cette emballage peu originale est néanmoins servi par un système de combat assez dynamique qui reprend une partie de la formule de son modèle avec en plus un système de classe avec arbre de compétences plus fidèle à l'esprit Final Fantasy. Le bestiaire est également issue de la série et c'est un vrai plaisir de retrouver ces ennemis dans ce contexte somme toute assez atypique.
Et, croyez le, pour apprécier ce Stranger of Paradise, il faudra chérir tout ce qu'il a de positif à donner. Parce que pour le négatif, il est également prolifique. En premier lieu au niveau du scénario qui a le talent de faire lever les yeux des joueurs en permanence. L'histoire se prend tellement au sérieux sur un contenu pourtant rachitique. La mise en scène de poseur en fait des caisses pour finalement pas grand chose. Et, pour rester au niveau de tout ce qui vient d'être décrit, les personnages n'ont aucune épaisseur. En d'autres termes, on a l'impression de suivre une aventure vide qui cherche à combler ses manques... avec plus de vide.

 

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Et pourtant... on y revient. Il y a dans ce système de combat quelque chose de prenant et on sent que les développeurs se sont donnés les moyens de proposer quelque chose de solide sur cet aspect du titre. Les enchaînements peuvent avoir un certain charme, la progression nous amène à cumuler plus d'expérience et de technique et le reste de collectionnite finit par nous convaincre d'en faire un peu plus pour trois fois rien, histoire de pouponner notre personnage principal. Même si la gestion de l'équipement est lourde, pour faire simple, on est en plein dans le syndrôme du tamagochi. Et, franchement, on en est à un tel niveau qu'on finit par penser que, dans la mesure où on y revient, ça n'aurait pas été une si mauvaise idée d'inclure une dose de gestion du bien être de son héros. C'est à ce point qu'on se rend compte combien Stranger of Paradise casse notre logique. Car pour le reste, le jeu peut s'avérer assez difficile pour de mauvaises raisons. Souvent, les combats ne sont pas clairs et parfois, même, on ne sait pas si on est touché ou non. Tant et si bien que, même si on y revient, il est peu probable que les compétiteurs trouvent la foi d'aller jusqu'au 101%.
Stranger of Paradise a un pitch de soirée où il y avait trop de cigarettes qui font rire. Cette idée de reprendre un titre des années 80 pour en faire un jeu de 2022 a du sens, en soi... mais pas avec une techno de 2013 et un scénario digne des plus grands nanars ! Il ne manque plus que la coupe mulet ! Et pourtant, pour ceux qui peuvent dépasser la forme et se concentrer sur le fond, il apparaîtra que le jeu a du répondant. Mais croyez le, ignorer Jack et son univers pour se concentrer sur l'essentiel peut relever de l'exploit.

Stranger of Paradise est un nanar qui a quelque chose d'attachant, dont on se moque ouvertement pour montrer qu'on a bon goût mais sur lequel on revient en cachette pour pousser le bouchon toujours plus loin. C'est un titre qui pourrait rejoindre votre ludothèque en période de disette vidéoludique et à un prix réduit.

Sélami Boudjerda








 

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