GETSUFUMADEN : UNDYING MOON
Japon - 2022
Image plateforme « PC »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « GetsuFumaDen : Undying Moon »
Genre : Action
Musique : Hidenori Maezawa
Développeur : GuruGuru
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Konami
Date de sortie : 10 février 2022
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « GetsuFumaDen : Undying Moon »
portoflio
LE PITCH
Après 1000 ans de paix, le sceau de la porte de l'enfer est détruit et des esprits maléfiques envahissent le monde des vivants. Getsu Fuma plonge alors dans les abîmes afin de détruire le mal à la racine.
Partagez sur :
Sacrée descente

Au grand dam des gamers vétérans, Konami semble peu à peu délaisser la production de jeu vidéo, ne proposant pratiquement plus que des portages. Mais l'éditeur surprend tout le monde durant le printemps 2021, en réveillant une licence classique mais méconnue du public occidental : GetsuFumaDen.

GetsuFumaDen est à l'origine un jeu sorti sur Famicom en 1987, uniquement au Japon. Avec ses changements de perspective, tantôt vue de profil, tantôt affichée en pseudo 3D, et quelques éléments de RPG, il s'inscrit dans la continuité de titres tels que Castlevania II ou TMNT version NES, entre autres. Mais cette suite, baptisée Undying moon, puise son inspiration dans son époque : il s'appuie en effet sur des mécaniques Rogue-lite particulièrement populaires sur la scène indé. A chaque Game Over, le joueur est donc amené à reprendre le parcours depuis le départ, chaque niveau étant généré de manière procédurale, avec des ennemis et des bonus redisposés aléatoirement. Il est toutefois possible de conserver une partie du butin récupéré en cours de route pour se rendre les choses un peu plus faciles par la suite. Plusieurs types de matériaux permettent ainsi d'améliorer les différentes armes (katana, lance, massue...), en en forgeant de plus puissantes ou en leur attribuant de nouvelles aptitudes comme des attaques élémentaires. Il est également possible d'obtenir diverses aides pour son personnage, comme la possibilité d'emporter plus de potions, de regagner des points de vie en récoltant de l'or ou de payer ses objets moins cher dans les boutiques.

 

la mort n'est qu'une étape


A ces améliorations définitives s'ajoutent les bonus ponctuels qui offrent plus de puissance ou permettent de gagner un objet de soin supplémentaire, par exemple. Inutile alors d'être trop regardant à la dépense lorsqu'il s'agit de certaines ressources, comme l'or, qui sont de toutes façons remises à zéro à chaque nouveau départ. Comme dans tous les jeux d'inspiration Rogue-lite, chaque parcours se montre donc assez différent, mais l'on ressent surtout leur aspect punitif durant la phase de découverte. Car, au départ, la moindre erreur peut s'avérer fatale, ou presque : une attaque ennemie mal anticipée ou un saut mal jaugée et la barre de vie en prend un sérieux coup. Mais ce qui fait le charme du genre, c'est la montée en puissance. Après les premiers échecs cuisants viennent les succès retentissants... jusqu'au prochain obstacle, qui finit bien par tomber à son tour. Il faut simplement s'armer d'une patience de fer, car cet Undying Moon se montre quelque peu (voire très) radin en début de partie, ce qui incite à revisiter les deux premiers niveaux en boucle un peu trop longtemps avant de vraiment améliorer son personnage. Heureusement, les plus motivés devraient trouver la force et l'envie dans sa direction artistique soignée, inspirée par la peinture Ukiyo-e. La musique puise aussi dans la tradition japonaise, portée par le son du koto ou du shamisen, mais aussi par une grosse batterie et des guitares saturées lors de combats de boss.

GetsuFumaDen Undying Moon reprend finalement une recette devenue classique, mais, à quelque réglage près, l'applique avec une certaine efficacité. Si les connaisseurs lui préféreront des références comme Dead Cells ou Hades, le jeu de Konami a pour lui sa direction artistique séduisante pour se distinguer.

Benoit Barny








 

Partagez sur :

 

Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2022