MONARK
Japon - 2021
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Image de « Monark »
Genre : RPG
Musique : Divers
Développeur : Lancarse
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 22 février 2022
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Monark »
portoflio
LE PITCH
Une mystérieuse brume mortelle entoure l’Académie Shin Mikado et plonge le monde dans la folie. Pour sauver vos amis, vous entrez dans « l'Autre Monde », une dimension remplie de démons existant au-delà du monde réel. Dans ce royaume énigmatique, vous devez apprendre à maîtriser votre pouvoir de vanité et affronter des bataillons de démons, dont le pouvoir provient de « l'Ego » de leur maître.
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Calife à la place du calife

Studio ayant déjà œuvré sur des titres comme El Shaddai ou Lost Dimension, Lancarse est surtout connu pour être composé d'anciens développeurs très attachés à la licence Shin Megami Tensei. Et avec cette nouvelle aventure envoyant une poignée de lycéens dans overworld uniquement armés de leurs egos symboliques, c'était difficile de rater la filiation.


Bienvenue à l'Académie Shin Mikado où le héros du jeu, bientôt rejoint par quelques camarades en tenues réglementaires, enquête déjà sur les différents phénomènes étranges lorsqu'un épais brouillard semble encercler l'établissement. Et grâce à son téléphone portable, il va pourtant se plonger directement dans un monde parallèle inquiétant, peuplé de démons, afin de découvrir la source de cette folie qui semble peu à peu envahir les humains du monde réels. Pour s'armer face à cette menace, les protagonistes vont pouvoir faire alliance avec les Monark, avatars des péchés capitaux, et les revêtir comme une armure chevaleresque évolutive aux pouvoirs considérables... Difficile de ne pas avoir parfois la sensation de découvrir un nouvel opus des Shin Megami Tensei et plus particulièrement des Persona, tant les nombreuses réflexions presque psychanalytiques sur les personnages, leurs péchés et leurs capacités de dépassement, viennent totalement rejoindre le contexte contemporain de la fameuse licence. Il n'est alors pas évident pour Monark de passer la barre des comparaisons, ne profitant clairement par d'un budget aussi confortable, affichant un moteur de jeu convenable pour la Switch, mais clairement en retard sur PS4 et plus encore sur PS5. Plus timide certainement, le soft l'est aussi dans l'amplitude de son scénario, qui certes va proposer quelques aménagement dans le déroulé vers le final en fonction des évolutions et des affinités cultivés avec les camarades de routes, mais qui reste cependant trop linéaire, un poil prévisible et traversé de dialogues, uniquement en anglais, à la pertinence discutable.

 

Assumer sa persona


Il faut dire que le design assez lambda des personnages, amis ou ennemis, n'aide pas forcément à imposer une certaine forme de charisme, classieux. Là ou par contre Monark sait faire la différence, c'est sur son approche des combats. Si nous sommes bien ici dans les grandes lignes dans les codes immuables du RPG à la japonaise, en particulier du coté des préparatifs (arbres de capacités, attaques spéciales, combinaisons et items en pagailles), les affrontements aux tours par tours sont loin d'être figés. Sans laisser le joueur libre de mouvement comme dans un Action RPG, il offre au tour de chaque personnage et ennemis, une petite marge de manœuvre dans les déplacements de l'avatar et le choix de ses actions. Sans utiliser le moindre damier au sol, Monark reprend donc la stratégie d'un Tactical RPG et oblige à une grande prudence de la part du joueur, à la fois dans ses placements (il y a des actions qui ne portent qu'à certaines distances) et dans l'anticipation des agissements des adversaires. Intéressant, plutôt prenant, mais il faut prévenir, souvent exigeant et particulièrement punitif. A l'instar d'ailleurs des zones d'exploration entièrement envahies par le fameux mist, ou la folie contamine ceux qui y reste trop longtemps. Si cette contamination permet d'augmenter considérablement la puissance des capacités belliqueuses, elle peut aussi provoquer une perte de repère et un retour à l'infirmerie de l'école. Déjà peu avare sur les allers-retours, Monark peut dans ces cas là s'avérer même assez pénible et refroidir les moins endurants.

Finalement assez pointu dans la construction de ses nombreux combats, aussi intense qu'une partie d'échec mortelle, Monark manque sans doute encore de matière pour véritablement convaincre, avec son récit assez classique finalement et ses modèles techniques qui pèchent à coté des derniers cartons d'Atlus.

Nathanaël Bouton-Drouard










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