DEATHSMILES I - II
Japon - 2007 / 2021
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Deathsmiles I - II  »
Genre : Shoot'em up
Musique : Manabu Namiki
Développeur : Cave
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : City Connection
Date de sortie : 31 décembre 2021
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Deathsmiles I - II  »
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LE PITCH
Au quatre coins du monde, des jeunes filles disparaissent dans des circonstances glaçantes et mystérieuses. Mais elles se retrouvent dans le monde de Gilverado pour y mener une vie paisible auprès de M. Dior. Jusqu'au jour où les démons viennent semer le chaos.
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Fêtes macabres

Si le studio Cave, spécialisé dans le jeu de tir extrême, ne fait plus vraiment l'actualité, son catalogue continue de vivre grâce à une nouvelle série de portages. Parmi ceux-là, on trouve les deux épisodes de la série Deathsmiles chez l'éditeur City Connection.

Apparue dans les salles d'arcade japonaises, la série Deathsmiles a une place un peu à part parmi les productions de Cave. Car le premier épisode est le second jeu à défilement horizontal, après Progear, sorti en 2001 et produit pour le compte de Capcom, et surtout parmi toute une série de Shoot Them Up verticaux aussi culte que Ketsui, ESP Ra De, Mushihime-Sama et la saga Dodonpachi. Mais c'est loin d'en faire une production de seconde zone pour autant. On retrouve en effet tout ce qui fait le sel des jeux de la société : une difficulté intimidante à première vue, mais finalement progressive et stimulante ainsi qu'un système de score aussi riche que subtile. D'un épisode à l'autre, ce système est fondé sur différents éléments, mais dans tous les cas, cela commence par le choix de son personnage. Non seulement, chaque héroïne dispose d'un tir qui lui est propre, avec un niveau de puissance spécifique et une aptitude variable à verrouiller les cibles. Mais il faut également prendre en compte les particularités du familier qui l'accompagne. Il ne reste plus ensuite qu'à jongler entre les habituels modes Shot (en tapotant la touche de tir) et Laser (en maintenant le bouton) pour maximiser le nombre d'items bonus et faire monter le multiplicateur à des niveaux astronomiques.

 

mourir avec le sourire


Si l'on retrouve des mécaniques comparables dans les autres jeux du studio, les deux épisodes de Deathsmiles se distinguent tout de même à plus d'un titre. Il font notamment partie des rares jeux du genre où il est possible de tirer derrière soi par défaut. En effet, les deux boutons dédiés permettent d'attaquer chacun dans une direction opposée pour éliminer les cibles qui approchent de chaque côté de l'écran. Les designers en ont donc profité pour s'en donner à cœur joie et envoyer des ennemis de toutes parts, ce qui ne manque pas d'occasionner quelques montées d'adrénaline et autres sueurs froides. Mais, avec un peu de pratique, les masques de collision minuscule permettent de se sortir de situations en apparence inextricables. Ces slalomes entre les balles au cœur d'un feu d'artifice incessant occasionnent alors des sensations jouissives, surtout lorsque l'on apprend à maîtriser le mode Power Up pour faire disparaître les tirs ennemis (le fameux système de Bullet Cancel) et faire pleuvoir les couronnes dorées.

 

boulettes en novembre, Halloween en décembre


Mais c'est aussi son atmosphère qui fait de Deathsmiles une série unique, puisque l'univers SF cède ici la place à un monde Loli-Goth. Ici, de jeunes héroïnes remplacent les vaisseaux spatiaux (une tendance que l'on retrouvera toutefois par la suite dans d'autres titres signés Cave), tandis que les niveaux puisent leur inspiration dans une thématique horreur, entre le cimetière lugubre et le marais hanté, sans oublier des boss à l'allure toujours plus angoissante. Le sommet est atteint avec le second épisode, qui se déroule pourtant durant Noël. C'est sans doute l'utilisation de la 3D, d'un goût parfois douteux, qui renforce son aspect dérangeant. Mais si la 2D de son prédécesseur a plus de charme, cette suite, conçu dès le départ pour la haute définition, a le mérite d'être affichée en 16/9e et donc en plein écran pour un plus grand confort visuel. Enfin, la musique est elle aussi dans le thème et ne manque pas de donner encore plus d'énergie à l'action, quand les compositions Pop incorporant quelques notes d'orgue succèdent à quelques thèmes plus lourds, sombres et oppressants. C'est donc avec un plaisir véritable que l'on accueille ce diptyque sur les supports du moment, d'autant que le second épisode n'avait jamais été localisé en Europe. Les connaisseurs peuvent ainsi savourer ces portages réalisés avec soin, l'input lag étant imperceptible, tandis que les néophytes ont l'occasion de découvrir un véritable classique d'un genre décidément indémodable.

Benoit Barny










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