STEEL ASSAULT
Etats-Unis - 2021
Image plateforme « PC »Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Steel Assault »
Genre : Action
Musique : Inconnu
Développeur : Zenovia Interactive
Durée : faible
Langue : Français
Distributeur : Tribute Games
Date de sortie : 28 septembre 2021
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Steel Assault »
portoflio
LE PITCH
Taro Takahashi, un soldat de la résistance, cherche à se venger du dictateur qui a mener son pays à la ruine. Mais, cette fois, c'est personnel.
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Pour les nerfs d'acier

Steel Assault est le premier jeu de Zenovia Interactive, un petit studio installé à New York. Cela dit, en choisissant l'action 2D à l'ancienne, la modeste équipe se heurte à une concurrence féroce tant cette catégorie inspire la scène indépendante depuis un bon moment.

Les développeurs ont tout de même trouvé une idée pour sortir (un peu) du lot : le protagoniste peut faire usage d'une tyrolienne pour se mouvoir à travers les niveaux. Vu de loin, l'originalité ne semble pas évidente et l'on peut ressentir l'impression de faire face à un énième « jeu de grappin ». Seulement, l'accessoire de Taro dispose de quelques subtilités bien à lui. Il est ainsi possible de tirer une corde dans deux directions simultanément, de manière horizontale, verticale ou en diagonale, afin de se hisser vers un point surélevé ou de carrément établir un pont au dessus du vide entre deux corniches. Pour le combat, c'est une sorte de fouet qui prend le relais, celui-ci pouvant également être lancé dans les huit directions, voire les poings du héros lors d'une attaque très rapprochée ; c'est d'ailleurs l'occasion de récupérer un bonus qui remplit la jauge spéciale lorsque un équipement secondaire comme le bouclier ou l'attribut électrique du fouet est ramassé en cours de route. En sommes, Steel Assault encourage la prise de risque maximale.

 

"accroche-toi au pinceau, je retire l'échelle"


Tout a donc été pensé pour rendre l'action le plus dynamique possible et cela passe également par les ennemis qui attaquent de toutes parts, en particuliers les boss qui se font de plus en plus imposants au cours de la progression. Avec en outre, la musique rock à la sonorité 16 bits, tout comme les graphismes façon GBA finement détaillés et l'animation fluide du fouet, Steel Assault a tout pour procurer de bonnes sensations. Seulement, en cherchant à proposer un défi relevé, les développeurs ne sont pas parvenus à éviter quelques écueils. La tyrolienne, qui s'accroche à la plupart des surfaces, ne fonctionnent pas absolument partout, ce qui n'est pas toujours très clair dans le feu de l'action. Il arrive donc, souvent lors des premières parties, que l'on tombe dans un piège que l'on croyait pouvoir éviter ; l'opposé est également possible, puisqu'il faut parfois s'accrocher à des points difficiles à discerner alors que c'est la seule échappatoire possible. Peut-être pour compenser, il se trouve que les niveaux sont extrêmement courts : il suffit donc d'insister un peu pour finalement voir le bout de l'aventure. Néanmoins, après une série de Game Over pénibles, la meilleure solution semble parfois être de fermer les yeux et de bourrer jusqu'à ce que ça passe (c'est pratiquement la méthode employée ici). Il résulte de cela un sentiment de satisfaction finalement assez relatif. Il est donc inutile de s'attendre à quelque chose d'aussi carré qu'un bon vieux Contra ou Castlevania, ce qui n'est pas étonnant pour un premier jeu. Mais si les nostalgiques devraient certainement tomber sous le charme de ses graphismes, les joueurs occasionnels risquent d'être agacés par des échecs parfois incompréhensibles. Les joueurs plus acharnés devraient en revanche avoir du mal à avaler le générique de fin qui apparaît déjà après une heure de jeu à peine...

Benoit Barny






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