SUPER MARIO KART
Japon - 1993
Image plateforme « Wii »
Image de « Super Mario Kart  »
Genre : Course
Musique : Koji Kondo
Développeur : Nintendo
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 2 avril 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Super Mario Kart  »
portoflio
LE PITCH
Aujourd’hui, pas de princesse à sauver, ni de palais à fouiller de fond en comble : Mario prend le volant pour faire la course avec tous ses amis (et ennemis). Fais gaffe à ton pare-choc, Peach !
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Départ Turbo

Plus technique, plus fun, plus marquant : 17 ans après sa sortie française, Super Mario Kart est considéré comme le meilleur volet par beaucoup de joueurs. Est-ce vraiment un fait avéré ou juste l'influence insidieuse qu'opère la nostalgie dans nos souvenirs ? 

 

Le secret de Mario pour garder une aura et une popularité aussi impressionnante, c'est de toujours apparaître dans des titres aboutis, que ce soit en termes de gameplay ou de réalisation. Certes, des contre-exemples existent sans doute, mais SMK n'est certainement pas de ceux-là. Le titre, reconnu aujourd'hui comme l'un des symboles du savoir-faire Nintendo, avait tous les arguments pour devenir un succès immédiat lors de sa sortie sur Super NES. On peut même avouer en toute sincérité qu'il reste un jeu largement présentable de nos jours, la réalisation d'époque opérant un charme irrésistible sur les retro-gamers (et ils sont nombreux !), tandis que la maniabilité demeure efficace. D'ailleurs, SMK est souvent présenté comme le volet le plus technique : si cette remarque est sujette à caution dans l'absolu, il faut reconnaître que c'est sûrement le plus exigeant (nuance !). Cette mouture 16 bits n'a pas autant de raccourcis sournoisement cachés que ses suites et le dérapage n'offre pas autant de possibilités, mais, cependant, le pilotage requiert un doigté bien plus précis que dans les versions plus récentes : alors que la conduite est devenu plus souple au fil des nouvelles sorties, l'original demande plus de rigueur dans la contrôle de son bolide si l'on veut optimiser ses trajectoires.

 

Peaux de banane et carapaces


C'est également au niveau du contenu que l'évolution marque le temps écoulé. Si les objets bonus dessinaient déjà le classement final de chaque course, les fans de la première heure gardent un souvenir ému et agréable de cette époque sans carapace bleue, une arme devenue de plus en plus puissante depuis son apparition dans Mario Kart 64. En revanche, d'autres éléments présents à l'origine sont passés à la trappe, comme la plume (qui permet de sauter, notamment au dessus d'un précipice afin de prendre certains raccourcis) ou les pièces parsemées sur le circuit, celles-ci offrant une vitesse accrue au fur et à mesure que vous les accumulez : elles ont sans doute été retirées dans l'optique de simplifier le gameplay et réduire l'écart entre les pilotes chevronnés et les joueurs moins doués. Enfin, les Grands Prix ont une ici saveur un peu particulière, car les personnages dirigés par l'IA n'utilisent pas les mêmes bonus que les joueurs, mais disposent chacun de leur propre attaque qu'ils peuvent, visiblement, lancer quand bon leur semble : entendre un Mario ou un Luigi invincible arriver dans son dos ou voir atterrir juste devant soi un champignon rétrécissant envoyé par Peach fait immédiatement monter la jauge d'angoisse, surtout dans la dernière ligne droite... Cela dit, même si l'IA est désormais logée à la même enseigne, cela ne l'empêche pas de nous jouer de mauvais tours ! Pour finir, s'il est un point où SMK est en retrait face à ses suites, c'est au niveau du jeu à plusieurs, puisque ce dernier ne permet que de s'affronter jusqu'à deux joueurs humains, alors que les volets suivants offrent du jeu à quatre, voire à douze dans Mario Kart Wii, grâce à son mode de jeu en ligne, certes peu pratique, mais extrêmement  solide et terriblement efficace. Voici là le seul point négatif de ce véritable jeu culte.

Benoit Barny






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Si l'on place SMK dans le contexte de sa sortie sur SNES, c'est une claque : le fameux Mode 7 de la machine faisait des miracles en offrant une profondeur à l'image que les autres constructeurs enviaient à Nintendo, le tout en garantissant une fluidité constante à l'animation. Le tour de force n'est plus une évidence de nos jours, mais le charme intemporel de la 2D est souligné par cet univers connu de tous dans lequel nous avons plongé trop de temps pour rester indifférent. En somme, les fans de l'époque ne seront certainement pas déçus.

 
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