BIOSHOCK 2
BioShock 2 : Sea of Dreams - Etats-Unis - 2010
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « BioShock 2 »
Genre : FPS
Musique : Garry Schyman
Développeur : 2K Marin
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : 2K Games
Date de sortie : 9 février 2010
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « BioShock 2 »
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site officiel
LE PITCH
10 ans après, dans les ruines de Rapture, le premier Big Daddy se réveille. Si la ville s’écoule, quelqu’un recommence à enlevée des petites filles à la surface pour les transformer en Petite Sœurs. A la recherche de celle qu’il considère comme sa propre fille, il doit faire le ménage…
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Terreurs des profondeurs

Pressurisé sous le poids de l'eau, poursuivi par une armée de fadas sanguinaires, la première rencontre avec Rapture s'était faite dans la douleur... Mais que c'était bon ! Inutile de préciser qu'un nouveau voyage ne pouvait se refuser.

 

On a beau adorer une expérience, la perspective d'un retour en grande pompe de paraît pas toujours une bonne éventualité - et en l'occurrence une suite de Bioshock ne s'imposait pas. Pourtant on imagine bien que 2K se devait de capitaliser sur un tel succès commercial et critique. Curieusement, exit le studio Irrationnal Games pourtant à l'origine du bébé, au profit de 2K Marin qui s'était pour l'instant contenté de l'adaptation tardive pour PS3 du premier opus. On pouvait dès lors craindre une séquelle poussive et uniquement pécuniaire. Heureusement le jeune studio a clairement médité l'approche d'un retour à Rapture. Dix ans plus tard, on ne peut pas dire que les choses se soient arrangées. La ville est plus que jamais plongée dans le chaos et les chrosomes ne cessent de muter et de sombrer dans la folie. Un chaos bien organisé qui met le joueur sous tension, écrasé par des décors art-déco toujours aussi inquiétants, engoncé dans son costume lourd de Big Daddy. Forcément les lieux étant déjà en partie connus, Sea of Dreams met largement plus en avant l'action et les confrontations avec la population locale : entre des armées de chrosomes qui démontent votre armure en deux coups de barre à mine et les Grandes Sœurs d'une agilité démesurée, le niveau de difficulté a été revu à la hausse. Mais on n'est pas désarmé pour autant puisqu'il est désormais possible d'user autant de ses armes (canon à piston, machine gun...) que de ses plasmides en même temps, chacun ayant sa propre gâchette (plus question de passer laborieusement de l'un à l'autre).

 

Kissing a fool


Cette amélioration notable accélère le rythme de l'action, tout comme un nouveau système de piratage des tourelles de sécurité (dont un petit pistolet qui permet d'effectuer l'opération à distance), et un menu des différents pouvoirs bien mieux agencé. Des petites plus qui font de Bioshock 2 un titre bien plus musclé que son prédécesseur quitte à laisser parfois en plan une mise en place angoissante. Des éclairages moins expressionnistes, des coursives trop habitées, des personnages moins charismatiques... La société parfaite n'existe décidément pas. Mais rivé au pad comme à un ultime caisson de survie, le joueur aura bien du mal à résister aux charmes de ces petites sœurs qu'il est toujours possible de sauver ou de trahir pour voler des doses supplémentaires d'Adam... Car dans la peau du premier Big Daddy revenu d'entre les morts, les approcher n'a jamais été aussi simple. Emotionnellement plus touchante,  la quête principale consiste ici à retrouver celle que l'on considère véritablement comme notre fille, quitte à massacrer tout ce qui se mettra au milieu du chemin. Une toile de fond qui permet au passage de découvrir de nouveaux secrets sur l'apogée et la chute de Rapture et en l'occurrence sur la personnalité envahissante de son créateur Andrew Ryan. Loin d'être gratuit donc, ce retour sous les mers. D'autant que cette fois-ci l'aventure solo s'accompagne d'un multi des plus réussis. Les modes sont relativement connus (capture de zone, massacre en équipe ou en chacun pour soi), la capture du drapeau devenant de façon jouissive la « capture de la petite sœur », mais le plus attrayant est de retrouver à plusieurs la terrible folie du soft. Il faut dire que les événements décrits dans le multi se situent chronologiquement bien avant les évènements du premier Bioshock, lors du fameux soir de la Saint Silvestre où la cité est entrée en pleine guerre civile pour de pauvres questions de pouvoir et de récolte d'Adam. Rapture n'a manifestement pas fini de nous livrer tous ses secrets et on réserve dès aujourd'hui le ticket pour la prochaine navette.

Simon Gruber










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Il y a trois ans, Bioshock affichait une patine plutôt agréable et une utilisation solide de l'Unreal Engine, même si pour le coup c'était surtout la direction artistique qui transformait le tout en véritable expérience atmosphérique. Aujourd'hui le moteur utilisé semble être identique, et a donc pris un petit coup de vieux dans les incisives. Surtout que la construction des décors et la mise en place des éclairages sont clairement moins inspirés. Rien de honteux cependant, le tout fonctionne parfaitement bien, mais on ne peut que regretter que le succès du premier essai n'ait pas motivé 2K pour investir dans un emballage plus costaud.

 
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