PERSONA Q2 : NEW CINEMA LABYRINTH
Japon - 2019
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Persona Q2 : New Cinema Labyrinth »
Genre : RPG
Développeur : Atlus
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : Atlus
Date de sortie : 4 juin 2019
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Persona Q2 : New Cinema Labyrinth »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Les Voleurs Fantômes se lancent dans une toute nouvelle aventure, après avoir été pris au piège dans une série de films comparables à des labyrinthes et offrant chacun des rebondissements spécifiques. En chemin, vous rencontrerez d'autres héros qui possèderont la volonté et la force nécessaires pour vous aider dans votre quête. Mais qui est cette mystérieuse Hikari ? Et comment notre équipe parviendra-t-elle à échapper à ces labyrinthes cinématographiques qui transcendent l'es...
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Une toile entre potes

Sorti en 2014, le premier Persona Q, version dungeon crawler de la saga phare d'Atlus, avait réussi à dépasser le fan service attendu pour offrir une aventure RPG relativement corsée et prenante. Profitant du succès considérable, et mérité, du récent Persona 5, le studio rempile pour un second épisode qui au passage semble sonner le glas de l'honorable 3DS.

Emotion double donc pour un joueur qui n'avait pas ressorti sa machine exclusivement portable depuis un moment et qui va pouvoir retrouver à la fois ses héros préférés de Persona en version poche, mais aussi les sensations tout aussi rare d'un Etrian Odyssey. Une autre licence incontournable d'Atlus et des dungeon crawler des plus exigeants auxquels ce spin-of chibi des Persona emprunte toute la structure et une grande part du gameplay. Il faut ici aussi noter scrupuleusement son avancées sur la map à étages de l'écran tactile, chercher les différentes passages secrets et trésors dissimulés, éviter les FOE et leurs mouvements conditionnés et revenir régulièrement au hub (ici une salle de cinéma) pour souffler un peu et se refaire une santé. Pas forcément l'approche RPG la plus grand public, mais certainement pas la moins gratifiante puisque cette apparente rigueur dans l'exploration mariée à une difficulté rapidement assez cruelle, offre un chalenge maitrisé et addictif. La présence de figures bien connues des fans de Persona n'y est certainement pas pour rien dans le charme qui se dégage de la cartouche surtout que ce sont bel et bien la troupe de Phantom Thieves échappée de Persona 5 qui est au centre du soft. Ces derniers conditionnent aussi bien l'esthétique, contemporaine et un poil pulp, que l'environnement sonore avec ses compositions jazzy et électro, que les méandres d'un scénario certes très bavard et au départ un poil laborieux, mais étonnamment prenant dans la dernière accélération.

 

carte UGC


Que les plus nostalgiques se rassurent, l'équipe de cinq combattants envoyée en mission pourra rapidement être constituée de personnages du dernier épisode, mais aussi des précédents Persona 3 et 4, question de s'imposer comme un crossover indispensable pour les fans... Même si comme pour le précédent Persona Q, le programme n'a rien de véritablement indispensable ou de révélateur sur l'univers même de la série. L'essentiel se joue entre les petites scènes de comédies parfois un peu longuettes, les superbes cut-scenes animées, des univers variés citant quelques classiques populaires du 7ème art et surtout un gameplay savamment rodé. En picorant dans le classique avec des combats au tour par tour et un léger placement stratégique des membres de la team, on y ajoute les fameuses faiblesses dont l'exploitation donne accès à des attaques collectives et spectaculaires, et bien entendu on baigne le tout dans l'invocation de personae. Ces dernières sont tout naturellement les figures indissociables de la série, mais se voient une fois encore multipliées par la possibilité d'en changer à loisir, de placer des personae secondaires, de les fusionner pour augmenter leurs capacités et leurs pouvoirs... Rien qui ne pourra surprendre finalement les possesseurs du premier Persona Q, dont New Cinema Labyrinth semble le plus souvent être surtout un décalque bien sage. Le premier était une excellente surprise, celle-ci a un peu déserté le Q2, mais il reste un très bon et solide Dungeon-RPG... Avec en prime une bonne vingtaine de personnages charismatiques et attachants.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Une fois encore, Persona Q2 : New Cinema Labyrinth reprend dans les grandes largeur le matériau exploité dans le premier épisode. A peu de chose près le moteur du jeu est donc bel et bien le même, mais ce dernier réussissait à tirer le meilleur de la petite console. Le cheminement sur la carte est tout à fait clair et accessible, tandis que les modélisations et rares animations 3D sur l'écran supérieur ne sont trahies que par quelques petits contours un peu trop anguleux. Pour un soft 3DS c'est plus que correct, voir plutôt réjouissant même souvent, grâce à une direction artistique qui enjolive le tout et des passages animés limites luxueux.

 
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