ASSASSIN’S CREED II
Canada - 2009
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « Assassin’s Creed II  »
Genre : Aventure
Musique : Jesper Kyd
Développeur : Ubisoft Montréal
Durée : élevée
Langue : Français, anglais, italien…
Distributeur : Ubisoft
Date de sortie : 19 novembre 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Assassin’s Creed II  »
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site officiel
LE PITCH
A peine échappé du labo où il était enfermé, Desmond doit replonger dans l’Animus pour retracer le destin d’un autre de ses ancêtres assassins : Ezio. Un jeune italien ivre de vengeance depuis le massacre d’une partie de sa famille…
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Sur le toit du monde

Doit-on réellement faire le choix entre monstre technique, poésie et profondeur scénaristique ? Assassin's Creed II tendrait vers la négative. Après un premier essai plus qu'encourageant, Ubisoft enfonce définitivement le clou avec une œuvre indéniablement aboutie.

Violemment attaqué par une presse refroidie par les nombreux bugs de la version PS3 et la redondance malheureuse des missions, Assassin's'Creed aurait pu ne jamais s'en relever. Pourtant les joueurs ont su y reconnaître les atours d'un futur classique et l'on accueilli comme il se doit. Loin d'être opportuniste, le second épisode était alors déjà (plus que) envisagé, clairement indiqué au détour d'une phrase ou d'étranges inscriptions sur les murs lors du fameux épilogue. Mais conscient des petites défaillances de ce premier épisode, le studio de Montréal (les Prince of Persia) a su revoir sa copie. Ventre creux du soft, les différentes missions (assassinats, vols, courses, livraisons) paraissent bien plus variées et surtout mieux intégrées au récit proprement dit. Ce qui tombe bien puisque ce dernier se montre une nouvelle fois riche en rebondissements, suivant la quête vengeresse d'Enzo tout en développant considérablement la mythologie opposant caste d'assassin et Templiers. Les séquences modernes (avec le falot Desmond) restent en retrait, apparaissant par bribes comme un commentaire nécessaire, une respiration. Entre le récit populaire classique et l'anticipation apocalyptique, Assassin's Creed II fascine. L'implication du joueur est d'autant plus forte qu'Enzo et les différents personnages qu'il croise sont brillamment développés, même quand il s'agit seulement de cligner de l'œil à un Leonard de Vinci Jeunôt.

Cosmopolite
Voilà un cadre historique et dramatique parfaitement campé, qui retrouve la même justesse dans la reconstruction des quelques cités italiennes (Florence, Venise...) lesquelles, par une foultitude de détails, semblent reprendre vie devant nos yeux. Les vendeurs hurlent à la foule leurs tarifs incroyables, les passants se perdent dans leurs conversations, les gardes houspillent le chaland et les ménestrels cassent les b... Plus question d'ailleurs de se dissimuler parmi des groupes stéréotypés. Plus doué que son ancêtre Altaïr, Enzo, lui, réussit à passer inaperçu en tapant l'incruste dans n'importe quel regroupement immobile ou en mouvement. L'occasion d'ailleurs de fouiller quelques poches histoire d'augmenter le butin servant à restaurer le domaine familial. Pour le reste, le bel italien renoue avec l'aisance de son aîné, capable de grimper à flanc de n'importe quelle construction, d'éliminer un garde sans un bruit ou de faire des prouesses lors d'un duel d'escrime avec adversaires en surnombre. Crédible jusqu'au bout de ses lames, Enzo devra mettre à mal ses capacités extraordinaires pour venir à bout des nombreux mystères que cache ce chapitre, ou plus simplement à prendre un pied inimaginable en faisant du tourisme sur le toit des plus belles villes du monde.
Nathanaël Bouton-Drouard








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Ubi voit les choses en grand. Une fois l'intégralité d'une ville débloquée, celle-ci se parcourt en toute liberté, sans aucun temps de chargement. Ceci n'entraîne d'ailleurs aucun réel affaiblissement visuel : les personnages principaux ou secondaires profitent d'excellentes animations, les textures sont fines et finies, et la profondeur de champ impressionnante. Attention aux victimes de vertige qui, en haut d'un bâtiment risquent de se sentir mal. Seul souci dû a cette débauche graphique, des plaines extérieures un peu vides et quelques effets de clipping dans les arrières-plans. Mais cela reste sans aucun doute la simulation historique la plus aboutie qu'il nous a été donné de voir.

 
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