AGONY
Pologne - 2018
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Agony »
Genre : Aventure
Musique : Inconnu
Développeur : Madmind Studio
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : PlayWay
Date de sortie : 29 mai 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Agony »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Vous vous réveillez avec très peu de souvenirs dans la peau d’une âme tourmentée et dans un monde cauchemardesque, dirigé par la mystérieuse Déesse Rouge...
Partagez sur :
purgatoire

Entre les grosses quéquéttes de Conan Exiles et les succubes constamment à poil d'Agony, il y a comme un petit vent de liberté dans le milieu frileux des jeux vidéo. Et Agony pousse le vice à plonger le joueur dans une description point à par point des cercles infernaux, litres de sang et tripes qui débordent à l'appui.

Et c'est ce sur quoi toute la communication d'Agony repose depuis son apparition comme opé Kickstarter. Première production du studio polonais Madmind Studios, elle excitait dès ses premières images les amoureux des expériences limites ou ceux qui aiment voir l'art du jeu vidéo se diriger vers des mondes le plus souvent hors de sa portée. Des démons (essentiellement démones) dans le plus simple appareil, des panoramas gerbant construits autour d'amas de corps écharpés, de muscles à vif et d'os jaunis, des esprits vociférant leur haine, des visions purement cauchemardesques... Tout cela se retrouve tel qu'annoncé directement dans Agony et ce malgré l'abandon sur PC comme sur console d'un patch permettant de découvrir la mouture « director's cut », plus cauchemardesque encore. Une aventure effectivement particulièrement éprouvante pour les âmes sensibles, qui finiront sans doute traumatisés par les viols brutaux ou une femme écartelé dont les entrailles laissent pendre un fœtus. Un petit quelque chose en somme du cinéma tout en délicatesse et en subtilité de l'allemand Andreas Schnaas, jusqu'à une bonne dose d'amateurisme d'ailleurs, les effets spéciaux chips et les acteurs à la ramasse étant directement remplacés par des modélisations datées et des environnements sonores pauvrets. Car malgré d'admirables ambitions et intentions, si l'on se concentre sur la reconstitution fertile d'un enfer bien chrétien, Agony reste cependant une expérience assez pauvre une fois passée le rideau de flammes.

 

finish him !


Esseulé et souvent livré à lui-même Amraphel doit retrouver son chemin dans un décor forcément fluctuant, parsemé d'embuches et, comme c'est étrange, de petites énigmes assez sommaires. Pas d'arme à disposition, si ce n'est une pauvre torche qui enflamme quelques éléments en surbrillance, pour des rencontres immédiatement fatales. Sauf qu'en cas d'élimination, son âme libérée peut tenter de prendre possession d'un corps à portée sous peine de revenir à l'un des rares portails perdus au fond d'un couloir. Une idée plutôt intéressante, permettant justement de repasser à l'offensive, sauf que les développeurs ont doté cet esprit d'un chrono punitif et d'une incapacité à traversée les murs, remplacé par une force facultée à se coincer lamentablement dans le plafond. Des limites dans ce genre là, Agony en est malheureusement bourré, comme son gameplay particulièrement lourd entrainant chutes impromptus, et autres errances entre deux murs, accentuées par une photographie particulièrement sombre, sans doute pour cacher la misère de textures chipées à petit jeu PS3. Construite comme une succession de labyrinthes tortueux, cette quête existentielle ne se dévoile qu'au goûte à goûte, par le biais de rares dialogues ou de journaux intimes abandonnés au sol, empêchant une véritable implication du joueur qui doit ainsi subir une authentique torture visuelle et ludique, sans vraiment savoir pourquoi. Le plus douloureux restant inévitablement les plantages complets du jeu qui oblige à relancer la partie.... Pour réaliser que la première porte d'Agony reste désormais définitivement fermée. Pas grave, on repassera plus tard.

Nathanaël Bouton-Drouard










Partagez sur :
 

Si dans sa direction artistique Agony s'avère une proposition franchement courageuse, allant jusqu'au bout de sa démarche, il n'a malheureusement pas les épaules assez solide pour peaufiner les détails. Les tableaux sont dégueux au possible, volontairement, mais plus on se rapproche des éléments plus ceux-ci laissent apparaitrent une laideur là totalement involontaire. On passera sur des modélisations ou des animations pas toujours pointues, tout à fait excusables de la part d'un soft indépendant vendu en dessous des prix du marché, mais il est difficile cependant de pardonner les nombreuses failles graphiques (freeze, tearing) et bugs à foison véritablement handicapants.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021