DRAGON QUEST BUILDERS
Dragon Quest Builders: Alefgard o Fukkatsu Seyo - Japon - 2016
Image plateforme « Nintendo Switch »
Image de « Dragon Quest Builders »
Genre : RPG
Musique : Koichi Sugiyama
Développeur : Square-Enix
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Square-Enix
Date de sortie : 9 février 2018
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Dragon Quest Builders »
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site officiel
LE PITCH
Il y a bien longtemps, le monde d’Alefgard fut plongé dans les ténèbres par l’infâme Lordragon, souverain de tous les monstres. Dérobée du pouvoir de construire, l’humanité est contrainte de rôder dans les ruines de ses propres terres. Mais un Bâtisseur de légende va faire son apparition, choisi par la Déesse elle-même, un héros déterminé à redonner le pouvoir de création aux habitants d’Alefgard.
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Poutre apparente

Déjà disponible depuis plus d'un an chez la concurrence identifiée Sony (PS4 et Vita donc), Dragon Quest Builders s'installe enfin sur la Nintendo Switch, certes un tout petit peu moins puissante, mais qui du même coup offre la possibilité de poursuivre ses œuvres de maçon dans le salon ou sur l'écran portable. Liiiiibre !

Un portage forcément très attendu pour les amateurs de RPG et de la licence Dragon Quest puisque dès le lancement de la Switch Nintendo et Square Enix avaient glorieusement démontré leur nouvelle entente et la profusion d'épisodes à venir. Premier du lot avant les épisodes X et XI, Dragon Quest Builders doit forcément revoir son peaufinage graphique légèrement à la baisse et laisser parfois passer quelques ralentis... De menus défauts, discrets, que l'éditeur s'efforce de compenser par deux petits suppléments sympathiques. En premier l'apparition d'un Smilodon (monture tigre très connu dans la saga) permettant de se déplacer plus rapidement et facilement dans le mode libre. Un lieu de construction étendu et sans limite où il sera même désormais possible, en ayant les bonnes ressources, de faire vibrer la nostalgie en faisant apparaitre une cartouche Famicom du tout premier Dragon Quest ainsi qu'une tripotée de personnages pixélisés. Jolie attention qui rappelle que Dragon Quest Builders n'est pas qu'un simple spin-of mais bien une suite directe de l'épisode séminal de 1986, celui qui a révolutionné l'histoire du RPG, et dont il s'amuse à imaginer une issue funeste. Dans un royaume d'Alefgard ravagé, le jeune héros (légèrement personnalisable) est le seul à avoir conservé son habilité à construire, à imaginer, et va donc élever de nouveaux villages au cœur des ténèbres attirant peu à peu à lui d'autres survivants.

 

une quête à bloc


Un monde de Fantasy légèrement naïf, où les designs d'Akira Toryama n'ont jamais eu autant de rondeurs, mais qui bien entendu ne peut jamais cacher ses emprunts fonctionnels au carton phénoménal Minecraft. A quelques variations prés les mécaniques sont les mêmes : récolter des tonnes de ressources diverses et variées pour construire à peu près tout et n'importe quoi. Sauf que bien entendu, ici tout est emballé dans les draps soyeux et scénarisés d'un authentiques RPG. L'infini n'est plus forcément de mise, mais le concept y gagne en structure, en mise en place logique et surtout en facilité d'accès. Et les auteurs de Square Enix ont travaillé leur copie réussissant à installer une trame volontairement simpliste sur l'habituel affrontement du bien contre le mal, mais cimenté autour d'épisodes graduels entrainant pas à pas le joueur vers un horizon de plus en plus étendu. Découpé en quatre chapitre distincts avec à chaque fois une cité à faire sortir de terre, Dragon Quest Builders est plus qu'entrainant, emportant le héros de découvertes en discussions avec ses administrés, de tentatives d'invasions des monstres alentours en quêtes principales et annexes, tout amenant à chaque fois l'émergence d'un nouveau type de bâtiment ou de matériaux, la mise en lumière d'une possibilité encore inavouée. Simple chambre pour se reposer, auberge, boutique, cuisine amélioré, les lieux grandissent, s'étoffent et deviennent plus résistants les heures avançant, tandis que chaque construction, chaque niveau supplémentaire obtenu pour la ville, entraine une hausse des stats du gentil héros et de ses camarades aptes à défendre les murs ou a crafter quelques items et subsistances. Un système organique et habilement imbriqué qui réussit facilement à faire oublier la répétitivité inhérente à ce type d'aventure et les limites des phases de combat. Seul vrai défaut du jeu, les affrontements type Action-RPG reste tout de même aussi simplistes que laborieux, face à des ennemis, simples ou boss, à l'IA qui fonce dans le mur.

Riche, généreux, jovial et astucieusement pensé, Dragon Quest Builders met à la portée de chacun les prouesses gargantuesques de Minecraft, mais avec un univers bien plus charmant forcément, constamment transporté par les thèmes inoubliables de Koichi Sugiyama. Et ça fait une sacrée différence.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Exit l'affichage 1080p de la PS4 forcément, Square Enix a dû faire quelques compromis, optant pour un 720p et un 60fps plus fonctionnel mais tout à fait adéquate. Quelques rappels que la Switch est moins puissante que sa concurrente, mais vu le principe du jeu et son univers ouvertement enfantin et rondouillard, l'opération passe comme une lettre à la poste. Le charme évident de la direction artistique combinant nostalgie rétro et véritable soin dans les modélisations et l'amplitude des informations présentes à l'écran, fonctionne toujours très bien, accompagné de superbes musiques, de petits bruitages à l'ancienne et d'une traduction française intégrale parfaite. La caméra peut parfois encore se perdre dans quelques lieux trop confinés, mais il faut avouer que Dragon Quest Builders a été solidement fignolé.

 
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