WOLFENSTEIN II: THE NEW COLOSSUS
Etats-Unis - 2017
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Wolfenstein II: The New Colossus »
Genre : FPS
Musique : Mick Gordon
Développeur : MachineGames
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Bethesda Softworks
Date de sortie : 27 octobre 2017
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
États-Unis, 1961 Votre victoire suite à l’assassinat du général nazi dit "Le Boucher" n'aura été que de courte durée. Les nazis conservent leur mainmise sur le monde. Vous incarnez B.J. Blazkowicz, dit "Blazko le Barjo", dernier espoir pour libérer l'humanité de l'empire nazi. Vous seul avez les tripes, les armes, et le cran de retourner en territoire ennemi et déclencher la seconde Révolution américaine.
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"i hate those guys!"

Armé jusqu'aux dents, MachineGames revient à la chasse aux nazis pour une suite directe du sympathique Wolfenstein: The New Order. Bigger, stronger, faster comme dirait Daft Punk et surtout bien meilleur comme dirait l'autre.

Bonne vieille saga de FPS débridés et totalement bourrins, les Wolfenstein ont largement fait leur gloire sur une approche généreuse de l'action et des débordements de violence gratuite, et leur légende sur une montagne de cadavres SS. Pas forcément un monument de réalisme historique ou de conscience humaniste, et pourtant Bethesda a lancé sa campagne virale par un tweet retentissant : « Make America Nazi-Free Again ». Double sens quand tu nous tiens... et une allusion évidente aux militants du président mongoloïde accumulant les manifestations gerbantes. Plutôt couillu donc de la part d'un éditeur de jeu vidéo, milieu tout de même assez frileux sur les questions d'actualité, et qui souligne au passage le traitement plus direct et tranchant encore de ce The New Colossus se déroulant non plus dans la vieille Europe, mais bien sur des terres US conquises par la croix gammée. Un décorum de dystopie bien sombre, que les développeurs n'hésitent plus à creuser avec plus ou moins de bonheur. Moins forcément lorsqu'ils titillent une émotion sentimentale voir romantique au contact de notre « sauveur » Blazko, bien plus lorsqu'ils décrivent un racisme ancré dans l'histoire du pays via un pater au discours infâme, ou une rencontre avec des membres du KKK aussi collabos que bouffons. Wolfenstein reste bien entendu avant tout un énorme FPS aux grosses baloches, mais se montre plus fier que jamais de ces nazis et fascistes massacrés à la chaine.Et ça fait du bien !

 

de bruit et de führer


Jamais traité avec sérieux dans son script et ses dialogues, hommage total au cinéma bis, à la naziploitation et autres direct-to-video débiles, Wolfenstein II: The New Colossus n'est cependant pas qu'une pantalonnade et montre d'ailleurs une nette amélioration de son expérience par rapport au premier opus. La marque d'un certains savoir faire hérité sans doute de l'expérience accumulée sur les excellents The Chronicles of Riddick et The Darkness, qui repousse ainsi les petites limites de l'opus précédent au profit d'un soft bien plus long, nerveux et maitrisé. Le level design se montre ainsi largement plus inspiré et distille savamment des environnements assez variés, offrant l'opportunité d'une approche discrète (mais pourquoi ?) ou pétaradante (oh oui !), qui dans tous les cas use au mieux d'un arsenal rutilant où viennent s'inviter quelques rayons lasers et autres capacités accessoires variant sensiblement l'approche des niveaux. Une succession de niveaux (le sous-marin sert de hub) dont l'enjeu est un nettoyage en règle de la zone pour rétablir la démocratie dans un bain de sang, habillé des taglines viriles de l'increvable "Blazko le Barjo". Voilà un soft qui ne veut jamais se faire plus malin que les autres et s'économise sur les boss imposant ou les grandes séquences spectaculaires, préférant s'accrocher au bitume et aux étripages directs. C'est sans doute aussi cela qui le rend si sympathique : ne voulant jamais renouveler le genre, ce Wolfenstein soigne cependant avec minutie son gameplay (fluide et dynamique), son level-design, ses ambiances et son identité. Et même si l'on remarque que l'IA n'est pas des plus fraiches, oscillant entre le sadique vicieux et le lobotomisé, la logique est maintenu : un bon nazi est un nazi mort.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Encore une fois boosté par les compositions musclées de Mick Gordon, Wolfenstein II impacte d'une direction artistique plus affirmée que pour The New Order, retrouvant avec un plaisir manifeste une Amérique habitée par les troupes boches, étalée avec force grâce à une profondeur conséquence et des modélisations autant réalistes que comicbook. Le jeu a une belle gueule, bien carrée et rasée de prêt, qui peut se vanter d'effets de lumières parfois spectaculaires, en particulier sur les dernières Rolls PC et bientôt en ultra HD 4K sur la Xbox One X. Pas si fréquent ces derniers temps, le jeu n'affiche d'ailleurs quasiment aucun bugs et semble avoir été testé et achevé avant sa sortie ! Comme quoi c'est possible...
Comble du, petit, bonheur, le doublage français (aaaaah la générale hystérique et sa fillotte boulotte) est parfaitement caricatural... dans le ton donc.

 
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