CULDCEPT REVOLT
Japon - 2016
Image plateforme « Nintendo 3DS »Image plateforme « New 3DS »
Image de « Culdcept Revolt »
Genre : Réflexion
Développeur : Omiya Soft
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 6 octobre 2017
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Culdcept Revolt »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Fêtant ses 20 ans cette année, le mélange jeu de cartes/jeu de plateau de la série Culdcept est de retour. Plus vaste que jamais, le jeu propose des centaines de nouvelles cartes, des plateaux imaginatifs et d’enthousiasmantes parties en multijoueur ! Suivez Allen, nouvelle recrue de la Résistance qui combat pour se libérer du joug du comte Kraniss. Construisez votre paquet de cartes, créez des stratégies et dominez le plateau dans Culdcept Revolt !
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20 ans déjà.

Voici vingt ans qu'un étrange jeu tourne dans les milieux les plus obscurs, entouré d'une aura de mystère évidente. Faire un tour d'horizon de l'histoire de la saga peut ainsi offrir quelques sueurs froides. À l'origine fut Culdcept, étrange concept sorti exclusivement en japonais sur Saturn en 1997, puis sur PS1. Après une extension au premier volet suivra Culdcept Second, toujours seulement en japonais, sur Dreamcast ; son l'extension Culdcept Second Expansion servira de base à une première version accessible aux Occidentaux, sortie aux États-Unis en 2003 sur PS2. Existent aussi des portages sur DS (globalement basé sur Culdcept), et sur 3DS (globalement basé sur Culdcept Second), ainsi qu'une version exclusive à la X360, Culdcept Saga. Et, enfin, quelque dix ans après ce dernier volet, arrive Culdcept Revolt sur 3DS, sorti au Japon en 2016, et dans le reste du monde pour les vingt ans de la saga. Ce rapide tour d'horizon historique permet de se plonger dans la complexité de cet univers, le jeu en lui-même présentant cette même relative opacité.

 

Quand Magic rencontr le monopoly


Prenez Magic: the Gathering, le célèbre jeu de cartes à collectionner créé par Richard Garfield en 1993, et mélangez-le avec le Monopoly (qu'on ne présente plus). Secouez très fort, ajoutez des concepts plus ou moins complexes par-dessus, et vous obtenez l'essence de Culdcept. Un résultat difficile à classifier, qui a au final anticipé la création d'hybrides que l'on peut trouver dans les jeux de plateau modernes. Il est clairement impossible de détailler les mécanismes du jeu au sein d'un article tel que celui-ci, tant ceux-ci, simples en surface, évoquent un oignon dès qu'on se penche plus en détail dessus. Couche après couche, des subtilités apparaissent, des variations entre les épisodes qui toucheront les experts comme des cataclysmes et offriront un ajout de complexité aux amateurs.

Résumons néanmoins très rapidement les mécanismes, en surface : chaque joueur se compose un deck de cinquante cartes, autour de créatures élémentaires (eau-terre-air-feu) ou neutres, ainsi que de sorts et objets. L'affrontement se gère ensuite sur un des différents plateau de jeu disponible, où chaque case est liée à un élément ou à une application spécifique. Le joueur est représenté par un avatar qui avancera chaque tour d'un nombre de cases aléatoires déterminé par un jet de dé. Avant de se déplacer, il est possible de jouer un sort. Une fois qu'on s'est déplacé, deux possibilités : combattre une créature adverse pour conquérir son territoire (ou payer un droit de passage, comme lorsqu'on tombe sur une propriété adverse au Monopoly), ou jouer une créature de sa main pour prendre le contrôle d'un territoire vide.
Pour remporter la victoire finale, il faut réunir un score de « magie totale » donné avant son adversaire. Ce score est déterminé via différents critères : la valeur totale de ses territoires (qui ont plusieurs niveaux, de valeurs croissantes, avec des droits de passage qui le sont de même), quand on se fait payer un droit de passage, etc. Faisant partie de ce total, on trouve le score de magie (noté « G »), la ressource accessible au joueur pour invoquer des créatures, lancer des sorts, augmenter le niveau d'un territoire, etc.

 

une profondeur inextricable


Cela semble simple sur la principe, mais l'est bien moins en pratique. Des dizaines de pouvoirs liés aux créatures, de règles particulières selon les cartes, de cases spéciales sur les plateaux de jeu, de combinaisons de cartes possibles, pour ne citer qu'un bout de l'iceberg, attendent le joueur qui choisira de se plonger dans Culdcept Revolt. C'est un univers clairement excitant, avec quelque cinq cents cartes à partir desquelles développer ses decks, mais aussi un jeu qui demande un investissement évident. Impossible de s'y lancer réellement à la légère, de se dire qu'on en fera le tour en quelques heures pour relancer une partie de temps à autre. Car il faut petit à petit gagner les cartes disponibles, plus ou moins rares, via l'achat de paquets de cartes aléatoires (heureusement accessibles via la monnaie du jeu). Et même avec un mode histoire certes présent, c'est par la répétition d'affrontements qu'on pourra se composer un deck réellement pertinent. Avec des parties souvent longues (même en réglant les options pour accélérer au maximum, difficile de finir une partie en moins de quinze minutes, et cela peut monter à une durée en heures sur des affrontements en multi, souvent nécessaires pour réellement s'amuser, l'IA étant assez inégale), une part de hasard non négligeable (un mauvais jet de dés peut faire très mal), et une relative répétitivité des mécanismes, Culdcept Revolt laissera clairement à la porte les joueurs qui ne seront pas prêts à se lancer complètement dans son univers. Mais ceux qui accepteront de s'abandonner corps et âme au monde impitoyable de Culdcept risquent d'avoir du mal à en ressortir.

Dimitri Pawlowski














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Rien de bien transcendant ici, avec avant tout un côté fonctionnel. Quelques belles illustrations de cartes, d'autres moins réussies, une bande-son suffisamment passe-partout pour ne pas agacer durant les longs matchs. Les plateaux en 3D et leurs dés qui roulent ne vont pas révolutionner notre vision de la série ou pousser la 3DS dans ses retranchements... Culdcept Revolt n'est pas fait pour briller par ses visuels, mais ce n'est pas non plus ce qu'on lui demande.

 
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