OBSCURE : THE AFTERMATH
France / Norvège - 2007/2009
Image plateforme « PSP »
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Genre : Survival-Horror
Musique : Olivier Deriviere
Développeur : Hydravision
Durée : faible
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Playlogic
Date de sortie : 15 octobre 2009
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Changement d’établissement… et pourtant les plantes maléfique refont des siennes un soir de grosse teuf sur le campus. Ayant remarqué la particularité de cette nouvelle fleur de faire planer celui qui la boit en infusion, les jeunes en abusent. En plein milieu de la soirée, c’est le drame, la plupart se transforment en créatures monstrueuses et massacre les autres. Seul six élèves vont devoir faire face à ce cauchemar.
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Désherbant

Les connaisseurs le savent, l'un des thèmes préférés du cinéma horrifique est le passage de l'adolescentce à l'âge adulte. Quelques métaphores plus loin, on est toujours aussi surpris que les jeux vidéo ne se soient que si peu emparés du sujet. En dehors d'Obscure et sa suite, c'est carrément le désert.

Jusqu'à Obscure, l'horreur estudiantine était restée cantonné au grand écran. Branche auto-parodique du survival, le titre d'Hydravision (une équipe française) avait alors apporté un peu de vent frais au milieu des ambiances cauchemardesques de ses modèles (Silent Hill, Resident Evil), relativement chiches en humour. Quelques années plus tard la série, renommée The Aftermath pour sa mouture PSP, continue sur la même lancée. Les végétaux mutants sont de retour mais le campus est légèrement plus grand, plus mystérieux, et les ados en présence paraissent toujours aussi volontairement crétins. Douze héros jouables qui vont du membre de l'équipe de football américain à la championne des concours de t-shirts mouillés, plus enclins à se balancer des grosses vannes, à dragouiller et avaler d'étranges substances, qu'à combattre les créatures infâmes qui envahissent les lieux. Malgré les QI en apparences limités, ces ersatz de The Faculty ont chacun leurs capacités propres, comme pousser les objets lourds (bon d'accord là pas vraiment besoin d'être intelligent), pirater les sécurités ou résoudre des puzzles par le sens de l'observation.

Playboy Mansion

Quelques allers-retours pour bien choisir son équipe sont donc nécessaires, même si la plupart du temps les deux équipiers sont imposés. Une aventure en binôme qui souffre d'une IA assez consternante pour l'accompagnant, heureusement compensée par la possibilité à un second joueur de se connecter à tout moment pour en prendre les commandes. Une petite nouveauté, exclusivité de la portable Sony, carrément bienvenue. Le passage sur petit écran gagne aussi en définition, rendant les petits défauts et les soucis d'aliasing plus discrets et permettant de profiter plus avant de designs accrocheurs et d'environnements loin d'être honteux. Reste qu'à part ces petits aménagements, The Aftermath est bel est bien un portage d'Obscure II et rappelle tout les défauts de sa forme première : trop courte durée de vie (8 heures à peine), caméra pas toujours au point, combats rigides et imprécis et trame globale qui, malgré l'apparition d'un boogeyman, joue clairement la redite. Ajoutez à cela un déroulement qui manque trop souvent d'invention et de surprises, et cet Obscure pourtant plein de promesses se transforme en simple consommation anecdotique.
Nathanaël Bouton-Drouard








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Ce qui peut sauter aux yeux sur un écran de télévision passe forcément beaucoup plus discrètement sur un écran de poche, surtout quand celui-ci affiche au passage une résolution solide. Hydravision a donc largement bien fait de tenter une ressortie du soft, même s'il aurait paru opportun de réhausser un peu la luminosité pour permettre une vision optimale, surtout dans les transports en commun. Pour le reste, le moteur est le même que sur PS2 ou Wii avec donc des modélisations honnêtes, des animations inégales et des décors agréables. A noter pour les mélomanes qu'une nouvelle fois Olivier Deriviere (Alone in the Dark) est aux commandes de la bande originale. Un travail admirable aussi angoissant que fun (morceaux de rock et de pop) qui sauve un bon nombre de séquences.

 
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