YS VIII: LACRIMOSA OF DANA
Japon - 2017
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Genre : RPG
Développeur : Falcom
Durée : élevée
Langue : Français ou anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 18 novembre 2022
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Après un naufrage, Adol se réveille sur une île maudite. Avec les autres naufragés, il forme un village pour faire face à des bêtes effrayantes et s’isoler des ruines mystérieuses de l’île. Adol se met à rêver d’une curieuse jeune fille aux cheveux bleus venue d’un monde inconnu. Suivez Adol tandis qu’il cherche à comprendre l’énigme de l’île maudite et de Dana aux cheveux bleus…
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Terres perdues

Longue et vénérable série d'Action-RPG japonais apparue sur ordinateur en 1987 (et oui déjà !), la fresque médiévale-fantastique n'aura pourtant que rarement connu les honneurs de l'exportation. Après quelques tentatives timides, voici donc YS VIII, dernier chapitre en date, qui après s'être installé sur PS Vita et sur une PS4 encore compétitive s'offre désormais la suivante PS5. Et toujours avec une localisation intégrale SVP.

Presque un miracle pour les fans, forcément pas si nombreux que cela, qui attendaient depuis des années. Une première qui malheureusement ne tient pas toujours toutes ses promesses de ce coté là puis cette traduction n'est pas visible sur la machine portable (why ?) et que de toute façon cette dernière se montre aussi approximative que plate dans son interprétation. Les bilingues opteront donc à nouveau pour une version anglaise légèrement supérieure. Il serait cependant très dommage de s'arrêter à ce soucis, tant la dernière création de Falcom s'apparente fièrement au chapitre le plus fastueux et équilibré des aventures d'Adol. Encore et toujours ce même héros (à la différence des Final Fantasy, Dragon Quest...) aux cheveux roux et au courage indéfectible qui se retrouve cette fois-ci échoué sur une île déserte. Une bonne occasion pour les développeurs de dévier un peu de la simple structure action / aventure habituelle en y ajoutant une recherche des autres survivants qui viendront ajouter des options et étendre le camp façon Lost. De quoi faire un peu de trocs, améliorer ses pièces d'équipement, découvrir de nouvelles missions express et plus généralement approfondir ses liens avec les autres héros, qui pour certains pourront se transformer en guerrier pourfendeurs de la faune locale.

 

robinson nippon


Ici encore ce sont deux camarades qui serviront d'acolytes sur le terrain, et dont on pourra alterner le contrôle d'une simple pression sur la touche carré. Plus qu'une option, cette possibilité est au cœur du gameplay, plus nerveux et vif que jamais, permettant ainsi d'accéder aux capacités de chacun à toute vitesse, les uns assurant d'exploser les créatures massives, les autres se déchainant sur les volants. C'est simple, équilibré, à l'image de la gestion des habilitées qui doivent être attribuées à une combinaison "gâchette droite + touche", et qui du coup permet de profiter pleinement de la démesure de certains affrontements, autant par le nombre de créatures présentes à l'écran, que par la taille de certains venant carrément marcher sur les plates-bandes des Monster Hunter. On n'attendait vraiment pas autant d'ambition de la part d'un Ys, que beaucoup avaient déjà commencé à enterrer, et que Falcom réveille ici en reprenant toutes les bases pour les peaufiner et les amener à maturité. Même le récit, relativement classique dans sa structure en ligne droite, cache quelques petites fioritures comme ces scènes de flashback qui interagissent avec les trépidations d'Adol, ou une avancées progressive à base d'accessoires et d'alliers qui rappel tous les emprunts déjà faits à The Legend of Zelda au cours des années. Doté d'une map assez imposante et regorgeant de petits secrets et trésors à récolter, d'une difficulté parfaitement dosé et donnant une vraie sensation d'évolution sans passer par un leveling intempestif, Lacrimosa of DANA n'est pas une révolution dans l'histoire du RPG, mais un pendant solidement conçu, prenant et glissant sur un ton jovial rafraichissant et des compositions symphoniques élégantes. Une vraie belle aventure.

Nathanaël Bouton-Drouard










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En 2017, cela faisait bien longtemps qu'un épisode d'YS n'était pas sorti sur une console de salon. L'arrivée sur PS4 faisait donc forcément plaisir, même s'il paraissait rapidement évident que le moteur du jeu correspondait déjà à la génération précédentes de console. L'affichage tennaient parfaitement la route, les animations étaient convaincantes, les modèles aussi, mais régulièrement entre des textures faiblardes et de petits décrochages matériel on se souvenait d'où tout cela vennait. Heureusement avec les temps de chargement réduits au minimum, mais aussi grâce à un musique enivrante et une direction artistique colorée et vaste, le soft ne piquait pas trop. Bon on avouera tout de même que le titre tournait largement mieux sur la PS Vita, une excellente console portable rappelons-le, avec un rendu, d'une certaine façon,  plus naturelle.

Et cinq ans plus tard, pour son arrivée sur PS5, Ys VIII n'a pas franchement connu le petit coup de jeune nécéssaire. Quelques adoucissements de textures, quelques fluidités sur les contours et l'affichage, mais le jeu accuse certainement plus encore son âge. Cependant, question d'attirer les nouveaux jours et, pourquoi pas, les accros collectionneurs, l'éditeur le propose en Deluxe Edition avec un mini Artbook et un CD d'extraits de la bande originale.

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