RESIDENT EVIL 5
Biohazard 5 - Japon - 2009
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »
Image de « Resident Evil 5 »
Genre : Action
Musique : Divers
Développeur : Capcom
Durée : moyenne
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 13 mars 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Resident Evil 5 »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Depuis le démantèlement d’Umbrella, Chris Redfield a incorporé le B.S.A.A., une organisation qui combat justement le bioterrorisme, utilisant généralement les travaux sur le virus « zombie ». Son travail le dépêche aujourd’hui aux abords du village africain Kijuju ou des communiqués confidentiels font états de phénomènes étranges et d’une vague de violence sans pareil. Sur place il rencontre sa nouvelle co-équipière, Sheva, et ils tentent tout deux de retrouver la femme mys...
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Le roi de la jungle

Après un Resident Evil Degeneration dégénéré (pardon c'était trop tentant), et un mini scandale autour de l'apparition d'une population noire contaminée massacrée par un ricain blanc et bodybuildé, Resident Evil 5 aurait pu avoir beaucoup du mal à se relever. En dépit de quelques petits défauts, cette première incursion sur les machines « new gen » s'impose pourtant aux poings.

Après Alone in the Dark (un jeu fraaaaançais), Resident Evil est l'instigateur des fameux Survival Horror. Un genre qui doit beaucoup au classique de la flippe au cinéma, mais qui a montré que les mêmes ingrédients, un pad à la main, peuvent souvent aboutir à une expérience encore plus éprouvante. Six jeux dans la série principale (de Resident Evil 0 à 4 en passant par Code Veronica), quelques jeux de shoot, des films... Le succès de la série signée Capcom est indéniable. Mais tout comme son petit camarade Silent Hill 5 sorti un mois plus tôt, la question est désormais de savoir si le dernier titre en date ne risque pas de provoquer une certaine lassitude, en particulier après une bombe de la taille de Resident Evil 4. Un opus qui sert d'ailleurs de canevas à cette nouvelle aventure avec une transformation des zombies à la démarche lente en mutants excités courant dans tous les sens (pour s'arrêter à deux mètres des héros, quand même, ndlr), usant d'armes et de grenades et attaquant même un camion blindé sur des moto-cross. Le rythme s'accélère, l'aspect exploration laisse forcément plus de place à l'action nerveuse. On a en revanche bien du mal à comprendre pourquoi les développeurs ont préservé un gameplay rigide et assez lourd, rapprochant parfois nos deux héros de paquets de briques monolithiques. Un aspect laborieux que l'on retrouve dans l'accès à l'inventaire (trop restreint en place, et qui s'affiche sans figer l'action ; pas très pratique lors des combats) et les raccourcis mal pensés (la touche gauche du pad numérique sert à sélectionner une case très précise à gauche de l'inventaire... sauf qu'on ne peut pas réorganiser l'inventaire à sa guise !) et trop peu nombreux. Des mauvais choix qui entraîneront quelques morts prématurées alors que l'on essaye désespérément de recharger son arme. Ca peut agacer.

Coeur noir, chasseur blanc

Ce n'est toutefois clairement pas ça qui va réussir a entamer la motivation du joueurs, déjà totalement abasourdis par les prouesses techniques du moteur maison MT Framework, offrant des paysages africains somptueux et un réalisme constant, en particulier dans la modélisation de Chris et la belle Sheva. Une demoiselle (l'une des plus belles créatures virtuelle jamais conçues) d'ailleurs au centre du principal changement de ce nouveau chapitre, puisque celle-ci ne se contente pas d'accompagner le joueur mais montre effectivement une IA assez développée pour apporter un véritable soutient logistique. Idéale pour éliminer les ennemis à distance, elle peut aussi être assignée à quelques actions : récupérer des objets au sol, actionner un mécanisme, redonner de la vie... Intéressant et agréable en solo, quoique trouvant parfois ses limites (l'IA de Shela ne sait pas combiner des objets entre eux pour gagner de la place, ce qui amène le joueur à lâcher des objets qui, au lieu de rester sur le sol, disparaîtront purement et simplement !), ce fonctionnement en duo devient passionnant à deux joueurs (sur une même console ou en ligne). En particulier face aux derniers bosses nécessitant une véritable symbiose. Malgré quelques défauts, Resident Evil 5 n'est pas loin du petit bijou et s'il se complaît parfois dans les habituels tunnels fermés, il offre souvent des zones ouvertes franchement flippantes. Avec une mention spéciale à l'exploration d'un lac en barque où il faut retrouver sur quelques îlots isolés les différentes parties d'une clef. Les paysages africains changent clairement des manoirs hantés, des labos clinquants et de la forêt espagnole, avec leur soleil écrasant et leurs villages délabrés. D'autant que ce voyage n'a rien de touristique et permet à la série de se connecter pour la premières fois avec un contexte sociopolitique très actuel, rappelant avec muscle les thématiques pharmaceutiques de The Constant Gardener. Pas mal pour un jeu d'horreur !   
Nathanaël Bouton-Drouard










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On le dit et on le redit, le moteur MT Framework est une véritable bénédiction pour les amoureux de jeux vidéo léchés et réalistes. Après Dead Rising et Lost Planet, Capcom enfonce le clou et affiche une réussite totale : modélisation photo-réaliste de tous les personnages (héros et créatures), décors fouillés et vivants, jeux de lumière sidérants, animations implacables et aucun effet de brouillard pour cacher les arrières plans ! On a bien du mal à faire ici la fine bouche. Resident Evil 5 rejoint clairement les plus beaux jeux de ces dernières années aux côtés du presque détrôné Gears of War 2. Surtout que cette excellence graphique n'entame en rien l'expérience de jeu, en écran splitté ou en ligne, n'entraînant aucune baisse de framerate ou d'effets de clipping. Diantre que c'est beau. Entièrement conçues en 3D temps réelle (et non images de synthèse), les scènes cinématiques montrent au passage une mise en scène habile et efficace renvoyant le soporifique Dégénération dans ses pénates.

 
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