MOTORSTORM PACIFIC RIFT
Etats-Unis - 2008
Image plateforme « Playstation 3 »
Image de « Motorstorm Pacific Rift »
Genre : Course
Musique : Divers
Développeur : Evolution Studios
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Sony
Date de sortie : 7 novembre 2008
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Motorstorm Pacific Rift »
portoflio
LE PITCH
Après le grand canyon, c'est au tour d'une île perdue au milieu de l'Océan Pacifique et laissée à l'abandon depuis la Seconde Guerre Mondiale d'accueillir les courses effrênées de Motorstorm...
Partagez sur :
Bienvenue dans la jungle

Oublié le désert, abandonnés les pics rocheux ; après un premier opus visuellement uniforme, Motorstorm Pacific Rift plonge une armada de pilotes suicidaires dans le paradis perdu d'une île du Pacifique. Visuellement ET d'un point de vue ludique, le changement de décor est plus que salvateur.

 

Jeu excitant mais rapidement limité (malgré les nombreuses mises à jour, pour la plupart payantes, qui ont vu le jour sur le Playstation Network), le premier Motorstorm avait un peu fait office de plate-forme d'expérimentation pour la jeune Playstation 3, tirant parti à la fois des capacités techniques de la machine (environnements gigantesques et incroyablement détaillés, utilisation au poil de la fonction « capture de mouvements » de la manette Sixaxis, bande sonore multicanaux à rendre fous vos voisins). La légitimité de la PS3 n'étant dès lors plus à démontrer, il y avait un risque fort pour que Motorstorm 2 donne dans la redite convenue, et tire sur la corde d'une franchise trop récente pour se répéter. Ayant justement l'humilité de ne pas adjoindre officiellement le chiffre 2 à son nouveau titre, au profit d'un sous-titre évoquant une extension de l'originale vendue (certes au prix fort) en stand-alone, le studio Evolution a su préserver pour Pacific Rift tout ce qui faisait la particularité de son grand frère, tout en remodelant son design de fond en comble. S'ancrant toujours dans un héritage cinématographique (hier Mad Max et Les Aventuriers de L'Arche Perdue, aujourd'hui Mémoires de nos pères - pour le contexte géographique - et Le Royaume du Crâne de Cristal), ce Motorstorm se permet, grâce aux possibilités offertes par son île, de démultiplier le contenu de l'original.

 

Course volcanique

 

Rarement un jeu de course aura été aussi cohérent que Motorstorm Pacific Rift dans sa traduction d'éléments purement graphiques (arbres, broussailles, cours d'eau, coulées de lave, roches, etc.) en outils purement ludiques. C'est bien simple, chaque environnement semble dévoiler un jeu différent, toutes proportions gardées. Ainsi, rouler dans la jungle ou sur les monts volcaniques offrira une expérience sensiblement opposée, notamment dans la gestion primordiale du boost (les cours d'eau le refroidissent, tandis que la proximité de la lave le réchauffe). Peu étonnant dans ce contexte que l'on soit d'emblée appelé à choisir parmi quatre types de relief, réunis sous des sobriquets éloquents (Air Zone, Water Zone, Fire Zone...). Proposant pour chaque type de décor un lot conséquent de tournois en tous genres, où devront s'affronter des véhicules antinomiques (moto, quad, buggy, voiture, camionnette, semi-remorque), Pacific Rift est plus que jamais une orgie mécanique, et bénéficie comme son prédécesseur d'un moteur physique hallucinant, qui augmente encore par sa précision le challenge que représente chaque course. Toujours aussi amusant à manier à la Sixaxis (on bouge la manette comme un volant, et on prie pour ne pas se prendre un arbre), le jeu est parfaitement ergonomique avec l'ancestrale méthode du stick analogique. Une petite nuance à prendre en compte lorsque vous lancerez un défi à votre petit frère ou à votre copine, le mode multijoueurs supportant désormais autant le réseau que le local. Un bel effort éditorial, donc, et l'on se demande bien quelle innovation pourrait bien apporter un troisième opus, hormis l'inévitable lifiting graphique.

Alexandre Poncet

 

 

 

 

 

Partagez sur :
 

Si le photoréalisme des premières images (en CGI, snif) est, à l'instar de l'intro du premier opus, pour le moins trompeur, Motorstorm Pacific Rift n'a pas à rougir face aux jeux de caisse actuels ni à son déjà illustre prédécesseur; bien au contraire. Débarrassé des environnements répétitifs liés au désert, le jeu propose un festin de couleurs (vert profond, gris bleuté, rouge agressif, jaune crâmé) et de décors en tous genres, chacun offrant son lot d'effets spécifiques. Evolution Studio a donc rempli son contrat haut la main, en signant une nouvelle démonstration des capacités techniques de la Playstation 3 : le jeu affiche ainsi une vitesse tout simplement prodigieus et ne ralentit pour ainsi dire jamais (le framerate est constant, fait rarissime sur la machine) et le moteur physique s'amuse toujours à démembrer les différents véhicules dans un déluge de particules et de pièces mécaniques envoyées aux quatre vents. Même un an après la découverte de Motorstorm, ça fait toujours son petit effet.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021