A.O.T.: WINGS OF FREEDOM
Japon - 2016
Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « A.O.T.: Wings of Freedom »
Genre : Action
Développeur : Omega Force
Durée : élevée
Langue : Voix japonaises, textes français
Distributeur : Tecmo Koei
Date de sortie : 26 août 2016
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « A.O.T.: Wings of Freedom »
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site officiel
LE PITCH
Se déroulant dans un monde où trois murs ont été construits autour des habitations humaines pour se protéger des Titans, les trois jeunes héros Eren, Mikasa et Armin sont les témoins de la fin de 100 années de paix. Alors que les Titans détruisent un des murs, l’humanité est de nouveau menacée. Les héros doivent combattre les Titans et découvrir quel mystère les entoure.
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La charge des géants

Depuis 2009 au Japon, puis tranquillement dans le reste du monde, le manga Shingeki no Kyojin alias L'Attaque des Titans est devenu une œuvre incontournable, multi-primée, étendue par des séries parallèles, films live et séries animées. Il ne manquait plus qu'une véritable adaptation sur console, mais les combats aériens et frénétiques n'étaient pas choses si aisées à reproduire pad en mains.

Surtout que, même si on a pour eux une vraie affection, les petits gars d'Omega Force, spécialisés dans les infinis épisodes des Dynasty Warriors et autres variantes, peuvent parfois rendre des copies vraiment bâclées ou tout juste décalquées. Mais peu à peu, d'Hokuto no Ken en Gundam, jusqu'à un surprenant Hyrule Warriors, l'équipe a montré que même si parfois l'habillage faisait étriqué, ils étaient parfaitement capable de capter la substantive moelle d'une licence et de lui rendre toute sa fièvre guerrière. Clairement ici encore, le travail est plus que soigné de ce coté là, Wings of Freedom se glissant jamais dans le fan-service de base, mais offrant une récriture plus que convaincante des évènements de la première grande partie du manga / première saison de l'animé. Pas de surprise dans les évènements décris, mais dans la fidélité des designs, des décors et la rigueur de l'écriture, aucun doute. L'ambiance est aussi sombre et désespérée que l'original, la troupe de jeune héros, jamais à l'abri de se faire croquer par l'un des géants, semble constamment fébrile, au bord de la rupture, tandis que les bruitages, glauques, et les effets de mise en scène appuient systématiquement là où ça fait mal. Un vrai hommage au manga et aux fans, qui reconnaitront immédiatement les lieux, et l'équipement si particulier de nos braves défenseurs de l'espèce humaine : deux lames qui semblent bien fragiles pour trancher la nuque des titans et un harnais encombrant, agrippant et propulsant son possesseur dans ce qu'on appelle une Manœuvre Tridimensionnelle. Un terme un peu barbare pour ce qui constitue l'aspect le plus spectaculaire de L'Attaque des Titans, montrant des héros virevoltant à vitesse sidérante autour de ces monstres, se lançant dans des chorégraphies alambiquées, rebondissant sur les façades avant de frapper le coup décisif.

 

de bonnes fondations


Pas toujours remarquable dans la précision de leur gameplay, Omega Force a mis ici les bouchées doubles réussissant à rendre toute la vélocité vue dans la série animée, avec un système de jeu, certes complexe au départ, mais terriblement efficace à l'arrivée. Le tutorial n'est pas de trop pour apprendre à bien préparer ses appuis, à changer de cible en plein vol, à alterner les accélérations et les ralentis, mais ces premières langueurs sont vite oubliées. Le rendu est excellent, encore une fois extrêmement fidèle à l'œuvre d'Hajime Isayama, et plutôt électrisant en terme de sensations et de puissance. Lâchés aux fesses d'invasions de titans de tailles variables (avec des points faibles à viser en priorité pour les affaiblir), les joueurs enchainent alors les zones de jeux avec un rythme bien marqué, s'offrant même quelques parenthèses pour allez filer un coup de main à l'autre bout de la carte à un collègue en danger. On reconnait aisément les trames habituelles des Dynasty Warriors, mais aussi leurs petits défauts avec une caméra plus optimisée que d'habitude, mais pas toujours bien stable, une précision qui peut décrocher aux instants les moins propices, et bien entendu cette répétitivité de l'action (on passera sur les passage «destruction», peu fameux), qui peut en fatiguer certain. Un élément qui était déjà présent dans le manga là aussi, tout comme le nombre assez limité d'environnements, et qui une fois encore semble réserver le soft aux premiers fans de la série. Ceux-là ne seront pas volés et si le mode scénario s'écoule facilement aux alentours des dix heures de jeux, la difficulté à tout intérêt à être rehaussée pour être sûr de débloquer tous les personnages disponibles et les réutiliser dans le mode libre multi-joueurs (à 4 en ligne) aussi sobre qu'efficace.

Nathanaël Bouton-Drouard










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On ne trouvera rien de faramineux dans Wings of Freedom en terme technique, même si le titre ne fera jamais vraiment honte au support. Omega Force oblige, on est tenté de dire, il reste encore des baisses de framerate qui trainent, quelques bugs physiques qui peuvent intervenir lorsque l'action est trop tendue. Et ses décors vides et recyclés à l'envie, qui viennent entamer une expérience qui peut tout de même se montrer des plus convaincantes dès qu'Eren et ses potes mettent les gaz, entre lignes de fuite soulignées et effets de particules bien gérés. Et dans l'ensemble la direction artistique fonctionne bien grâce à un traitement Cel Shadé proche des (meilleures) planches du manga, des designs amis ou ennemis très réussis, et bien entendu des litres de sang déversés à chaque combat.

 
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