HOMEFRONT: THE REVOLUTION
Allemagne - 2016
Image plateforme « PC »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Homefront: The Revolution  »
Genre : FPS
Musique : Inconnu
Développeur : Crytek Studios
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : Deep Silver
Date de sortie : 20 mai 2016
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Autrefois berceau de l’indépendance, Philadelphie est désormais un ghetto, cadenassé par des drones de surveillance et des patrouilles blindées faisant régner l’ordre et écrasant toute forme de contestation par la force. Ses habitants autrefois si fiers vivent désormais dans la peur, contraints de collaborer pour survivre, leurs rêves de liberté depuis longtemps oubliés. Mais dans les paysages désertiques de la Zone rouge, les rues dévastées par les bombardements et les stations...
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wolvie!

Exit THQ. Exit Kaos Studios. Le pourtant très critiqué Homefront a fini par obtenir sa suite portée par l'éditeur Deep Silver. L'occasion de s'appuyer sur un background particulièrement accrocheur et original, sorte de suite non officielle du film L'Aube Rouge, pour rectifier le tir en donnant plus de muscle à un FPS bien mou. Mais dans The Revolution, « Plus les choses changent, plus elles restent les mêmes », pour citer un autre bijou de la série B.

Étonnement, The Revolution n'est pas une suite directe du premier Homefront mais un prolongement, une variation. Ici l'invasion a été plus insidieuse, la Corée du Nord réussissant à s'installer comme le leader mondial des nouvelles technologies, écrasant l'occident par ses avancées considérables, vendant sur la planête entière leur supers portables, leur logiciels, avant d'achever la conquête par leurs investissement dans l'armement. Une crise économique et un conflit qui s'éternise au Moyen Orient, et l'empire n'a plus qu'à ramasser les miettes. Là encore, même si par la suite il se révèle assez sobre et direct, le scénario sait installer un contexte solide, une uchronie réaliste et frappante, qui vient donner corps aux meilleures séquences du titre. Dans une Philadelphie ravagée par la guerre et la misère, les soldats, les caméras et les drones de surveillances sont omniprésents, faisant peser sur les rues une chape de plomb oppressante ou les exécutions sommaires et autres réminiscences fascistes sont omniprésentes. Les zones jaunes, où la vie semble vouloir continuer presque normalement, et où les membres de la rébellion, dont le héros forcément, doivent enchainer missions d'infiltrations, éliminations discrètes et sabotages à foison. Si l'IA n'est pas toujours au point, l'ennemie n'est cependant pas un manche, visant juste et pouvant tuer d'une ou deux balles l'agent trop bourrin. Ainsi Homefront The Revolution se découpe en différents chapitres tournant autour du découpage de la citée en zones de couleur. La plus répandue reste la Zone Rouge, habillée uniquement de ruines grisâtres où les deux camps s'écharpent ouvertement. Les dernières, les vertes, n'apparaissent que comme des aboutissements puisque s'apparentant aux derniers remparts de l'occupant.

 

remade


Pas très loin de leurs Farcry, le nouveau soft de Crytek Studios (Crysis) joue la carte du FPS en terrain ouvert avec ses missions clairement indiquées (prendre une position, éliminer l'ennemie de quelques points stratégiques, saboter un serveur informatique...) où viennent s'ajouter constamment nombres d'enjeux plus temporaires comme sauver in-extremis une troupe encerclée, libérer des civils... Le joueur est en terrain connu, mais noyé sous une tonne d'informations visuelles et sonores, ce dernier risque d'être surpris par la sensation d'urgence constante qui s'en dégage. Voici les derniers jours du conflit, et cela est constamment palpable, angoissant et stressant. Malheureusement, l'expérience a vite tendance à tourner en rond, à se répéter inlassablement, la résistance (en fait seulement le héros qui doit tout gérer) avançant systématiquement bloc par bloc pour gagner du terrain, faire apparaître de nouvelles caches et de nouveaux point de respawn. Une avancé très mécanique, qui ne laisse que peu de chance aux nombreux soucis techniques de passer inaperçus entre les bugs physiques, le moteur qui tourne à vide ou les gentils collègues, engagés à la volée, qui se perdent sur la route ou pousse le joueur à sortir de son abri... Des traitres qui aident sans doute le sniper adverse et implacable à avoir sa cible dans le viseur. Dur. On suspecte aussi que les nombreuses motos, disséminées sur toute la carte et censées aider à parcourir des lieux à grande vitesse, ont été trafiquées par les coréens pour ne jamais répondre aux commandes, boucher la vue dans les ruelles et obligatoirement finir dans le mur.

De nombreux soucis de finition qui empêche une fois encore Homefront de dépasser ses bonnes intentions de départ, loin des monstres Call of Duty et Battlefields et ses héros intouchables. Dans la peau de simple rebelles tentant de sauver leurs peaux (quelques missions sont faisables en multi en ligne d'ailleurs), obligés de trafiquer les quelques armes en leur possession, de privilégier le terrorisme aux charges frontales, le joueur a sans doute mieux à faire que tenter de compenser un viseur récalcitrant, de beugler sur ses adjoints à la ramasse ou de finir en fusion avec un mur.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Sans surprise, Homefront The Revolution n'a pas les épaules aussi solides que les cadors d'Activision et Electronic Arts, surtout à l'heure des dernières machines HD pouvant afficher une profondeur de détails et une masse d'informations assez considérables. Pas si grave, comme le prouve les phases urbaines, plutôt solides avec leurs jeux d'éclairages maitrisés, (indiquant d'ailleurs de vrais infos pour le joueur) où les textures et modélisations s'avèrent de qualités franchement correctes. Une belle tenue cependant bien moins fréquente en zone de guerre, perdue dans des amas de bâtiments gris et fatigués, trop sommaires. Idem du coté des personnages, souvent bien caractérisés pour les plus importants, mais carrément clonés pour les secondaires. Tout cela passerait sans problème si seulement les chargements, sauvegardes longues, et freezes gratuits n'étaient pas si nombreux, et si tout simplement la phase de debug n'était pas passée aux oubliettes. La liste de ces derniers est chargée et risque de gâcher l'aventure même aux plus persévérants.

 
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