STAR FOX ZERO
Japon - 2016
Image plateforme « Wii U »
Image de « Star Fox Zero  »
Genre : Shoot'em up
Musique : Divers
Développeur : Platinum Games
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 22 avril 2016
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Star Fox Zero  »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Dans une lointaine galaxie, 5 ans se sont écoulés depuis la mort du grand James McCloud, leader de l’escouade Star Fox, assassiné par le maléfique savant Andross. Le groupe de mercenaires légendaire est dorénavant mené par son fils, le non moins charismatique Fox McCloud et ses amis Falco, Peppy et Slippy. Quadrillant la galaxie, cette équipe de pilotes hors pair fait régner la paix dans le système solaire de Lylat. Mais cet équilibre précaire est brutalement troublé par le retour...
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Saga culte de Nintendo ayant révolutionné le shoot'em up à son arrivée sur Super Nintendo en 1993, Starfox n'est appréciable depuis trop longtemps que par des portages (Starfox 64 sur 3DS) ou des apparitions des héros pour les bastons de Super Smash Bros. Voici donc enfin le grand retour du space opera pour un épisode inédit et sur Wii U avec au passage une nouveauté qui n'a pas fini de faire débat.

C'est qu'à force de fantasmer un retour, les fans de la première heure ont tendance à trop faire travailler l'expectative, à polir plus que de raison leurs bons souvenirs, voir même parfoisà se transformer en gardiens du temple. Conscient sans doute de toucher à un Graal de connaisseurs, PlatinumGames (Bayonetta, The Wonderfull 101) cajoleurs de gamers, ont appliqué d'une certaine façon le guide du petit Starfox à la lettre. Suite directe du premier épisode et de Lylat War, Star Fox Zero se déroule donc encore et toujours comme un jeu de tir franc et direct, alternance de longues zones montées sur rails et de mini-arènes circulaires, où les ennemis arrivent autant par vagues prévisibles, que par surprise, poussant le joueur à la survie et au scoring. Niveaux variés, retour de bon vieux ennemis à têtes porcines, boss bien tendus mais heureusement handicapés par des points faibles visibles, le soft rejoue même l'esthétique des modèles avec une 3D très géométriques et des teintes bien vives, jusqu'au thèmes musicaux qui frôlent parfois la réorchestration. Si certains pourrait d'ailleurs s'étonner que l'aventure ne déborde pas au-delà des 4-5 heures d'échanges de missiles, tout juste renouvelés par quelques vaisseaux plus terriens mais au gameplay un peu rigide (le bipède qui tente de faire de la plateforme... bof), mais là encore un Starfox ne se délivre véritablement qu'au second passage, une fois les niveaux achevés de manière classique. Le joueur est ainsi constamment invité à retourner en arrière, pour améliorer son record, récolter les anneaux manquants, définitivement massacrer le moindre vaisseau ennemi et pourquoi pas découvrir un chemin inédit au bout duquel duquel un robot géant bien caché attendait jusque-là. Pour ceux qui aiment pousser le concept jusqu'au bout, Star Fox Zero n'est pas avare en modes supplémentaires : Arcade, Défis, Musiques....

 

use the force


Même si l'habillage se veut relativement moderne avec ses modélisations 3D, ses alternances de rythmes et quelques phases biens spectaculaires très inspirées par la légende Star Wars, Star Fox Zero reste avant tout un Shoot'em Up à l'ancienne, faussement en ligne droite, mais surtout excessivement exigeant. Et ce qui a toujours faire la force du genre, depuis ses débuts sur machine d'arcade, a toujours été avant tout la maitrise et la précision du gameplay. Là où jusqu'à maintenant la mise en scène plaçait idéalement le véhicule de Fox au centre de l'écran, amenant le joueur à viser classiquement en face de lui, le nouvel épisode prend un risque énorme en changeant d'optique. On sait Nintendo farouchement attaché à la conception d'un gameplay inédit avant d'imaginer le jeu qui viendra l'habiller, et ici une fois encore tout est née de la disposition du Gamepad exclusif à la machine. Si l'écran de télé présente donc une information classique (vaisseau visible), le petit écran de la manette lui affiche une vue intérieure du cockpit bougeant naturellement grâce au capteur gyroscopique de l'objet. Dans l'idéal cela veut dire que le joueur peut donc viser librement partout autour de lui dans l'espace, indépendamment de la direction du nez du véhicule. Dans la pratique, cela veut dire que le joueur doit apprendre à scinder son cerveaux en deux, à réussir à alterner constamment les deux écrans, à repositionner son viseur tout en gardant la trace d'un ennemi rapide lors d'un duel.
Ardu, complexe, cette trouvaille demande clairement un certains temps d'apprentissage et d'acclimatation avant de laisser entrevoir le plaisir que l'on peut y trouver (et sans migraine), voir même une certaine jubilation. Car si l'on oublie Fox quelques secondes, jamais un Shoot'em Up n'avait autant donné l'impression d'être Luke Skywalker en pleine fuite del'Etoile de la mort à bord du Millennium Falcon. Les sensations renouvelées sont grisantes, électrisantes... Dommage du coup que cela ne soit réservé qu'à l'élite.

Nathanaël Bouton-Drouard












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Le nouveau dispositif de tire de Star Fox Zero est aussi exigeant avec le pilote en herbe qu'avec la console qui l'accueille. Préférant surtout assurer un affichage ultra solide et asymétrique entre les deux écrans (TV et Gamepad donc), PlatinumGames et Nintendo semblent avoir un peu délaissé la création technique de l'univers du jeu. Si l'on se doute qu'il y a aussi là-dessous un certains sentiment nostalgique, avec d'ailleurs les vrais vaisseaux rétros accessibles à l'aide des amiibos, gageons que certaines modélisations semblent encore un peu trop sobres, tandis que les environnements, disparates, alternent entre le très efficace, et le passe-partout. Un peu chiche en somme, un peu comme lorsque la petite bande constituée de Falcon et les autres, ne laissent même plus entendre leur voix. Mais dans l'ensemble le spectacle est carré, délivrant quelques sections bien impressionnantes, avec toujours un affichage racé et inflexible.

 
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