WOLFENSTEIN
Etats-Unis / Angleterre - 2009
Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « Wolfenstein »
Genre : FPS
Musique : Divers
Développeur : Raven Software
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : Activision
Date de sortie : 28 août 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Wolfenstein »
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site officiel
LE PITCH
Un membre de la résistance est amené à se frotter aux forces occultes de Hitler, et à explorer un univers parallèle où les nazis se mêlent à d'étranges créatures...
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Dans la face du Reich

Comme aime à le rappeler notre Nathanaël Bouton-Drouard national, "un Wolfenstein ne peut pas être mauvais". C'est donc un sourire confiant aux lèvres que nous avons inséré la galette de ce troisième opus dans le lecteur de notre Xbox 360, prêt à shooter autant de nazis qu'Eli Roth à la fin d'Inglorious Basterds. Pas mauvais, c'est clair, mais est-ce vraiment un bon jeu ?

 

Les premières minutes rassurent quant à l'ambition première du soft. Passée une cinématique d'introduction généreusement bourrine, et clignant de l'oeil à la première mission de Call of Duty 4, le joueur est vite balancé au beau milieu du champ de bataille, mitrailleuse en main, et cartonne du soldat nazi comme à la fête foraine. Pas de tutorial rébarbatif (qui ne sait pas jouer à un FPS ?), pas de grandes phrases patriotiques, l'emphase est instantanément portée sur l'action. Pas sur le gore, toutefois. Grosse production oblige, et Activision souhaitant sans doute éviter autant que possible les types de controverses qui ont émaillé l'histoire de la saga (ceux qui tapotaient sur leur clavier d'ordinateur en 1991 s'en souviennent sûrement), ce Wolfenstein se montre assez propre sur lui, évite les gerbes de sang et les démembrements. N'attendez pas de rejouer ici le niveau final de Doom 2, ou de localiser vos dégâts façon Soldier of Fortune. Sur la forme, Wolfenstein est rentré dans le rang, et s'apparente, du moins durant ses premiers actes, à un concurrent direct de Medal of Honor.

 

De l'autre côté du miroir

 

Un concurrent certes, mais un concurrent porté sur l'occulte. Car les développeurs de Raven Software n'oublient pas ici le principal attrait de la série, que l'on retrouvera quelques années plus tard dans les comics et les films Hellboy. En se concentrant sur les factions les plus secrètes du 3ème Reich, le jeu propose un parcours de montagnes russes à travers un monde peuplé de morts-vivants, de goules et de démons, portant tous la croix d'Hitler. Prenant des leçons de Bioshock (preuve de bon goût), les auteurs affublent le héros de quelques pouvoirs volés à l'ennemi, dont une double-vue permettant de visiter des lieux inaccessibles aux mortels, et faisant en contre-partie apparaître toute une foule de bestioles gloutonnes. Pas vraiment concerné par la vraisemblance historique, à l'instar de ses prédécesseurs, le nouveau Wolfenstein avance sans temps morts d'un gunfight homérique à un autre (et parfois en apesanteur !), d'un lieutenant maléfique à un boss implacable, et maquille son extrême linéarité en renvoyant son héros, entre les missions, dans un QG résistant riche en armes nouvelles, en mises-à-jour de son arsenal et en personnages secondaires apportant un peu plus encore à l'ambiance générale. Sans prétention, Wolfenstein se fait donc vite pardonner son autocensure par un véritable savoir-faire ludique.

Alexandre Poncet

 

 

 

 

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Le logo d'ID Software laisse généralement espérer un spectacle à la hauteur mais ce nouveau Wolfenstein, tout plaisant soit-il à manipuler, n'en mène pas large vis-à-vis de la concurrence. Avouons-le, si l'on met de côté un Level Design de qualité et quelques belles modélisations (les nazis d'outre-tombe sont réussis) le soft est dans son ensemble assez laid. Les décors sont anguleux, les couleurs pas des mieux choisies, les effets visuels banals et l'animation loin d'être irréprochable. Même l'utilisation du moteur physique Havok laisse à désirer, les (pourtant excellentes) phases en apesanteur donnant lieu à des tableaux assez étranges, avec des collisions invraisemblables et des réactions totalement surréalistes des ragdolls. La musique est quant à elle efficace sans plus et les cinématiques en images de synthèse... sont des cinématiques en images de synthèse. La preuve qu'un jeu vieux de près de 10 ans dans sa conception et son approche visuelle peut tout de même parvenir à plaire, une fois la manette en main. Après tout, pourquoi le public embrasse-t-il avec autant de bonheur la vague du retrogaming ?

 
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