OPERATION ABYSS: NEW TOKYO LEGACY
Tokyo Shinseiroku: Operation Abyss - Japon - 2014
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Genre : RPG
Musique : Inconnu
Développeur : Experience Inc.
Durée : moyenne
Langue : Anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 5 juin 2015
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Suite à la menace que représentent les Variants (des monstres génétiquement modifiés) et à l’apparition de portails menant à une dimension parallèle nommée l’Abysse, le gouvernement a mis en place une fondation spéciale pour enquêter sur ces mystérieux phénomènes : la Code Physics Agency. Le Xth squad, un groupe de jeunes gens modifiés grâce à la technologie de l’agence, doit maintenant éviter des pièges, affronter de terribles monstres et enquêter sur les origines de l...
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Visite à la capitale (sans plan)

Les créateurs du crapuleux Demon Gaze remettent le couvert avec un nouveau Dongeon Crawler à l'ancienne, mais cette fois-ci emportent le joueur dans un japon futuriste envahi de créatures étranges et carnassières. Entre mini-enquête et leveling à outrance Operation Abyss n'est pas une promenade de santé.

Le studio Experience Inc. avait donc déjà prouvé son grand intérêt pour la forme datée du RPG, le Dungeon Crawler, avec Demon Gaze, qui reprenait en le modernisant très légèrement, des mécaniques héritées depuis des décennies de la série des Wizardry. L'exploration est donc laborieuse dans différents dédales qui s'affichent progressivement sur la map, toujours à la recherche d'un boss plus ou moins caché et surtout d'ennemis moins costauds sources de looting et ingrédients nécessaires à l'amélioration de l'équipement. Du grand classique donc, comme une base génétique bien ancrée, qui se déguste aussi par le biais des différentes classes de héros (guerrier, tireur, soigneur, sorcier...) faisant jongler le joueur entre les attaques directes, les magies passives ou offensives, en martelant les touches de validation. De ce coté là, on retrouve directement les défauts du précédant Demon Gaze, franchement peu ergonomique, puisque l'arborescence des menus, le gameplays et l'habillage des interactions se montrent assez austère et trop touffu.

 

Génotype


Dommage, car il y a de bonnes choses à découvrir ici, en particulier cette proposition initiale d'accepter la confrérie d'aventurier crée par la console, ou de mettre les mains dans le cambouis en jouant avec les différents codes sanguins (une particularité du vocabulaire du jeu) et les classes pour construire soi-même ses propres personnages... voir même accéder à quelques figures légendaires comme Jeanne d'Arc. Chacun optera donc en fonction de ses goûts et de sa patience, car il en faut pour venir à bout de la quarantaine d'heures du soft, souvent assez ardu, un poil rébarbatif, blindé de chemins secrets à débusquer pour avancer et de pièges en tous genres toujours attachés à un trésor. Sur ces derniers, le joueur profitera d'ailleurs des conseils de ses héros pour tenter de désarmer le guet-apens et espérer récolter le bonus sans y perdre un bras. Un RPG pour authentiques gamers en somme, qui du coup seront sans doute séduits par l'environnement inédit d'Operation Abyss, esquivant l'habituelle Heroic Fantasy au profit d'un thriller fantastique plus urbain, laissant un peu trop de coté la psychologie de ses personnages, mais construisant un scénario en forme d'enquête ésotérique textuelle plutôt bien rodée. Impossible d'imaginer réussir à avancer sans maitriser l'anglais, puisque la moindre étape de l'aventure se débloque via les dialogues et l'observation.


Un peu comme avec le précédent Demon Gaze, les développeurs d'Operation Abyss livrent un mélange plutôt attachant de RPG rude, entre originalité et rigueur basique. Pas une réussite, clairement handicapé par un habillage pauvret et maladroit, mais en ces temps de disette du coté des J-RPG, certains ne feront pas la fine bouche.

Nathanaël Bouton-Drouard










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Pas de grosse amélioration notable depuis leur RPG précédent, les développeurs semblent encore composer avec peau de chagrin, mettant en avant de nombreux arts assez jolis mais figés, pour faire oublier des menus peu affriolants et des couloirs de bâtiments, d'égouts ou autres, qui s'avèrent tristement nus et recyclent ad eternam les mêmes textures. Même les effets de combats font pauvrets avec quelques petits flashes de lumière ou une brève icône pour signifier un coup porté ou une explosion de magie. Vu la puissance de la Vita, il y a de quoi être déçu.

 
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