PERSONA Q: SHADOW OF THE LABYRINTH
Japon - 2014
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Persona Q: Shadow of the Labyrinth »
Genre : RPG
Développeur : Atlus
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 27 novembre 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Persona Q: Shadow of the Labyrinth »
portoflio
LE PITCH
Retrouvez le casting loufoque de la série de jeux de rôle Persona dans une toute nouvelle aventure. Dans ce donjon RPG, vous contrôlez des équipes de cinq personnages qui explorent des donjons en vue subjective. Chaque personnage a la possibilité d’utiliser sa Persona, l’incarnation de la force présente dans son cœur. Les Personas gagnent des niveaux lorsqu’ils collectent, fusionnent, développent et utilisent d’autres Sous-Personas. De nouveaux personnages, ennemis et obstacles v...
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Sur les traces de dédale

Fini le temps ou la licence Shin Megami Tensei, et surtout son célèbre spin-off, était la chasse gardée de quelques férus de RPG en langue nippone. Désormais dérivé en série animée, mangas et autres friandises comme un très réussi jeu de baston, Persona se décline aujourd'hui dans un crossover en forme de Dongeon crawler costaud. Mais oui, cela va très bien se passer.

Au-delà des particularismes de son gameplay et de son univers ésotérique social, Persona a surtout séduit les joueurs grâce à l'omniprésence de ses personnages, souvent nombreux, mais tous développés, intriguants, drôles et attachants. Retrouver ainsi pour la première fois dans un seul et même RPG les héros de Persona 3 et 4 a déjà tout du beau cadeau enrubanné de fan service. Et d'ailleurs Atlus s'en donne à cœur joie opérant une rencontre au sommet entre tout ce bon monde avec, forcément une menace étrange venant d'une autre dimension, et de nombreux dialogues délirants et gagesques forçant toujours un peu le trait vers la caricature. Des passages franchement amusants, autant par les petits échanges entre deux batailles, les multiples quêtes annexes déconnantes que les superbes séquences animées qui font leurs apparitions à des points stratégiques, mais qui bien entendu, sous couvert d'une certaines décontraction, ne s'essayent même pas à cacher l'approche puriste du soft. Tendant déjà vers ce type de structure depuis ses débuts, Persona s'apparente ici donc directement à un Dungeon-RPG et reprend à son compte les mécaniques qui ont fait le succès des Etrian Odyssey. Il y est donc question d'explorer lentement et attentivement, en vue à la première personne, plusieurs labyrinthes mystérieux, inspirés de différents univers forcément tarabiscotés (Alice au pays des merveilles, un Love-date café... mais aussi Catherine, le petit bijou méconnu du studio) dont le tracé apparait progressivement sur la carte située sur l'écran tactile. Si la route s'écrit automatiquement, les différents trésors cachés (certains ne s'ouvrent qu'une fois l'étage défloré à 100 %), les nombreux passages secrets, pièges et raccourcis doivent être annotés par le joueur. Une condition sine-qua-none pour ne pas errer des heures durant au hasard, car les allers-retours entre ces lieux et un lycée Yasogami alternatif seront nombreux afin de reprendre sa respiration, revendre les nombreux items collectés et étoffer ses techniques et équipement.

 

Le club des aventuriers


La prudence est souvent de mise de ce côté là puisque si la difficulté est moins massive que dans Etrian Odyssey, elle est cependant bel et bien présente, les game over suite à une attaque surprise sont loin d'être rares, tout comme les confrontations à des FOE, créatures extrêmement ardues dont il faut apprendre les déplacements pour les esquiver dans les différentes pièces. L'exploration prend ainsi des allures de puzzle et cela ne fait que rendre l'aventure plus intéressante. Un peu rude dans son découpage chapitré et surtout une avancée laborieuse faite de leveling et de collecte à répétition, Persona Q ravive bien entendu tous les particularismes de la saga d'Atlus. La gestion des Persona pour commencer, esprits attachés aux différents héros qui ne peuvent désormais être changés à la volée, mais qui se voient associés à une sous-Persona à choisir librement parmi celles découvertes en élimant certains ennemis, ou celles crées de toute pièce dans la Velvet Room en les fusionnants par deux ou trois. Chacune propose ses capacités propres, actives ou latentes, et ajoutent aussi au passage quelques points salvateurs à la vie ou aux points de « magie » (SP). De quoi rendre la confection de l'équipe (au départ à piocher seulement parmi les héros d'un des deux épisodes, puis rapidement parmi l'ensemble) particulièrement importante et passionnante, en jouant sur l'efficacité de chacun en première ou deuxième ligne, en obtenant de nouvelles pièces d'équipement personnalisées à la fabrique et surtout en prenant en compte les différentes magies élémentaires impactant sur les faiblesses des ennemis. Une « weakness » trouvée et l'opposant peut se retrouver sonné, et votre personnage se voire doté d'un boost qui augmente les statistiques et lui assure une action spéciale sans coût de HP ou de SP. Tout le sel du gameplay des Persona est bel et bien présent, avec la petite nouveauté du Leader Skill qui peut soit permettre de choisir un des personnages qui agira en premier quoi qu'il arrive, ou d'offrir un soin automatique pendant trois tours. Un RPG brillamment conçu, parfaitement équilibré, où la puissance offerte n'entame en rien une lente progression des niveaux et un stress obsédants à chaque apparition de boss toujours coriace et résistant. Un beau challenge tactique, un soft qui aligne facilement pas loin de 70 heures de jeu, et qui ne perd jamais de vue toutes les facéties qui ont fait le succès, par exemple, d'un Persona 4 Golden.

Nathanaël Bouton-Drouard














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Comme beaucoup de titres du même acabit sur DS et 3DS, Persona Q a laissé de côté les designs et modélisation réalistes, préférant proposer un habillage plus SD permettant de croiser facilement les univers de Persona 3 et 4, tout en assurant un affichage plutôt ample sans grande difficulté. Mais le titre d'Atlus n'a pas forcément la minutie visuelle de Bravely Default. L'ensemble reste cependant agréable, avec un habillage des combats qui par contre de moufte quasiment pas des habitudes, tout comme la bande originale pop-jazzy, recyclant sans surprise quelques thèmes bien connus. Dommage par contre que la 3D de la console ne soit absolument pas (ou c'est tout comme) prise en compte. Techniquement efficace mais sans fioriture ni virtuosité, Persona Q se montre donc surtout particulièrement habile du coté de ses cut-scenes et de son ergonomie (menus, écrans tactiles) parfaitement conçue.

 
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