ULTRA STREET FIGHTER IV
Japon - 2014
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « Ultra Street Fighter IV »
Genre : Combat
Musique : Divers
Développeur : Capcom, Dimps
Durée : élevée
Langue : Anglais et japonais, sous-titres français
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 3 juin 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Ultra Street Fighter IV »
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site officiel
LE PITCH
Alors que Seth tente de voler les techniques des meilleurs combattants pour conquérir le monde, cinq nouveaux venus viennent semer la pagaille.
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Ultra Men and women

Selon les dires des responsables actuels de la série, Arcade Edition aurait dû être la dernière mise à jour de Street Fighter IV. Mais l'éditeur avait encore de la matière à exploiter, à l'image des persos de Street Fighter X Tekken.

L'idée est loin d'être mauvaise : les quatre transfuges que sont Helena, Rolento, Poison et Hugo sont non seulement des figures populaires de l'univers Street Fighter, mais possèdent également un style de combat unique capable d'apporter une once supplémentaire de variété aux combats. La présentation du cinquième personnage a, en revanche, été la source de réactions contrastées. Capcom a en effet choisi d'introduire l'une des Dolls de Vega / Bison (cf Juli et Juni de Street Fighter Alpha 3), mais en sélectionnant Décapré, celle qui s'avère être le clone de Cammy. Seulement, si l'éditeur a fait le choix de la facilité côté design et modélisation, il nous livre au final un vrai gameplay inédit. Avec ses téléportations, ses coups à charge et sa choppe aérienne utilisable en combo, la poupée russe devrait facilement tirer son épingle du jeu. Ainsi, avec un cast qui atteint le joli nombre de 44 personnages jouables, Ultra Street Fighter IV offre un nombre de match-ups rarement vu jusqu'à présent, si l'on met à part les jeux d'équipe ou les cross-overs festifs, d'autant que les vieux de la vieille ont eu droit à quelques retouches au passage.

 

Décapré d'épée


Cette nouvelle révision est également l'occasion d'ajuster l'ensemble des combattants. Mais à l'inverse du chapitre Arcade Edition, les changements sont globalement positifs, visant à donner aux persos considérés comme faibles plus d'options pour briller. Il faut sans doute attendre quelques temps, et notamment le déroulement des tournois de joueurs pro, pour se faire un avis définitif, mais les premières impressions semblent aller dans le bons sens. Voir des low-tier comme El Fuerte ou T. Hawk tenir tête à des adversaires a priori mieux armés avec plus de consistance est plutôt encourageant, par exemple. Par ailleurs les nouveautés apportées au système de jeu jouent aussi leur rôle à ce niveau. Le Red Focus, au prix de deux jauges EX, permet d'absorber non pas une, mais plusieurs attaques ; il devient alors possible de contrer des techniques à coups multiples telles que les « mille mains » de Honda mais aussi les Super et Ultra Combo qui ne dispose pas de la propriété Armor Break. Quant à la relevée décalée, ou Delayed Wake-up, elle permet à un joueur mise au sol de brouiller le timing de son adversaire, évitant ainsi d'être cueilli par une attaque une fois relevé. Enfin, grâce à l'option Ultra Double, on peut désormais débuter un match avec la possibilité d'utiliser librement l'une ou l'autre des deux furies au lieu d'en choisir une seule.

 

La corde Red


Certes, certains choix donnent à croire que Capcom a lancé Ultra Street dans la précipitation, comme l'interface à peine modifiée ou quelques choix de gameplay (le Delayed Wake Up va-t-il vraiment mettre fin aux vortex ? la baisse des dégâts de l'Ultra Double n'annule-t-elle pas son efficacité ?). Il n'empêche que, à force de sondages et de Location-Tests, l'éditeur ne semble jamais avoir été autant à l'écoute. De plus, atteindre l'équilibre avec un roster aussi généreux était loin d'être gagné d'avance et le résultat paraît (du moins, pour le moment) assez satisfaisant. Au final, ceux qui commençaient à se lasser de la formule pourraient éventuellement trouver ici l'étincelle qui pourrait les relancer pour un bon moment. Ceux qui, au contraire, sont étranger au genre mais cherchent à se mettre au jeu de combat peuvent trouver ici un titre au système qui demeure toujours aussi fun et accessible, et offrant une grande marge de progression. Les derniers joueurs concernés doivent cependant attendre le mois d'août pour mettre la main sur la version D'USF4 car, pour l'heure, seule la mise à jour (compatible avec Arcade Edition, mais aussi le Super Street Fighter IV de 2010) est disponible sur le PS Store et le Marché XBL.

Benoit Barny














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Depuis le temps, le style de SFIV est bien installé dans notre paysage vidéoludique et, du point de vue visuel, il est difficile de faire mieux. On peut cela dit regretter que le seul vrai point noir côté technique n'ait toujours pas été réglé : l'input lag. Certes, cela concerne surtout la version PS3 et ne gêne que les pros du stick, ceux qui fondent leur plan de jeu sur des set-ups millimétrés et des combos just frame. Les joueurs moins exigeants qui s'étaient amusés sur les précédentes moutures devraient trouver ici le même plaisir éprouvé auparavant. Reste juste à savoir sur les quelques nouveautés justifient une nouvelle acquisition. Les joueurs les plus assidus ou ceux qui ne possèdent aucune des versions précédentes peuvent en revanche foncer sans aucun regret.

 
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