DEMON GAZE
Japon - 2013
Image plateforme « PS Vita »
Image de « Demon Gaze »
Genre : RPG
Musique : Naoki Jimbo
Développeur : Experience Inc.
Durée : élevée
Langue : Anglais et japonais sous-titré anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 25 avril 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Demon Gaze »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Oz se réveille à Misred, une terre maudite à l’extrême ouest du monde. Un voile noir recouvre certains de ses souvenirs. Face à lui, de nombreux donjons, où les dangers n’ont d’égal que les trésors qu’ils recèlent. Ne sachant où aller ni quoi faire d’autre, Oz décide de prendre les armes et de partir à la recherche de reliques pour gagner sa vie dans ce monde qu’il ne connaît pas. Un jour, il devra affronter son passé, mais pour l’heure, il n’a d’autre choix que d...
Partagez sur :
Petit RPG, gros décolletés

A force de vouloir se moderniser à outrance, les RPG japonais ont-ils perdu de vue l'essentiel. À la manière d'Etrian Odyssey, Demon Gaze s'efforce donc de retourner à l'essentiel : sang, sueurs, piécettes et dungeon crawler.

Dès le départ le titre de Experience Inc. (l'inédit Students of Round sur 360) n'entend donc pas révolutionner l'approche du RPG, exposant même sans honte aucune un scénario d'une banalité confondante : un jeune homme, devenu amnésique après un combat, se révèle être le nouveau Demon Gaze, guerrier capable de s'adjoindre la collaboration des démons qu'il vainc. Au joueur de choisir son avatar (parmi une grosse liste d'arts très mangas), de manipuler un peu les stats, et de partir à l'exploration de quelques zones blindées d'ennemis et d'items à collectionner. Tout cela se fait bien entendu par étape puisqu'il faut dégotter au fur et à mesure de son avancée dans chaque espace, mis en scène en vue à la première personne à la façon d'un antique RPG PC, des cercles démoniaques qui purifient les zones après y avoir placé quelques gemmes et affronté les monstres libérés. Tout est toujours questions de pièces d'équipements, d'items et de récolte de monnaies sonnantes et trébuchantes puisque dans Demon Gaze, l'économie est cruelle. Vous voulez un nouvel allié ? Il faut payer. Redonner vie à un combattant tombé sur le champs de bataille ? Il faut payer... Tout est sur cette même logique et en particulier les retours réguliers à l'auberge où la gentille propriétaire exige un loyer régulier (et exponentiel) en plus du prix déboursé pour avoir le droit d'utiliser une nouvelle chambre. Sans pitié qu'on vous dit !

 

voisins-voisines


Heureusement les petites missions secondaires ne manquent pas, tout autant que les occasions d'aider les habitants des lieux, souvent aussi reconnaissants que bavards... en plus d'être colériques, totalement tcharbes et étonnement lubriques. Très fan service, le soft s'amuse ainsi régulièrement à provoquer quelques situations douteuses, où PNJ masculins et féminins finissent en toutes petites tenues pour mieux se livrer à quelques tripotages soft. Un délire profondément nippon, amusant mais aussi parfois un peu embarrassant, à l'image d'ailleurs du gameplay même qui reprend sobrement le principe des combats au tour par tour, mais avec une rigidité et une mollesse assez éreintante. Il faut s'armer de patience, et constamment marteler les touches autant pour valider ses propres attaques que celles de ses adversaires. Lassant, surtout que le scénario ne motive pas forcément à pousser l'aventure, et que la difficulté (qui peut être réduite en rendant visite à une demoiselle en sous-vêtement dans la cave...) n'a pas été réglée pour les petits joueurs. Un peu dommage, car la relation conflictuelle mise en place avec les démons capturés est particulièrement bien sentie. Si ceux-ci peuvent donc venir aider pendant les combats, voir carrément retourner la balance dans une confrontation méchamment ardue, ils possèdent eux-mêmes une jauge qui, si elle atteint zéro, les fait redevenir sauvages et donc se retourner contre sa propre équipe. Il faut donc être constamment attentif dans Demon Gaze et ce même si bien souvent il ne se passe pas grand-chose de palpitant à l'écran, le studio travaillant en plus avec un moteur graphique assez daté et des icones mignonnes mais terriblement figées. Un petit soft pour les amateurs d'expériences oldies et les collectionneurs d'objets et de jolies illustrations sexy.

Nathanaël Bouton-Drouard










Partagez sur :
 

Petit studio devant travailler, on l'imagine, avec des budgets réduits et des outils pas franchement à la pointe, Experience Inc. tente de donner le change en recouvrant son soft de tonnes d'illustrations plutôt réussies et colorées autant dans le choix des mercenaires que dans les voisins de chambre. Malheureusement, ça ne cache pas toute la misère puisque pour un titre Vita, le moteur graphique est clairement en berne. Les avancées à la première personne montrent donc des couloirs assez ternes et peu variés, modélisés à minima, tandis que les combats ressemblent à un vieux Dragon Quest, avec des dessins plus fins certes, mais surtout des animations presque totalement absentes. C'est chiche.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021