YS: MEMORIES OF CELCETA
Ys: Celceta no Jukai - Japon - 2012
Image plateforme « PS Vita »
Image de « Ys: Memories of Celceta »
Genre : RPG
Musique : Divers
Développeur : Falcom
Durée : moyenne
Langue : Anglais sous-titré Anglais
Date de sortie : 20 février 2014
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Ys: Memories of Celceta »
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LE PITCH
Adol, le jeune amnésique héros de la série Ys, revient dans la ville de Minéa, le berceau de Ys. Après quelques phases de dialogues, il décide de prendre la mer en direction de Celceta.
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Ancienne Légende

Avec près de 30 ans au compteur, la série des Ys commence enfin à sortir des frontières japonaises. Avec Ys Memories of Celceta, Falcom opère une sorte de retour aux sources puisqu'il s'agit d'un remake d'Ys IV... sorti en 1993.

A sa sorti, en 2010, Ys Seven avait proposé un nouveau système de combat pour la série. En toute logique, Celceta le reprend à son compte. Le joueur contrôle simultanément deux ou trois personnages avec la possibilité de changer instantanément en cas de besoin. Un concept simple mais diablement efficace tant il est fluide. Cette fonction, qui permet principalement de s'adapter à la situation rencontrée, est agrémentée de quelques mécaniques tout aussi classiques mais parfaitement calibrées. Un jeu de parades et d'esquives opérées au bon moment vous octroiera des bonus de dégâts qui trouveront toujours un intérêt chez les boss sinon les ennemis communs. Les possibilités spécifiques de vos personnages seront également la clef pour résoudre les quelques énigmes que votre quête proposera.
RPG oblige, plus vous utiliserez vos compétences, plus elles se développeront et plus vous débloquerez de nouvelles techniques, voire même, dans certains cas, quelques quêtes annexes. Si l'ensemble de vos personnages sont suffisamment entraînés, vous pourrez développer des combos spéciaux typiques des JRPG (on pensera notamment à la série des Tales of). Rassurez-vous, si vous êtes du genre exclusif et que vous préférez entraîner vos personnages les uns après les autres, ou si vous avez un chouchou particulier, les autres membres de l'équipe continueront de se développer d'eux même mais, bien entendu, ce sera à un rythme plus lent. Comme nous l'avions dit : Nous sommes dans le classique... mais efficace.

 

Les pieds plutôt que la tête


Bien que nous parlons d'un Action-RPG, le jeu n'a rien à voir avec un titre tel qu'un Legend of Zelda. Les énigmes, l'exploration et parfois même l'histoire du jeu sont clairement mis au second plan par rapport à l'action.
Le poncif du héros amnésique le montre bien : l'histoire de Celceta est classique. Une bonne partie du jeu se base sur le besoin de cartographier le monde. Ce point, à mi chemin entre gameplay et histoire, vous amènera a collecter les souvenirs de votre héros, enfermés dans des orbes particulières, ''judicieusement'' éparpillées ici et là. Cette collecte égayera votre parcours en vous imposant quelques détours et en vous livrant quelques secrets sur la mémoire perdue de votre héros. Toutefois, cet aspect du jeu ne représente finalement pas grand chose car nous ne somme pas dans un monde ouvert. Loin de là. Vous suivez le chemin qui se présente sans trop avoir à réfléchir. Ainsi, pour les souvenirs importants, cette collecte n'est qu'un script qui rythme sans grande surprise votre progression. Pour les autres, il ne faudra pas chercher bien longtemps pour les trouver.
A côté des souvenirs, il y aura parfois quelques propositions de quêtes annexes qui vous inviteront à vous écarter un peu de votre routine. Mais ce ne sera jamais rien de vraiment extraordinaire. Tout au plus, il s'agira d'une quête particulièrement difficile qui vous imposera un entraînement intensif et qui vous fera revenir sur vos pas quelques heures plus tard. Les donjons sont dans la même veine : ils se résument souvent à quelques clés et autres interrupteurs et téléporteurs. Une fois de temps en temps, les compétences d'un personnage donné seront nécessaires pour assurer la progression mais le jeu ne mise pas sur le remue méninges (non plus).

Dans l'ensemble, le jeu ne brillera ni par son exploration, ni par ses énigmes, ni même par son histoire. Si sur ces points, le jeu assure le minimum syndical, c'est sur l'action qu'il s'affirme. Nous irons même jusqu'à dire que Celceta est taillé pour le speed run tant c'est l'action qui est mis en avant. Ce qui n'est pas forcément un défaut vu comme les combats sont bien amenés.

Sélami Boudjerda












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Bien tenu, cet Ys serait presque impeccable s'il ne pêchait pas sur son aspect graphique. En effet, si nous n'irions pas jusqu'à dire que le jeu est moche, on sent tout de même qu'il a été pensé pour la PSP plutôt que la PS-Vita. On le voit notamment sur le floutage trop présent dans le jeu, certainement dû à la différence de résolution entre les deux machines. Bien sûr, on pourra utiliser l'écran tactile (ainsi que le dos de la console) pour aménager quelques raccourcis mais cette option reste largement dispensable.
Parallèlement, on regrettera également des temps de chargement relativement longs entre les différentes parties de la carte lors des phases d'explorations. Pour un jeu qui se veut dynamique, cela a tendance à légèrement casser le rythme. Un regret qui n'a rien de rédhibitoire, cependant. Celceta reste globalement très plaisant.

 
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