SHIN MEGAMI TENSEI - DEVIL SUMMONER : SOUL HACKERS
Japon - 1997/2012
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Shin Megami Tensei - Devil Summoner : Soul Hackers »
Genre : RPG
Développeur : Atlus
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : NIS America
Date de sortie : 20 septembre 2013
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Shin Megami Tensei - Devil Summoner : Soul Hackers »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Dans une ville japonaise fictive du nom d’Anami, un collectif de hackers tente de s’introduire dans Paradigm X, un monde virtuel lié à la ville. Les Spookies, dont le personnage principal est un éminent membre, vont rapidement se rendre compte que cette réalité n’aura de virtuelle que le nom puisqu’une machine inconnue invoque des démons meurtriers dans les couloirs du cyber espace.
Partagez sur :
C'est dans les (très) vieux pots qu'on fait...

Il est loin le temps où l'on pouvait se pavaner en racontant ses péripéties dans le monde de Megami Tensei. Si la saga, et ses nombreux spin off, sont souvent synonymes d'obscurité vidéoludique et de challenge élevé comparé à, au hasard, la saga Final Fantasy, quelques éditeurs occidentaux tentent, depuis quelques années, à marquer la série en dehors des frontières du Japon. Aujourd'hui, c'est Soul Hackers qui débarque sur Nintendo 3DS.

Difficile de localiser Devil Summoner sur l'arbre généalogique de la saga MegaTen tant la série est prolyxe en épisodes et en spin off. Parfois même certains épisodes sont des spin off de spin off, ce qui complique souvent les discours des archivistes du dimanche. Mais, historiquement, on peut déjà souligner le fait que cet épisode 3DS est un remake de la version Sega Saturn sortie en 1997, titre qui a, indubitablement, bercé l'adolescence et les longues soirées d'hiver de joueurs chevronnés amateurs d'import. Plutôt que remake, il faut recentrer l'idée sur le fait que cet épisode Nintendo 3DS est un portage. Un portage tout d'abord de par son scénario qui, même s'il n'a pas pris une ride, fait la part belle à des situations et des technologies que l'on ne connaît plus aujourd'hui, ou que l'on préfère effacer de notre mémoire. Portage encore car, même si on est loin de la version originelle, la technique du jeu ne fait franchement pas partie du haut du panier de ce que l'on peut trouver sur Nintendo 3DS. Mais comme d'habitude « chez » MegaTen, « l'intérêt se trouve ailleurs ». L'histoire prend place dans la ville fictive d'Amami, mégalopole nippone étouffante et retro futuriste rappelant bien évidemment Tokyo. Le joueur incarne un membre du gang Spookies, un collectif de hackers qui a pour objectif de pirater Paradigm X. Afin de donner une dimension dramatique au scénario, l'introspection ne se déroule pas comme prévu et les hackers se rendent rapidement compte que quelque chose dans Paradigm X est capable d'invoquer des créatures démoniaques. Il n'en faut pas plus au groupuscule pour se lancer à l'aventure et arpenter tous les recoins de ce monde virtuel qui ne l'est finalement pas tant que ça...

 

... parfois les meilleures confitures.


On aurait facilement pu croire qu'Atlus se serait donné la peine d'adapter le titre à la portable de Nintendo. Loin s'en faut, même s'il utilise, pas toujours de la plus belle des manières, les deux écrans de la console, Soul Hackers est assez proche de la version originale. En soit, ce n'est franchement pas un défaut, puisque les seize années du jeu ne se ressentent presque pas et que l'on retrouve toujours le magistral coup de crayon de Kazuma Kaneko. Malgré tout, on aurait pu s'attendre à un dépoussiérage des menus ou de la prise en main, qui ont, même s'ils restent réactifs, une forte odeur de siècle dernier. Le système de jeu est resté tel quel ; comprendre bien pensé, intéressant, mais franchement acrimonieux et assez austère pour qui s'y frotte pour la première fois. Le joueur doit arpenter les couloirs des donjons pour affronter les démons et, comme c'est la coutume dans la saga, les « charmer » et les convaincre de s'allier afin de devenir un personnage à part entière dans son sextet. Plus intéressant, même si l'on apprendra rien aux vieux briscards du MegaTen, le titre offre la possibilité au joueur de fusionner deux démons afin d'en obtenir un beaucoup plus puissant. Sans compter sur le système de loyauté, vraie « nouvelle » feature du titre qui prend une place prépondérante dans le gameplay. En 1997, Devil Summoner : Soul Hackers était ancré dans son temps. Les prémices de l'Internet grand public, ce coté cyberespace utopiste et fantasmé, un coté fantastique qui bouscule le joueur de virtuel en réel. Plus qu'un «RPG parmi tant d'autres», c'était une nouvelle immersive et pleine de rebondissements. Le gameplay, très classique, a fait ses preuves, mais il reste franchement d'un autre âge et il est assez compliqué aujourd'hui en 2013 d'adhérer pleinement à ce coté vieille école. Sans parler de sa réalisation qui, même si de très bonne facture, a quand même 16 ans dans les dents. Néanmoins, l'atmosphère cyberpunk, les musiques et la grammaire du jeu sauront garder la flamme nécessaire à l'élucidation de la trame principale qui vaut franchement la peine d'être jouée, ou lue, au choix.

Greeg Da Silva




Partagez sur :
 

Si l'on est vraiment TRES loin de ce dont est capable la Nintendo 3DS, en matière de 2D comme de 3D, il faut admettre que les graphismes, malgré leur âge certain, sauront ravir les amateurs de jeu à l'ancienne. C'est tout de même la seule chance pour bon nombre de joueur de vivre l'un des fondamentaux de la saga Devil Summoner, en anglais, puisque le remake du premier épisode de la saga (sorti en 1995 toujours sur Sega Saturn) n'a jamais eu la chance d'une version localisée dans sa version PSP. Alors fermons les yeux sur l'aspect technique, pour une fois.

 
Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2021