DEADLIGHT DIRECTOR’S CUT
Espagne - 2012/2016
Image plateforme « Xbox Live Arcade »Image plateforme « Playstation 4 »Image plateforme « Xbox One »
Image de « Deadlight Director’s Cut »
Genre : Horreur
Musique : Inconnu
Développeur : Tequila Works
Durée : faible
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Deep Silver
Date de sortie : 21 juin 2016
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Deadlight Director’s Cut »
portoflio
site officiel
LE PITCH
Nous sommes en 1986 dans les ruines de Seattle. Incarnant Randall Wayne, qui est à la recherche de sa famille, vous devez résoudre des énigmes et surmonter les dangers de l'environnement dans ce jeu de plateforme intense en 2D. Du fait de la rareté des ressources, les armes et les munitions notamment, le combat est rarement la meilleure solution. Pour survivre, vous devrez faire un choix crucial : contourner les zombies ou les mettre chaos dans des combats au corps à corps ou avec vos armes...
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summer of the dead

Depuis le début de la saison estivale une déferlante de jeux horrifique/post-apocalyptique à tendance zombiesque envahit nos consoles. Aujourd'hui, après les délires horrifico-pervers de  Lolipop chainsaw, l'intensité dramatique des épisodes pour le moins marquant de Walking dead : The video game, sans oublier l'exploration mélancolique des rues dévastés d'Haventon dans le surprenant I am Alive et en attendant de prendre part à l'aventure colossale du The Last of Us de Naughty Dog, le jeune studio Tequila Works nous propose, dans le cadre exclusif du Summer arcade du Xbox live, de nous plonger dans un jeu de plateforme horreur en 2D dont l'ambiance et la réalisation a de quoi retenir l'attention.

 

Tout commence par une attaque de zombies dans un abri où se sont réfugié quelques survivants. Mit dès le départ dans une situation de stress et d'incompréhension le joueur va devoir commencer à courir et à grimper pour sauver sa peau posant ainsi les bases d'une narration et par la même occasion d'un gameplay qui vont le suivre jusqu'à la fin de l'aventure. En effet, car si la scène d'introduction rappelle étrangement le début de films de zombies tels que le diptyque 28 ... Later dont les deux scènes d'intro sont respectivement des scènes de course poursuite qui installent les spectateurs dans un climat de stress et de confusion total, une fois les monstres semés pas question pour autant pour notre héros de se reposer. Dès la fin du premier chapitre, Randy se lance effectivement à la recherche de sa famille, traversant d'Est en Ouest la ville de Seattle en ruine en quête de la base militaire, lieu de rendez-vous de tous les rescapés. A l'ouest rien de nouveau et jusque-là Deadlight ne nous propose rien de bien folichon, ne sortant jamais des poncifs des scénarios basiques des histoires de zombies. Pourtant, peu à peu, au cours du périple de nombreux flashbacks et cauchemars nous permettent d'explorer le passé trouble de Randy et par la même occasion de revivre le jour où le monde a basculé, permettant ainsi à l'intrigue et au personnage principal de gagner en profondeur. Viennent également les nombreuses références à la culture post-apocalyptique/zombiesque telles que Je suis une légende, La Route, Walking Dead, Zombie, etc., qui étayent et font gagner de l'ampleur à cet univers au début pourtant très archétypal.

 

prince of zombiland

 

Mais tout ceci ne serait rien sans la réalisation incroyable du soft qui sublime la narration et tout ce background de références. Que ce soit in game via les décors affichant un sens du détail et une profondeur de champ hallucinante, ou l'ambiance sonore subtile jouant sur des notes dépressives où se mêlent les grognements des infectés et autres hurlements des victimes, ou encore via les cinématiques, dont l'esthétique dessin un peu cheap aurait pu rebuter, mais qui au contraire offre une véritable plus-value à l'ambiance et à l'identité du jeu, Deadlight nous subjugue par son ambiance et sa mise en scène.  Toutefois, la véritable surprise dans ce soft repose dans le gameplay. En effet, si Deadlight pose les bases d'un survival à l'ambiance soignée et stressante telle que peu de jeu d'horreur récent ont réussi à le faire, son gameplay par dans une toute autre direction, offrant au soft une diversité déroutante mais rafraichissent et ce en dépit de ses écarts par toujours très ludiques. En effet, en propulsant le joueur dans un univers en 2D, Deadlight lorgne étrangement du côté de jeux de plateforme oldschool tels que le Prince of Persia originel, mais aussi plus récemment du côté de jeux de qualité sortis exclusivement sur le XLA comme Shadow complex ou encore le conceptuel Limbo. Courir, sauter, abattre des obstacles et déclencher des interrupteurs tout en déjouant des pièges, tel va être le quotidien du joueur lancé dans l'aventure de Deadlight. Et de cette direction plateforme il en résulte les même conséquences que dans un jeu comme I am Alive, c'est-à-dire que chaque confrontation avec nos agresseurs, sont des moments de stress intense où l'on se fait très vite submergé. Toutefois, si au début cela accentue l'ambiance, certains passages, notamment le chapitre central dans les égouts, frôlent la bêtise en raison d'une difficulté mal calibrée, d'une action souvent brouillonne et d'un personnage assez rigide. Peu à peu le gameplay devient alors assez rébarbatif et ce en dépit de la faible durée de vie du soft, pour finir malheureusement sur un final scénaristiquement convenu et très décevant. D'autant que les bonus répartis tout au long de l'aventure sont assez inintéressants et ne poussent pas vraiment à rempiler pour l'aventure.

 

Un jeu sympathique donc qui étonne autant qu'il déçoit par son gameplay et qui grâce à son ambiance et à sa mise en scène qui fait quand même passer un agréable moment en attendant les gros titres de la fin de l'été.

 

Mise à jour Director's Cut


Même les titres indies peuvent s'offrir des portages sur les consoles New Generation. Plutôt intéressant, même si imparfait, Deadlight aurait dû profiter de cette nouvelle mouture pour revoir légèrement sa copie et gommer les quelques défauts d'origines. Étrangement, ce n'est pas forcément la voie qu'a choisi Tequila Works se bornant à laisser tel quel le gameplay assez redondant et les imprécisions de certains passages de plateforme. Pas de rectificatif donc, si ce n'est de très (mais alors très) légères améliorations graphiques, de petits effets de lumières plus généreux, Deadlight Director's Cut met surtout en avant l'ajout de matériel supplémentaires augmentant un poil la durée de vie. Cependant, journaux des développeurs ou galeries d'images ne vont pas forcément drainer grand monde. En l'occurrence on aurait sans doute été plus intéressé par le mode inédit Survie, si celui-ci ne s'avérait pas aussi succinct : coincé dans hôpital infesté d'ombres, Randall doit survivre le plus longtemps possible en faisant des moulinets avec sa hache. Un seul décor pour une épreuve qui ne joue que sur l'un des points les moins excitants du soft, ça déçoit. Reste le nouveau mode Cauchemar, qui a le mérite de rendre les quelques heures de jeu bien plus tendues, sans point de sauvegarde et avec en récompense une fin totalement inédite. Pour un « Director's Cut », les surprises restent tout de même assez anecdotiques.

Quentin Boutel




















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Depuis les jeux de lumières époustouflants jusque dans la foule de détails de chacun des environnements tous plus sublime les uns que les autres jouissant d'une profondeur de champ extraordinaire, Deadlight est techniquement éblouissant, surtout pour un jeu Xbox Live Arcade. Maitrise de la camera multi-plan à l'ancienne, la force du jeu est dans sa direction artistique, mêlant un étrange réalisme et un jeu d'ombres terriblement chiadé. On verrait bien un remake d'Another World avec le même traitement. A noté aussi un travaillé particulièrement soignée sur les ambiances sonores habillant un silence écrasant de quelques mélopées mélancoliques et de grognements lointains.

 
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