THE WALKING DEAD : EPISODE 1 : A NEW DAY
Etats-Unis - 2012
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Genre : Horreur
Développeur : Telltale Games
Durée : faible
Langue : Anglais
Distributeur : Telltale Games
Date de sortie : 27 avril 2012
Jeu : note
Technique : note
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LE PITCH
Plongez-vous dans le rôle de Lee Everett, un criminel reconnu coupable qui reçoit une seconde chance dans un monde dévasté par les morts-vivants.
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La mort leur va si bien

Série fleuve depuis 2003, le comics de Robert Kirkman et Charlie Adlard n'en finit pas de faire des petits. Entre la série télévisée, dont la seconde saison cartonne aux USA, et un premier roman, il n'est pas étonnant que The Walking Dead devienne désormais un jeu vidéo.

 

Mais pas un jeu vidéo comme on pouvait s'y attendre, qui zieuterait en direction d'un Resident Evil luxueux et bourré d'action. Les créateurs ont manifestement préféré privilégier l'identité de leur BD en préservant ce qui en fait la force : son aspect feuilletonnant tournant uniquement autour de ses personnages. Une force et une qualité qui rendent accros de numéro en numéro, et que Telltale Games, habitué à des licences comme Retour vers le futur ou Jurassic Park, capture avec une efficacité incroyable. Petit studio ayant travaillé pendant longtemps sur une modernisation du point'n click, se rapprochant de plus en plus dans ses mécanismes de l'épure d'une sorte d'aventure interactive, il semble avoir avec The Walking Dead définitivement trouvé son équilibre, en se rapprochant au plus près d'une narration à la Heavy Rain : quelques énigmes parfaitement intégrées dans l'histoires (et donc relativement faciles), de très courtes phases d'action opérant comme de rapides QTE ou comme une énigme factuelle reposant sur les reflexes... Mais finalement le plus important ici, ce sont les liens que tissent peu à peu le joueur avec ses interlocuteurs. L'histoire se déroulant quelques semaines avant le début du comics (dont le design est admirablement mis en 3D), le premier épisode intitulé A New Day place le joueur dans la peau de Lee, que le destin va permettre de retrouver la liberté pour mieux se retrouver confronté à l'invasion de mort-vivants.

 

la route

Dès les premières minutes, le dialogue d'ouverture pose les enjeux : chaque réponse (attention, le temps de réflexion est parfois très limité) entraînant une réaction différente du shérif, esquissant des contours différents du personnage principal. Une recette qui vient manifestement des titres Bioware comme Mass Effect, mais qui est ici l'argument principal du jeu, en particulier lorsque Lee devient le gardien de Clémentine, une gamine adorable dont la survie va dépendre de ce protecteur. Les actes, les choix draconiens poussant à sauver l'un à la place de l'autre, tout cela influe directement sur la suite de l'histoire, sur la relation avec la gamine et sur la psychologie du personnage. Passionnant, excitant, parfois légèrement stressant... mais surtout émotionnellement des plus troublants, comme lorsque Lee tombe nez-à-nez avec son frère zombifié ou lorsque Clémentine s'épanche enfin sur sa souffrance. Clairement, l'équipe de Telltale s'est surpassée dans l'écriture du (des ?) script, effaçant par simplicité un gameplay éprouvé pour faire vivre un survival horror différent, qui fait honneur à l'œuvre originale. Elle en reprend d'ailleurs aussi une partie du rythme, brinqueballant la poignée de survivants d'un lieu à un autre, d'une tragédie à une autre, les confrontant à des situations toujours différentes (la phase de sauvetage dans le motel en infiltration est excellente) et donc à une mise en scène constamment renouvelée. Annoncé en cinq épisodes (pour l'instant) qui seront diffusés au cours de l'année, ce Walking Dead fait entrer le studio dans la cour des grands et permet aux fans du comics de vivre pour la première fois de l'intérieur l'un des meilleurs essais du genre. Vraiment triste, alors, que ce petit bijou soit réservé uniquement aux joueurs bilingues ?

Nathanaël Bouton-Drouard








 

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Toujours dans un rapport minimum en termes techniques, préférant souligner un design cartoon parfaitement brossé plutôt que des environnements fouillés, Telltale passe à la vitesse supérieure en tablant sur des graphismes expressifs et cell-shadés mais gardant toujours la personnalité des illustrations de Charlie Adlard, tandis que les décors de motels désaffectés, de pharmacies en ruines se révèlent solidement construites et surtout admirablement mises en lumière par une photographie jouant avec classe sur les filtres de couleurs, un coucher de soleil crépusculaire ou une nuit imposante. Mais les habitudes ont la peau dure, et le soft est encore gâché régulièrement par quelques bugs dans les déplacements du personnage (qui se met à ralentir quand il approche des zones extérieures), dans le lancement d'un dialogue ou à cause de temps de chargement mal placés et trop longs.

 

 

 

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