KID ICARUS UPRISING
Shin Hikari Shinwa: Palutena no Kagami - Japon - 2012
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Kid Icarus Uprising »
Genre : Action
Développeur : Project Sora
Durée : élevée
Langue : Anglais sous-titré français
Distributeur : Nintendo
Date de sortie : 23 mars 2012
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Kid Icarus Uprising »
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site officiel
LE PITCH
La terrible Reine Medusa est sortie de sa retraite. L’impétueux Kid Icarus reprend le chemin de la guerre, aidé par la douce déesse Palutena, qui lui offre désormais la capacité de voler… mais sur un temps limité.
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7ème ciel

Les fines bouches peuvent aisément reprocher à la 3DS de se vautrer depuis son lancement dans les portages faciles (mais en relief !) et les mises au goût du jour de formules aussi consacrées que celle d'un certain plombier. Bonne console certes, mais qui manquerait de nouveauté digne de ce nom. En ce sens, Kid Icarus Uprising décolle à point nommé, venant démontrer que Nintendo en a encore et toujours sous le casque.

 

Pourtant le petit angelot n'a rien de bien neuf, résurgence tardive de deux expériences des années 1980 mêlant sobrement action et plates-formes sur Nes et Gameboy. De bons titres, mais qui ont pris un sacré coup de vieux (voir la ressortie du premier avec relief sur le marché de la 3DS), mais n'ont jamais entamé l'aura du jeune héros, revenu régulièrement titiller la nostalgie des joueurs, en particulier lors de sa participation remarquée à Super Smash Bros. Brawl. Pas étonnant d'ailleurs que ce soit le créateur de l'orgiaque jeu de bastion, Masahiro Sakurai (papa des Kirby et du sous-estimé Meteos), qui soit en charge de son grand retour. On retrouve du coup bien évidemment la prolifération de cadeaux, images, gadgets et autres armes à débloquer et à fusionner, avec entre autres un mode multi-joueurs à 4 qui verse du côté de la baston débridée, mais aussi la possibilité de choisir pour chaque tableau son niveau de difficulté (avec une première indication de la cartouche en fonction de ses propres performances). Le bonhomme aime récompenser les joueurs, et finalement dans Kid Icarus Uprising, chaque action, chaque niveau parcouru, chaque partie lancée avec des camarades aboutit à quelques surprises à retrouver dans la section Bonus.

 

La porte du paradis

Toujours très généreux, et surtout jamais adepte de la facilité, le père Sakurai. La preuve, plutôt que de verser dans une simple aventure / plates-formes comme on pouvait s'y attendre, Kid Icarus gagne enfin le pouvoir de vol, permettant au soft de s'élancer vers un genre trop souvent oublié : le shoot'em up. A la manière des mythiques productions de Treasure (Sin and Punishment 2 sur Wii est une merveille), la question n'est pas ici de confronter le joueur à quelques ennemis qui débarquent en vagues, mais bien de le plonger au cœur de l'action, envahi par un flot de créatures bubble-gum mais vindicatives, au rythme des pirouettes de la caméra, d'obstacles virtuels incessants et d'astuces visuelles, le tout en usant au maximum de la profondeur disponible grâce au relief. Renversantes, nerveuses, précises et terriblement excitantes, les phases de vols sont un régal absolu, jouant admirablement sur le un gameplay étrange : pad numérique pour déplacer le Kid, gâchette gauche pour tirer / charger et stylet pour viser. Passé un léger temps d'adaptation, la prise en main est certes épuisante (un socle est fourni dans le pack collector), mais d'une évidence totale.

 

Incarnation terrestre

 

Dommage que ce dosage électrisant soit quelque peu entamé lorsque le héros atterrit (au bout de 5 minutes en moyenne) pour effectuer une exploration au sol. Moins agile, il doit dès lors gérer la caméra en faisant glisser le stylet sur l'écran. Pas évident, surtout que les bestioles adverses ont tendance à se glisser dans le dos. Une maladresse certaine, qui se combine avec une difficulté rehaussée, mais contrebalancées par des phases d'exploration dotées de quelques passages secrets, de rencontres étonnantes avec des alliés temporaires et même de véhicules steampunk et des rails pour glisser comme un « djeuns ». Tout cela nous mène bien entendu vers un boss colossal et bien énervé, qui peut s'achever aussi rapidement que la jauge de vie du joueur. Outre ce léger défaut de gameplay, Kid Icarus Uprising avait tout du chef-d'œuvre surprise, emballé dans une direction artistique aussi bordélique qu'inspirée et une narration naïve dans le fond (avec tout de même de nombreux hommages aux premiers jeux et des dialogues parodiques) mais sauvée par une réalisation fluide et spectaculaire. Un passage obligatoire pour les possesseurs de la 3DS, quoi qu'il en soit.

Nathanaël Bouton-Drouard








 

 

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Même si le revival a été concocté par le studio Project Sora, il est clair que Kid Icarus Uprising profite de bout en bout du savoir faire maison de Nintendo. L'écran a beau afficher des dizaines d'ennemis et d'objets qui volent en tous sens, des décors grandioses qui se rapprochent de plus en plus, sans faillir, le tout avec un système de caméra libre, le résultat ne souffre d'aucun ralentissement ou défaut d'affichage. Très, très impressionnant, surtout que le relief est parfaitement introduit dans l'expérience de jeu, inspirant l'ensemble de la direction artistique. Cette dernière implique d'ailleurs largement des designs enfantins, mais parfois bien timbrés (faut aimer les sushis volants) et une bande sonore balançant avec un joli déhanché entre les envolées orchestrales et les tangos cubains. Un vrai régal.

 

 

 

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