FIFA FOOTBALL
Etats-Unis - 2012
Image plateforme « PS Vita »
Image de « FIFA Football »
Genre : Sport
Musique : Divers
Développeur : EA Sports
Durée : élevée
Langue : Français
Distributeur : EA Games
Date de sortie : 22 février 2012
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « FIFA Football »
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site officiel
LE PITCH
22 victimes d'hyperactivité en crampons et shorts courent frénétiquement après un ballon aux allures de damier. Pendant ce temps, ces milliers de personnes rugissent autour d'eux, après avoir payé pour deux heures l'équivalent d'une semaine de victuailles.
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Un stade dans la poche

EA Games ne pouvait passer à côté de la sortie de la Playstation Vita. En attendant des inévitables Need For Speed et Medal of Honor, la firme américaine investit avant son grand concurrent Konami le terrain de la simulation footballistique. Et dans le genre, FIFA Football a des arguments à revendre.

 

Pourquoi FIFA Football et non FIFA 12 ? Tout simplement parce que les innovations de la dernière mouture en date sur consoles de salon, comme l'Impact Engine ou la défense tactique (lire critique de Benoît Barny ci-contre) n'ont pas été implémentées dans cette édition nomade. Le jeu se montre pourtant plus évolué que FIFA 11 dans sa gestion des équipes, des mercatos ou encore du calendrier des matchs. Une version intermédiaire donc ? Pas seulement, car les développeurs se sont efforcés, à l'instar de Konami sur les versions Wii de Pro Evolution Soccer, d'adapter le gameplay aux riches possibilités du nouveau support de Sony. Ainsi, le tactile fait son apparition dans les codes de la série, amenant le joueur à revoir presque intégralement sa façon d'aborder les rencontres. En défense, il suffit de toucher un joueur pour l'incarner. En attaque, une pression sur l'écran permet de définir la direction d'une passe courte ou longue. Enfin, et c'est là la grande nouveauté, les face-à-face entre attaquant et gardien s'effectuent désormais via le pavé tactile au dos de la console, la position du doigt sur ledit pad influant sur l'angle du tir au but. Extrêmement précise, la reconnaissance donne lieu à des actions millimétrées, là où l'utilisation du pad analogique se montre encore hasardeuse sur consoles de salon.

 

Touch my ball

 

Reste un problème bien réel : la zone tactile étant sensible au moindre frôlement, il est conseillé d'ouvrir les mains au maximum, ce qui peut impliquer des risques quant à la bonne tenue de la console. Bien sûr, le gameplay classique est aussi proposé, et toutes les solutions tactiles peuvent être désactivées, mais ce serait passer à côté de la spécificité du soft. Autre spécificité, permettant d'aborder les matchs sous un angle extrêmement immersif (le style de caméra change d'ailleurs en fonction, passant d'une vue de côté à des mouvements de grue sur l'axe de profondeur), le mode carrière propose de vivre une saison de la vie d'un joueur précis. Pouvant être transféré d'un club à un autre, ledit personnage (créé par le joueur ou bien réel, selon les effectifs officiels de la saison 2011 / 2012) est alors le seul à pouvoir être manipulé lors des rencontres, sa réactivité quand il n'a pas la balle (retour en défense, anticipation des passes adverses, stratégie d'attaque et rapport à l'équipe) comptant autant que son efficacité une fois le ballon au pied. Passionnant, ce mode l'emporte étonnamment, en version nomade, sur les compétitions plus classiques. Il ne reste plus qu'à attendre d'EA Games qu'ils enchaînent sur des adaptations aussi convaincantes de leurs autres licences sportives, le regretté NBA Live en tête.

Simon Gruber




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Techniquement impressionnant, FIFA Football est une belle vitrine de la puissance de la Playstation Vita. Si l'on excepte des textures pas toujours idéales pour les terrains en eux-mêmes (le cercle central tend à pixelliser en vue rapprochée), l'ensemble n'a pas franchement à rougir face à la version PS3. Animation incroyablement fluide (ça nous change des moutures PSP), caméra dynamique proposant toujours un regard pertinent sur l'action, modélisations soignées, ambiance sonore au diapason (les commentaires sonnent justes et les bruits du stade sont aussi réels qu'ils peuvent l'être)... Rien à redire. Les nombreux modes de jeu (compétitions permettant de visiter tous les pays du monde, et donc toutes les équipes possibles et imaginables, modes carrière, simulation d'entraîneur, parties rapides ou en ligne, etc.) font également pencher la balance en faveur du soft, de même qu'un habillage toujours aussi convivial, le joueur pouvant pratiquer le tir entre deux menus ou rencontres. Un modèle de jeu de sport, donc, qu'on espère le premier d'une longue liste sur Vita.

 
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