RESIDENT EVIL - REVELATIONS
BioHazard - Revelations - Japon - 2012
Image plateforme « Nintendo 3DS »
Image de « Resident Evil - Revelations »
Genre : Survival-Horror
Musique : Inconnu
Développeur : Capcom
Durée : moyenne
Langue : Français, anglais, allemand.
Distributeur : Capcom
Date de sortie : 27 janvier 2012
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Resident Evil - Revelations »
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LE PITCH
Chris Redfield a disparu. Apprenant cette nouvelle, la BSAA envoie deux de ses meilleurs agents sur le terrain : Jill Valentine et son nouveau partenaire, Parker Luciani. Suivant la piste d’un message laissé par Chris, Jill et son coéquipier traversent une Méditerranée déchainée à bord d’un remorqueur. Approchant de leur objectif, ils aperçoivent un gigantesque bateau noir, un navire fantôme qui servait autrefois aux croisières.
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Ghost Ship

Fortement atteinte par un Resident Evil Mercenaries qui ne faisait en définitive qu'office de bande-annonce luxueuse (et bien trop chère), la saga de Capcom méritait pourtant qu'on revienne tenter l'aventure sur 3DS. Avant un 6ème épisode attendu pour la fin de l'année, l'éditeur rappelle que c'est bel et bien sur consoles que les Resident Evil font trembler.

 

Exit donc le soft entièrement tourné sur la compétition multi-joueurs, Revelations entend, comme son nom l'indique, faire durablement progresser la chronologie de la licence. Concoctée par Dai Satô (scénariste sur Cowboy Bebop ou Ghost in the Shell Stand Alone Complex), la trame se montre d'ailleurs largement plus tarabiscotée qu'à l'accoutumée, faisant passer régulièrement le joueur d'une équipe à une autre, d'un lieu à l'autre (quelques détours à prévoir dans des cimes enneigées par exemple), d'une temporalité à une autre. Un bon moyen de brouiller les pistes (même si pour le coup il ne faut vraiment pas chercher pour voir les choses venir), ce qui permet aussi, chose étonnante, d'alterner les tonalités, l'un des duos se montrant relativement poissard. Un peu d'humour dans des entrelacs supporte un rythme constamment haletant et toujours tendu, avec au centre la relation iconique entre Chris Redfield et Jill Valentine. Se déroulant quelque part entre les épisodes 4 & 5, le titre 3DS n'entend heureusement pas oublier ses origines on ne peut plus bis, concentrant essentiellement son action sur un paquebot déserté par l'humanité... beaucoup moins par des créatures mutantes voraces. Entre une promenade transformée en coupe-gorge, un hall qui semble tout droit sorti du manoir Spencer d'antan, et des monstres qui sortent des placards ou jaillissent du hors-champ pour s'attaquer à la sexy Jessica, l'ambiance ne démérite pas, retrouvant dans ses meilleurs moments des atours d'attraction façon « maison fantôme ».

 

Retribution

 

D'ailleurs, le gameplay a lui aussi ce côté « à l'ancienne », rappelant un certain Resident Evil Dead Aim sur PS2 dans son alternance entre vue à la troisième personne rigide et vue à la première personne dès lors que l'on sort les flingues (bien entendu multiples et customisables). Déstabilisant au départ, ce dispositif se montre rapidement praticable, en tout cas presque autant que le gameplay à la Resident Evil 5 uniquement accessible pour ceux qui auront investi dans le pack collector du jeu. Celui-ci contient en effet un accessoire permettant d'ajouter un second stick à la 3DS. Certes on peut désormais tirer sans ralentir l'action, mais la console en devient légèrement plus lourde. A chacun de choisir en somme, puisque la maniabilité reste nerveuse, la mise en scène musclée (certains passages rappellent même Titanic) et la difficulté un cran au-dessus des habitudes. Doté d'une aventure solo d'un peu plus de dix heures, Revelations se révèle (hum) être un jalon essentiel de la saga, non pas forcément pour son scénario abracadabrantesque, plus fun qu'intense, mais pour la maîtrise qu'il affiche, d'autant plus appréciable qu'il se déroule sur une machine nomade. La petite cartouche contient d'ailleurs en outre un mode « Commandos » permettant d'enchaîner de courtes missions seul ou à deux (en wifi direct ou via le net) pour exploser le score et récolter quelques items supplémentaires. Pas indispensable, mais le cadeau est apprécié.

Nathanaël Bouton-Drouard








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Si Capcom s'est véritablement efforcé d'adapter aux mieux les mécaniques des Resident Evil à la petite machine costaude de Nintendo, il montre aussi que son fameux moteur MT Framework développé pour Lost Planet 2 et Resident Evil 5 tourne à la perfection sur une 3DS. Les modélisations sont tout simplement superbes (les fesses de Jill Valentine n'ont jamais fait autant d'effet), les animations ne décrochent jamais et les décors sont d'une richesse impressionnante. Aucun ralentissement à noter si ce n'est lors des phases d'ascenseur (utilisées pour charger la zone suivante), ni de bugs vraiment notables. Un haut niveau technique qui devrait prouver définitivement qu'entre la DS et la 3DS il y a un immense fossé, même si pour le coup le relief n'est jamais franchement exploité. Il est joliment intégré (pas de mal de tête) mais n'apporte pas grand-chose. Finalement, le seul reproche se ferait au niveau des nombreuses cinématiques en images de synthèse. Belles, parfois spectaculaires, elles souffrent d'une compression pas franchement avantageuse.

 
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