SAMURAI SHODOWN ANTHOLOGY
Samurai Spirits Anthology - Japon - 1992 - 2007
Image plateforme « Wii »Image plateforme « Playstation 2 »
Image de « Samurai Shodown Anthology »
Genre : Combat
Musique : Divers
Développeur : SNK, SNK Playmore
Durée : élevée
Langue : Anglais
Distributeur : Ignition Entertainment
Date de sortie : 2 avril 2009
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Samurai Shodown Anthology »
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site officiel
LE PITCH
A la fin du XVIIIe siècle, le Japon voit les lames du monde entier se croiser : certains se battent pour protéger le monde d’un pouvoir démoniaque, d’autres pour éprouver leur force…
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Ladies and Gentlemen, sharpen your blades

On ne présente plus SNK, la firme qui a fait les beaux jours de l'arcade en offrant au Street Fighter de Capcom ses rivaux les plus prestigieux. Mais après des années de duels pieds et poings, la société décide de pimenter les débats en créant, en 1993, un jeu de combat à l'arme blanche : Samurai Spirits.

 

En ces temps où le retro-gaming est en vogue, l'éditeur culte qu'a été SNK n'a jamais été aussi présent dans l'actualité : ses séries sont rééditées sur les consoles d'aujourd'hui et c'est un vrai bonheur d'acquérir l'une de ces compilations à prix doux, au lieu de débourser des mille et des cents (au sens propre sur Neo Geo !) pour un titre unique. Et nous avons une nouvelle fois affaire à du lourd avec les six épisodes de Samurai Showdown (Samurai Spirits au Japon, donc) réunis sur un seul disque. Les plus pointilleux regretteront l'absence de SS V Special, mais se consoleront en découvrant pour la première fois une version occidentale officielle de SS Tenkaichi Kenkakuden (le sixième volet développé par SNK Playmore). Les collectionneurs auraient aussi aimé un contenu un peu plus riche en bonus : outre les six titres, on ne trouve qu'un mini-jeu spécial dans lequel le joueur s'amuse à ramasser divers objets avec les animaux qui accompagnent certains combattants (Poppy, le chien de Galford, Mamahaha, le faucon de Nakoruru etc.). Pas vraiment de quoi rêver, surtout lorsque l'on fait la comparaison avec Sega Megadrive Ultimate Collection et ses interviews vidéo, entre autres.

 

Ippon !

 

Quant aux jeux en eux-mêmes, les connaisseurs n'auront pas de surprise, mais en auront à coup sûr pour leur argent : aucun changement par rapport aux versions arcade / Neo Geo (hormis quelques courts temps de chargement dus au support disque), les sensations d'époques sont intactes. Bien sûr, retoucher aux épisodes I et II aujourd'hui n'est pas si facile : le gameplay des débuts a un peu vieilli et leur rigidité fera fuir les nouveaux venus. Mais les moutures suivantes ont conservé la délicieuse saveur des années 90 et affichent des combats aussi violents que spectaculaires. Soyez tout de même prévenus, Samurai Shodown ne se joue pas comme un King of Fighters et encore moins comme un Street Fighter ! Ceux qui pensent foncer sur leur adversaire se heurteront très vite à ce gameplay particulièrement punitif qui fait l'essence de la série. Le bon joueur ne sera pas forcément celui qui fait pleuvoir les combos, mais plutôt celui qui sait attendre le bon moment pour placer l'attaque qui fera un max de dégât. C'est vrai, ceux qui découvrent la série risquent d'être frustrés mais, en plus d'offrir une grande richesse, Samurai Shodown a le mérite de sortir de l'ordinaire des jeux de combat.

Benoît Barny




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En son temps, chaque épisode de Samurai Showdown a mis une claque mémorable aux amateurs de jeux de baston. Comme tous les titres de la firme, la réalisation atteignait un niveau impressionnant : à moins de posséder la Neo Geo et l'une de ses onéreuses cartouches (plus de 1500 francs en moyenne, on vous laisse faire la conversion !), on ne pouvait s'empêcher de saliver devant les screenshots des magazines, d'autant plus une fois devant la borne d'arcade : les sprites étaient énormes, les décors fourmillaient de détails, les couleurs éclatantes laissaient une trace indélébile dans les mémoires... Toute une époque. Aujourd'hui, les choses ont changé, les technologies n'ont cessé de s'améliorer et notre œil s'habitue à l'affichage en 1080P. Du coup, les jeux 2D de l'époque n'ont plus le même impact : ce niveau de détail, ces personnages qui prennent tout l'écran, tout cela fait désormais partie de notre quotidien ; d'autant que les personnages semblent désormais très pixélisés par rapport à ce que l'on peut voir dans des titres plus récents (et encore plus sur un écran HD, évidemment). Le cas le plus éloquent concerne Samurai Shodown VI, où les personnages se détachent énormément des décors en haute résolution. Cela dit, la 2D vieillit bien mieux que la 3D, et les jeux Neo Geo de l'époque ont toujours un charme fou. Samurai Shodown confirme la règle grâce à sa direction artistique irréprochable. Les décors sont tous plus enchanteurs les uns que les autres, les personnages sont d'un charisme fou et les effets de mise en scène (comme les pétales de cerisiers sur fond noir qui introduisent les combats) créent une ambiance particulière et marquante. Si l'animation n'est pas aussi détaillée que celle d'un jeu 3D, elle est assez dynamique pour donner de l'intensité aux confrontations.

 
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