CRYSIS 2
Allemagne - 2011
Image plateforme « Playstation 3 »Image plateforme « Xbox 360 »Image plateforme « PC »
Image de « Crysis 2 »
Genre : FPS
Musique : Divers
Développeur : Crytek Studios
Durée : moyenne
Langue : Français
Distributeur : EA Games
Date de sortie : 24 mars 2011
Jeu : note
Technique : note
Jaquette de « Crysis 2 »
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site officiel
LE PITCH
Trois ans après les évènements du premier opus, un violent virus frappe la ville de New York. Se voyant confier une nanocombinaison dernier cri par un agent secret mourrant, un homme seul va devoir trouver un moyen de comprendre les raisons de ce chaos, tout en survivant aux assauts de militaires sanguinaires et d'aliens belliqueux.
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Soldat de plomb ?

Le premier Crysis n'était sorti que sur PC. Belle erreur, à une époque où la « Next Gen » vampirisait l'attention des gamers. Davantage qu'une suite, Crysis 2 apparaît donc comme une entreprise d'élargissement de cœur de cible, le soft sortant conjointement sur tous les supports capables de gérer son incroyable fourmillement graphique...

 

Directement inspiré du Predator de McTiernan, le premier Crysis s'adressait aux plus geeks des joueurs, la gestion de sa nanocombinaison vedette (élément distinctif principal du Game Design, soit dit en passant) demandant de jongler avec une foule de commandes et d'aborder les combats avec un sens aigu de la stratégie guerrière. Pour cause d'exploitation sur consoles, par conséquent d'adaptation nécessaire aux gamepads grand public, Crysis 2 allège considérablement son ergonomie. Certains tiqueront évidemment, mais on osera dire ici que cette simplification n'est pas un mal, la cohésion et l'accessibilité des touches rendant la maniabilité autrement plus intuitive, et donc l'expérience beaucoup plus immersive. Après tout, le jeu met en scène une technologie commandée par signaux d'ADN, et parvenir à effectuer sans problème les cabrioles les plus folles n'est que pure logique. Oubliez les sous-menus de l'original : il suffit désormais de presser plus longuement une touche d'action (saut, direction, attaque au corps-à-corps) pour engager une fonctionnalité de l'armure (super saut, rapidité accrue, coups de tatanes bioniques). Pragmatiques, des gâchettes donnent accès à un camouflage thermique ou un bouclier temporaire, tandis que la touche Select permet d'accéder à des améliorations à débloquer en ramassant des traces d'ADN sur les cadavres extraterrestres. Simple comme bonjour ? Heureusement, car la campagne ne l'est en aucun cas.

 

Couloirs de la mort

 

Tout linéaire soit-il (les couloirs déguisés affluent, les scripts sont nombreux et intégrés assez artificiellement à l'action, le décor est d'une rigidité frustrante), Crysis 2 propose une aventure de science-fiction concise, bien racontée, au challenge relevé et riche en affrontements épiques, dont la géométrie des arènes constituent l'enjeu principal. Le soft sait varier les plaisirs dans son approche de l'action : places dévastées à arpenter sur plusieurs niveaux, souterrains rectilignes, autoroute plongée dans la brume, parcs et espaces verts envahis de toute part, etc. Plusieurs approches sont envisageables pour chaque séquence : infiltration à l'aide du camouflage, contournement sournois, attaque frontale, virée motorisée (certains véhicules - certains uniquement - sont pilotables)... La mise en place des affrontements compte d'ailleurs autant que l'échauffourée elle-même, un bref moment de calme permettant de cibler ses ennemis de manière stratégique et de prendre ses marques avant d'arpenter à la dure le champ de bataille. Bien vu. Reprenant à son compte les codes narratifs des deux Half-Life (héros muet, engoncé dans une combinaison dernier cri, pris entre deux feux, l'un militaire, l'autre alien), Crysis 2 ne réinvente pas la poudre mais donne dans l'exploitation de haute volée, spectaculaire à souhait et graphiquement ultra classieuse. On n'en demandait pas davantage.

Alexandre Poncet

 

 

 

 

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Tout au long des deux ans de sa production, le studio de développement Crytek n'avait pas hésité à annoncer cette suite comme « le plus beau jeu de tous les temps », une tuerie visuelle tellement cosmique qu'elle redéfinirait les standards actuels et rehausserait les attentes vis-à-vis des jeux New Gen. A en juger sur pièces, Crysis 2 est effectivement d'une beauté sidérante sur consoles, damant le pion aux derniers titres Unreal Engine (Gears of War 2 et Bulletstorm en tête) grâce à une gestion des ombres et de la lumière autrement plus naturelle et subtile. Sur un PC équipé d'une GeForce GTX 460, la finesse des textures et l'avalanche d'effets visuels donnent carrément le tournis. Tout est affaire de détails, et à ce niveau, le soft place vraiment la barre très, très haut. Dommage dès lors que les environnements se révèlent être aussi rigides : à part des voitures à envoyer valser à l'horizon d'un coup de botte bionique, l'interaction reste minimale : comme aux anciens temps du FPS, certains grillages et autres vitres sont immuables et résistent même à des tirs de lance-roquettes. Les vieilles habitudes sont donc toujours de mise, y compris en termes de multijoueurs : les modes Capture de Flag, Capture de Zone, Deathmatch et Team Deathmatch sont on ne peut plus classiques. Un peu plus d'efforts à ce niveau pour le numéro 3, serait-ce possible ?

 
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