LE DERNIER MAîTRE DE L’AIR
The Last Airbender - Etats-Unis - 2010
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Le Dernier Maître de l’air »
Genre : Fantastique
Réalisateur : M. Night Shyamalan
Image : 2.35 16/9
Son : DTS HD Master Audio 5.1 Anglais, Dolby Digital 5.1 français, italien, espagnol…
Sous-titre : Français, anglais, italien, norvégien…
Durée : 109 minutes
Distributeur : Paramount Home Entertainment
Date de sortie : 30 novembre 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Le Dernier Maître de l’air »
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LE PITCH
Air, Eau, Terre, Feu : l'équilibre du monde bascule par une guerre sauvage engagée depuis un siècle déjà par la Nation du Feu contre les trois autres nations. Mettant au défi son courage et son aptitude au combat, Aang découvre qu’il est le nouvel Avatar, seul être capable de maîtriser les quatre éléments. Il s’allie à Katara, un Maître de l’Eau, et à son frère aîné Sokka, afin de stopper la Nation du Feu avant qu'il ne soit trop tard...
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Le 5ème élément

Méchamment brancardé par la critique américaine et des spectateur l'annonçant comme l'un des pires films de ces dernières années, Le Dernier Maitre de l'air a largement de quoi faire flipper les curieux, déjà bien fatigués par la vague de fantastique enfantin entamée par les adaptations d'Harry Potter. Mais une fois le long-métrage visionné, impossible de comprendre une telle rage.

Alors que tout le monde attend impatiemment un Incassable 2 (toujours plus ou moins en projet), ou en tout cas son grand retour avec un film de premier ordre, M. Night Shyamalan, en disgrâce après son laborieux Phénomènes, a surpris son monde en annonçant son adaptation de la série animée Avatar (rien à voir avec le film de Cameron). Soi-disant motivé par la passion de ses enfants pour la création de Michael Dante DiMartino et Bryan Konietzko, mais sans doute plus par la possibilité de s'offrir un nouveau succès commercial bien des années après Le Sixième Sens, le réalisateur délaisse donc sa mise en scène rigide et précieuse, pour se lancer dans un grand divertissement familial. Un changement total de terrain et d'univers, qui justement oblige le créateur de La Jeune Fille de l'eau ou Signes à dynamiser sa grammaire et festoyer joyeusement avec les effets spéciaux d'ILM. Heureusement, il ne manque jamais de talent et outre une direction artistique ravissante, nous livre de superbes décors orientalisants et quelques plans épiques parfaitement efficaces (l'invasion militaire de la Nation du feu). Mais ce sont surtout les séquences mêlant arts-martiaux et magie élémentaire qui marquent le plus.

 

suivez la flèche


Embrassant avec naturel l'essence même des films d'arts martiaux chinois, ces passages réjouissants suivent avec une fluidité aérienne les mouvements amples des différents combattants, faisant apparaître leurs différents pouvoirs comme un simple prolongement des différents katas, et surtout utilisant à bon escient les différents éléments du décor à la manière des anciennes productions hongkongaises. Un respect et une compréhension que l'on a rarement pu observer dans un film américain, qui culmine en un plan-séquence magistral lors du premier réveil de la rébellion, des ralentis jamais pesants et surtout un final d'une intensité dramatique digne de la séquence centrale du Village. Le Dernier Maître de l'air en met plein les yeux et épanche une poésie visuelle malheureusement parfois égratignée par des raccourcis scénaristiques un peu abrupts et un jeu d'acteurs pas toujours des plus subtils. Mais malgré ses hésitations textuelles, les particularités de la série originale restent intactes : quête mystique, absence intelligente de manichéisme, universalité... Un joli spectacle qui ne cultive pas l'infantilisme, c'est déjà un signe de très bonne santé.

Nathanaël Bouton-Drouard




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Image :
Encore une fois Paramount gâte sa production. Sans esbroufe ni effets tape-à-l'œil, le film de Shyamalan s'étale gaiment en 1080p sur un Blu-ray imposant sans difficulté aucune les variations de couleurs (chaudes, bleutées...), toutes admirablement retranscrites et épaulées par des noirs avides de perfection. La flèche lumineuse qui apparait sur le front d'Aang resplendit, tout comme l'ensemble des effets lumineux qui démontrent la précision du master, à l'instar du nombre de détails apparaissant dans les arrières-plans ou lors des cadrages plus serrés. Difficile de trouver ici quoi que ce soit à redire.

 

Son :
De l'ouverture sur le logo de Paramount où les étoiles traversent l'écran jusque derrière les spectateurs à l'immense vague soulevée par le jeune héros lors du climax, en passant par la terre qui roule sous la volonté des élémentaristes, la piste sonore anglaise DTS -HD Master Audio profite d'un dynamisme fluide, naturel et constant qui révèle autant la puissance des magies utilisées que l'émotion derrière chaque scène. La musique de James Newton Howard expose sa volonté épique et sentimentale sur toutes les enceintes sans jamais envahir les dialogues autant frontaux que latéraux. Dommage que la version française (car c'est un film pour enfants) soit bien plus timide et doive surtout souffrir d'un doublage assez navrant de platitude.

 

Interactivité :
Pas forcément essentielle, l'option PIP du Dernier Maître de l'air propose en cours de visionnage d'observer dans une petite fenêtre interviews de l'équipe et extraits du tournage relativement classiques. Ces segments sont en partie incorporés au long documentaire (un tout petit peu moins d'une heure), qui constitue le gros de l'interactivité. Celui-ci propose un détour du côté des acteurs mais aussi des « personnes de l'ombre » avec une construction bien carrée, et manquant donc d'un peu de relief. Pour retrouver les références à la série animée originale il faut cependant se diriger vers une petite featurette, à laquelle s'ajoute d'ailleurs un sujet plus poussé sur le tournage du grand final et un mini-reportage sur l'interprète de Katara (elle est mimi, rigolote... bin voila c'est tout). Bizarre cependant au vu des raccourcis narratifs opérés par le film que seules quatre scènes coupées soient ici présentes, surtout qu'elles n'éclairent finalement pas grand-chose.

 

Liste des bonus : Notes sur Avatar (option PiP), A la découverte du Dernier Maitre de l'air (57'), Le siège du Nord (19'), Les Origines de l'Avatar (7'), Une journée avec Katara (6'), 4 Scènes inédites (11'), Bêtisier 54'), Bandes-annonces

 
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