FREDDY VS. JASON
Etats-Unis - 2003
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Freddy vs. Jason »
Genre : Horreur
Réalisateur : Ronny Yu
Musique : Graeme Revell
Image : 2.35 16/9
Son : Anglais et Français Dolby True HD 5.1
Sous-titre : Français
Durée : 97 minutes
Distributeur : Metropolitan
Date de sortie : 5 octobre 2010
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Freddy vs. Jason »
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site officiel
LE PITCH
Voilà bien longtemps que Freddy ne hante plus les nuits des jeunes de Elm Street. Les drogues secrètement administrées aux adolescents par leurs parents empêchent tous les cauchemars et le condamnent à l'impuissance. Pourtant, non loin de là, l'instrument de sa vengeance attend... Jason, le tueur maniaque enterré, n'est pas tout à fait mort. Freddy le sait et décide de pénétrer son esprit. Il va faire de lui le bras armé de son terrifiant retour. Bientôt, Elm Street redevient un enf...
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Morituri te salutant

Maintes fois annoncé, maintes fois repoussé, le face-à-face entre Freddy (Les Griffes de la nuit) et Jason (Vendredi 13) aura finalement eu lieu. Un combat sans doute pas aussi grandiose qu'attendu, mais qui reste aujourd'hui le dernier sursaut de deux icones populaires massacrées depuis par Michael Bay et ses comparses.

 

Projet de longue haleine et fantasme d'amateurs de genre à l'instar d'Aliens Vs Predator, la rencontre inopinée entre la création de Wes Craven et celle de Sean S. Cunningham aura su se faire attendre. Entre des questions de droits à gérer (Paramount détenait ceux de la licence Vendredi 13, Les Griffes de la nuit appartenait à New Line), d'âpres conversations au sein même du studio de Robert Shaye et une quinzaine de réécritures, il aura fallu se montrer patient entre l'annonce exposée lors du final de Jason va en enfer et la réalisation même de Freddy Vs Jason. Un long voyage dont le duo de scénaristes Damian Shannon et Mark Swift semblent avoir été les premières victimes. Fidèles aux mythologies des deux personnages mythiques, ils imaginent une suite directe à l'excellent Freddy 3 Les Griffes du cauchemar, se réappropriant l'idée de la clinique pour adolescents tourmentés et la fameuse petite pilule qui fait disparaître les rêves. Un projet jugé trop dense et complexe par la production qui préfère confier à David Goyer (Batman Begins, Blade Trinity) le soin de charcuter le tout, réduisant les personnages et la trame à leur plus simple expression et imaginant quelques caractéristiques étranges (Jason est aquaphobique). 

 

royal rumble

 

La messe est dite : Freddy Vs Jason doit être un film popcorn bas du front, un divertissement bourrin et suffisamment crétin pour plaire à la masse. Dans ce petit jeu de la prise de risque minimum, la réalisation est rapidement confiée à Ronny Yu, ancien réalisateur de génie (Jiang-Hu), devenu yes-man malin avec son revival La Fiancée de Chucky. Ca tombe bien, ce dernier fait rarement dans la dentelle et prend ici un malin plaisir à reprendre nombre de codes des deux séries pour les entremêler avec plus ou moins d'inspiration. Quelques scènes de rêves réussies, des massacres à la machette bien sentis et méchamment gores... à la puissante malheureusement trop souvent atténuée par une sur-utilisation d'images de synthèse trop lisses. Réduits à de simples sacs à viandes, les ados ne relèvent pas vraiment la sauce, affichant leurs implants mammaires comme une manifestation évidente de leur stupidité, bien plus à leur place dans un Vendredi 13 de série que dans une telle rencontre au sommet. Plutôt bien rythmé et fun, mais con comme un ballon, Freddy vs Jason reste tout de même un hommage appréciable envers ces deux icones du cinéma d'horreur des années 80-90 (comme le souligne la photographie léchée et clipesque de Yu), retrouvant ici leur méchanceté légendaire et un aspect craspec-rigolo qu'ont tristement oubliés leurs récents remakes par Platinum Dune. Une sorte de baroud d'honneur, entériné par l'interprétation toujours aussi savoureuse de Robert Englund, qui aurait sans doute mérité mieux qu'un combat de catch ringard en guise de grand final.

Nathanaël Bouton-Drouard






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Image :
Déjà carrément bluffant en DVD, Freddy vs Jason s'étale avec hardiesse en HD. Profitant du travail esthétique saturé du réalisateur, le Blu-ray impose des couleurs pleines, vives, et des contrastes magnifiques. Que se soit au travers des filtres bleus, rouges, ou dans les séquences à la photographie plus naturelle, le tout allie un léger grain et une précision à peine entamée par quelques plans nocturnes aux arrières plans plus vaporeux.    

 

Son :
A gros film bien bourrin, pistes sonores tout aussi tonitruantes. Pour le coup les versions française et anglaise font preuve de la même énergie avec des effets qui partent dans tous les sens, font sursauter le caisson de basses et saigner les tympans. Et malgré une telle débauche de pyrotechnie sonore, la balance trouve un bon équilibre entre les hurlements des ados et les jeux musicaux de Graeme Revell.  

 

Interactivité :
on peut remercier Metropolitan de continuer à rééditer systématiquement l'intégralité des bonus DVD sur leurs Blu-ray. Surtout lorsqu'ils sont aussi généreux que ceux du présent disque. Certes il faut en passer par quelques featurettes rigolardes sur les origines des deux personnages et quelques fadaises exposées par la production, mais sous le vernis étalé, la vérité apparaît à plusieurs reprises : du script charcuté aux ambitions démesurées de Yu en passant par les années de « Developpement Hell », la langue de bois ne résiste pas à la charge. Toujours aussi rigolard et pétri d'amour pour son personnage phare, Robert Englund est comme souvent l'une des raisons premières de la sympathique que procure le visionnage des multiples bonus, à l'instar du commentaire audio où, accompagné du réalisateur et de Ken Kirzinger, il fait preuve d'un humour corrosif. Très complète, la galette propose en sus un long descriptif des effets spéciaux d'une dizaine de scènes bien corsées, ainsi qu'une grosse poignée de scènes coupées. Pas forcément toutes nécessaires, on retiendra surtout une séquence de cauchemar très 80's et une fin originale bien plus classieuse que le clin d'œil appuyé choisi par New Line.

 

Liste des Bonus : Autour du film (56'), Les effets visuels (34'), Scènes coupées et fins alternatives (16'), Matériel promotionnel (10'), Bandes-annonces

 
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