L'AIR DE PARIS
France - 1954
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Image de « L'Air de Paris »
Réalisateur : Marcel Carné
Musique : Maurice Thiriet
Image : 1.33 4/3
Son : Français DTS HD Master Audio mono
Sous-titre : Français pour sourds et malentendants
Durée : 107 minutes
Distributeur : Coin de Mire
Date de sortie : 28 octobre 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « L'Air de Paris »
portoflio
LE PITCH
Victor, ancien boxeur, dirige une salle d’entraînement où viennent de jeunes espoirs. Il fait la connaissance d’André Ménard qui s’affirme très vite comme le futur champion que Victor a toujours recherché. Victor installe le jeune homme chez lui et lui consacre tout son temps jusqu’au jour où l’amour fait irruption dans la vie du champion et perturbe l’amitié des deux hommes…
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L'Amour du ring

Réunissant quinze ans après Le Jour se lève le couple mythique Jean Gabin / Arletty, Marcel Carné fait à nouveau revivre le Paris d'autrefois, populaire, sombre parfois mais toujours emprunt d'un bel espoir... une lueur qui passe ici par la présence de Roland Lesaffre, jeune espoir de l'époque et ancien champion de boxe.

Si le film de boxe est aujourd'hui un genre en soit, et relativement populaire qui plus est, il ne fait pas forcément l'unanimité dans la France de l'après-guerre et les producteurs ne se battent pas pour donner le feu vert à Marcel Carné (Les Enfants du Paradis, Quai des brumes...) et ce malgré l'excellent accueil réservé à son précédent Thérèse Raquin. Peu importe, le cinéaste croit farouchement en sa nouvelle passion et entraine aisément avec lui son amis et collaborateur régulier Jean Gabin... et ce même si la star française va peu à peu se rendre compte que les dernières modifications du scénario ont tendance à l'éclipser derrière l'autre passion de Carné : Roland Lesaffre. Un jeune homme plutôt charmant, bien charpenté, mais surtout nouveau compagnon du réalisateur, qui devient rapidement le personnage principal du film, à qui on lui ajoint même une romance avec une charmante bourgeoise en quête d'encanaillement. Quelques tensions seront à priori perceptibles sur le tournage (Lesaffre se ventant de son apparition dans La Main au collet, Gabin affirmant son expérience...), mais cet état de fait transforme surtout d'étrange manière cette relation amicale et virile entre l'entraineur convaincu de tenir enfin le poulain tant attendu, et le môme des quartiers, un peu paumé et naïf, qui va reprendre sa vie en main grâce au sport.

 

double round


Quelque chose que l'on retrouve dans de nombreux films de boxe, jusqu'au récent Creed, mais qui se teinte inévitablement d'atours de bromance un peu savonneuse, en particulier lorsque la caméra s'attarde sur le beau gosse prenant sa douche après un dur entrainement, où reléguant les dames à la poule inconstante pour la plus jeune (Marie Daems très oubliable), où à une épouse aigrie et un brin jalouse pour l'autre (Arletty toujours aussi imparable). Des briseuses de rêve en somme qui restent en périphérie de ce monde d'hommes (tu m'étonnes...) et d'un petit drame en notes mineurs au scénario pas forcément exceptionnel mais toujours habilement dialogué et à la plastique noir et blanc admirablement construite et photographiée. Les séquences de match sont parfaitement rendues par des constructions scéniques écrasantes et fermées, par un montage et des cadrages plutôt tendus pour l'époque, mais L'Air de Paris n'est au final jamais aussi savoureux que lorsqu'il raconte le plus naturellement possible ce Paris un peu oublié, aujourd'hui bien lointain, des quartiers populaires et des masses ouvrières qui enfilaient les gangs afin d'oublier les dures journées de labeur. Rien d'étonnant à ce que le film s'ouvre par une ballade nonchalante, et déjà nostalgique, dans les rues de la ville en compagnie de la voix d'Yves Montant et son « air de Paris ».

Nathanaël Bouton-Drouard






 

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Image :
Nouvelle copie HD pour L'Air de Paris toujours confectionné par les équipes de Studio Canal et donc sans un nouveau scan des négatifs à la clef. Le nettoyages plutôt efficace, même si on aperçoit encore quelques scories, a donc été effectué uniquement avec des outils numériques ce qui forcément impact des cadres peut-être pas aussi précis qu'ils auraient pu l'être. Plans de transition, fondus, où plans plus généraux de la ville sont ainsi marqués par un rendu plus doux, mais pour le reste le résultat est franchement charmant avec un noir et blanc bien dessiné et un grain assez naturel.

 


Son :
Malgré quelques rares petites sensations de saturations sans doute dû aux techniques de captation de l'époque et à une source plus toute jeune, la piste sonore en DTS HD Master Audio reste très agréable avec une clarté bien balancée.

 


Interactivité :

Mediabook tout de noir vêtu et juste réhaussé d'un lettrage doré, livret compilant de jolis documents d'archives et des reproductions de photos d'exploitation et de l'affiche rangé dans les petites pochettes dédiée. Sur le disque l'option de visionner le film précédé de la fameuse séance complète donne accès à un numéro des Actualité Gaumont avec, entre autre, une petite piqure de rappel sur les évènements qui ont déclenchés la première Guerre Mondiale, suivi de la bande annonce du Mouton à 5 pattes (dispo dans la même collection) et enfin une sélection de pubs cinéma d'autrefois allant des boutiques de luxe locales (mais de standing) aux bonbons à déguster durant la projection. Toujours très agréable ce petit voyage dans le temps.

Liste des bonus : La séance complète avec actualités Pathé, réclames publicitaires et bandes-annonces d'époque, un livret reproduisant des documents d'époque (24 pages), 10 reproductions de photos d'exploitations (15 x 12 cm), la reproduction de l'affiche d'époque (29 x 21,5 cm)

 

 

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