URSUS L'INVINCIBLE
Gli invincibili tre - Italie, Tunisie - 1964
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Genre : Aventure, Peplum
Réalisateur : Gianfranco Parolini
Image : 2.35 16/9
Son : Italien et français PCM 2.0 mono
Sous-titre : Français
Durée : 99 minutes
Distributeur : Artus Films
Date de sortie : 8 novembre 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Ursus l'invincible »
portoflio
LE PITCH
Usurpant l’identité d’Ursus, le tyran Théomaque a pris le trône d’Attra et impose son pouvoir. Le prince Dario, soucieux de rétablir le véritable souverain, fait alors appel à Ursus. Ce dernier, avec deux compagnons, se mettent en route pour Attra. Il faudra toute la musculature et l’ingéniosité du héros pour renverser le despote.
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Le titan et les deux nigauds

Bien souvent réduit à jouer les compagnons de route d'Hercule ou Maciste, l'autre surhomme en mini-short Ursus a aussi eu le droit à ses petits moments de gloire. Chez Gianfranco Parolini il devient même invincible et affiche la trogne toujours un peu constipée du brave Alan Steel.

Echappé des pages du roman Quo Vadis d'Henryk Sienkiewicz, le brave Ursus sauvant la belle Lygie d'un supplice barbare au jeu du cirque en affrontant à main nu un taureau est devenu dès le début des années 60 un authentique héros de Péplum au même titre que ses cousins Hercule, Maciste ou Samson. Exit sa figure de symbole chrétien, musclé comme un colosse, huilé comme ses compères, il part sauver la veuve et l'orphelin et les belles italiennes dans un joyeux défilés de divertissements musclés Made in Italia. Ici incarné par le sympathique Alan Steel (alias Sergio Ciani) ancienne doublure de Steve Reeves qui s'était justement déjà imposé comme un nouvel incontournable du genre avec des titres comme Samson contre Hercule, Hercule se déchaine et même un improbable Maciste contre Zorro, son Ursus est un demi-dieux rigolards, courageux, droit, bienveillant, invincible... Une sorte de super-héros antique mais affublé de deux acolytes branquignols, sortes d'Abbott et Costello ritals, un peu voyous, un peu voleurs qui servent autant de gimmick comique que de léger contre-point pour humaniser un peu la chose.

 

superman le gladiateur


Un trio qui débarque dans un décor du Moyen Orient et qui découvre qu'un faux Ursus (excellent Mimmo Palmara) est en passe d'usurper le trône, en plus de ravir là ou les princesses disponibles, et qui vont donc se transformer en agent de paix entre deux royaumes ennemis, et agents maritaux au passage, en permettant la rencontre entre les beaux Prince Dario et la sublime Demora (Rosalba Neri). Du grand feuilleton classique et populaire mais qui ne se prend jamais au sérieux, préférant multiplier les poursuites façon slapstick, les grandes claques amicales dans le dos, les belles scènes de lutte muscles contres muscles et bien entendu les coups de poings qui soulèvent du sol presque comme dans un album d'Astérix. On reconnait là la bonne patte de l'artisan Gianfranco Parolini futur créateur de la trilogie Sabata et capable de transformer un film de mercenaire comme 5 pour l'enfer en divertissement familial, qui n'approchait effectivement le péplum que sous la forme d'une friandise grand public, s'appuyant sur un humour de gamin et s'efforçant constamment d'assurer un divertissement bien rythmé, joyeux et pas prise de tête. Tout tourne donc à la gaudriole, même lorsque notre brave Ursus est rendu aveugle par une énième traitrise et que ses sidekick tentent de l'aider à affronter un garde en lui indiquant dans quelle direction envoyer ses torgnoles bibliques.

Un spectacle sympathique, comme toujours produits avec beaucoup de soin dans les paysages radieux tunisiens renforcés par des décors et costumes importés de Rome et célébrés par une photo solaire et des musiques bondissantes. Tous les charmes du petit péplum fantaisiste à l'italienne en somme.

Nathanaël Bouton-Drouard






 

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Image :
On a pas trouvé de trace d'autres éditions HD du métrage (peut-être en Italie mais même pas sûr), mais Artus a dégotté ici une copie des plus convenables et plus que soignée. Certes les plans de transitions sont inévitablement flous et quelques plans à la luminosité plus basse (ce qui est rare) laissent échapper un effet de bruit un peu moins glorieux, mais l'ensemble du film séduit par sa propreté constante, sa lumière chaude, des teintes bien contrastées et une définition de belle qualité.

 


Son :
Si la piste italienne se montre un peu mieux équilibrée avec un rendu bien clair et pétillant, la présence du doublage français d'époque renvoit à une très agréable nostalgie.

 


Interactivité :

Présenté dans un fin fourreau, le digipack trois volet contient en plus des disques Bluray et DVD un petit livret d'une trentaine de page. Rédigé par Michel Eloy, responsable du site spécialisé dans le Péplum, celui-ci revient sur la naissance tardive du personnage dans les pages de Quo Vadis, les premières adaptations à l'écran et son premier et récurrent interprète Enrco Guazzoni, avant de retracer la quasi-intégralité de ses apparitions à l'écran.
Sur les disques on retrouve aussi un autre supplément inédit, avec l'interview du grand maquilleur Toni Mecacci (Suspiria, Contamination, Spasmo) qui officiait effectivement pour quelques fausses blessures sur Ursus l'invincible et prend un grand plaisir à se remémorer un tournage très agréable, les méthodes et l'atmosphère de cet âge d'or du cinéma populaire à l'italienne et ne tarit pas d'éloge envers l'acteur Mimmo Palmara modèle de professionnalisme, de charisme et de simplicité selon lui.

Liste des bonus : le livret « Ursus, le vainqueur du taureau » par Michel Eloy (32 pages), « Invincibles » : entretien avec Toni Mecacci (2022, 26'), Diaporama d'affiches et de photos (1'), Bande-annonce

 

 

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