LES IMPOSTEURS
The Deceivers - Royaume-Uni, Inde - 1988
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Les Imposteurs »
Genre : Aventure
Réalisateur : Nicholas Meyer
Musique : John Scott
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 103 minutes
Distributeur : Rimini Editions
Date de sortie : 23 août 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Les Imposteurs »
portoflio
LE PITCH
1895. L’Inde est ravagée par le culte Thug, une secte d’assassins professionnels dévoués à la déesse Kâli. Aucune route n’est sûre pour les voyageurs, quelle que soit leur origine, leur race ou leur croyance. Le capitaine William Savage est chargé d’infiltrer la secte. La mission se révélera beaucoup plus dangereuse que prévue.
Partagez sur :
Pierce Brosnan et le culte maudit

Porté par un Pierce Brosnan pas encore soutenu par l'aura de James Bond, Les Imposteurs est un film d'aventure à l'ancienne qui est resté étonnement inédit en France. Une erreur réparée par Rimini grâce à un Bluray qui permet enfin de plonger dans les rites secrets des Thugs.

Membre d'une secte mystérieuse et meurtrière qui aurait sévie des siècles durant en Inde, les Thugs étaient aussi connus pour étrangler sauvagement leurs victimes que pour avoir la faculté de se dissimuler au cœur de la population, quasiment invisible. Déjà évoqué dans des films comme Gunga Din de George Stevens, Les Etrangleurs de Bombay de Terence Fisher et bien entendu Indiana Jones et le Temple maudit, ils étaient au centre du roman The Deceivers de John Master. Un texte basé sur des faits historiques réels, retraçant la découverte du phénomène par un capitaine de l'Armée anglaise longtemps envisagé pour une adaptation cinématographique (on y croisa Stanley Donen et Stephen Frears) avant d'échouer dans l'escarcelle du trop rare Nicholas Meyer. Un cinéaste américain peu connu, mais versé justement dans ce cinéma d'aventure, exotique et évocateur, très anglais finalement, auteur des excellents C'était demain (HG Welles Vs Jack L'éventreur) et le maritime Star Trek II. Parfait en somme pour donner corps à la quête personnelle d'un brave soldat anglais (bienveillant cela va de soit), infiltré dans un culte terrifiant et plus généralement dans une culture aux mythes et croyances étrangères aux siennes. Le film ne met d'ailleurs que très peu ses arguments épiques en avant.

 

les tombeaux indous


Il préfère profiter de l'excellence de sa reconstitution, de son tournage (à priori tendu voir dangereux) aux alentours de Jaipur, pour habiller et crédibiliser ce récit d'espionnage historique où va, presque comme dans le film pulp de Steven Spielberg, pointer quelques notes de fantastique et de mystique. En l'occurence lorsque William Savage va peu à peu se fondre dans la masse, dans les croyances et coutumes, et accepter de consommer une certaine drogue provoquant visions diverses et aliénation par les suppôts de Khali. Un cadre de grande épopée colonialiste mais traité avec une modernité nécessaire, une psychologie et un regard ethnologique plus moderne, qui offre véritablement à Les Imposteurs une atmosphère et une identité particulièrement accrocheuse. De nombreux talents sont réunis ici pour assurer la réussite d'un film on ne peut plus sympathique et divertissant, que ce soit le scénario de Michael Hirst (les séries Vikings ou Les Tudors) qui offre une belle présence même aux personnages secondaires, la photographie chaude et nostalgique de Walter Lassally (Zorba le grec, Les Bostoniennes), la partition musicale enthousiaste et héroïque de John Scott, l'élégant générique signe Maurice Binder et bien entendu la prestation impériale de Pierce Brosnan. Alors surtout connu pour ses rôles récurrents à la télévision (en particulier le rôle titre de Remington Steele) malgré des participations aux métrages Nomads (le premier McTiernan) ou Le Quatrième protocole aux coté de Michael Caine, il n'a certainement pas encore la stature que lui donnera à partir de 1995 son incarnation incroyablement séductrice de James Bond dans GoldenEyes, mais s'impose déjà et à nouveau, comme un interprète au charisme indéniable. Réussissant à faire croire à son capitaine passant avec quelques accessoires pour un authentique pauvre indien des routes, l'acteur diffuse une noblesse évidente tout en creusant les tourments psychologiques et les doutes de son personnage. Un joli film d'aventure à l'ancienne, soigné et solide.

Nathanaël Bouton-Drouard






 

Partagez sur :
 

Image :
Déjà vu du coté de Cohen Media Group aux USA, la copie HD de Les Imposteurs n'a pas eu les honneurs d'une restauration à la source et a dû se contenter d'un travail uniquement numérique. Plutôt soigné cependant avec des cadres particulièrement propres et des contrastes bien présents, le film fait très efficacement illusion en pleine lumière, mais perd naturellement de son intensité dès que la luminosité baisse. La définition est donc un peu fluctuante et laisse ainsi apparaitre quelques amas de bruits vidéo sur certains bords et arrière-plans. Honnête et jamais vraiment gênant cependant.

 


Son :
Aucune piste française à l'horizon mais un DTS HD Master Audio pour la stéréo anglaise d'origine. Plutôt dynamique et fluide à l'arrivée avec un excellent équilibre entre les voix et les compositions convaincues de John Scott.

Liste des bonus : Bande-annonce.

 

 

Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2022