MISSION EAGLE
非凡任務 - Chine - 2017
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Genre : Action, Policier
Réalisateur : Alan Mak, Anthony Pun
Musique : Chan Kwong Wing, TaQ
Image : 2.35 16/9
Son : Français DTS-HD Master Audio 5.1
Sous-titre : Aucun
Durée : 117 minutes
Distributeur : First International Production
Date de sortie : 11 août 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Mission Eagle »
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LE PITCH
Infiltré dans le QG d’une dangereuse Triade, un policier, Lin Kay, va devenir lui-même toxicomane afin de gagner la confiance de Eagle, le baron de la drogue. Il va découvrir qu’ils détiennent en otage depuis plusieurs années un ancien policier porté disparu. Sa mission : démanteler le trafic, et sauver son co-équipier tout en luttant contre son addiction…
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lambda affairs

Il y a des traversées plus longues que d'autres. Traversée du désert, traversée en solitaire, des océans, des années. Mission Eagle c'est tout cela à la fois. Tourné il y a plus de cinq ans de l'autre côté de la planète, le nouveau film d'un des réalisateurs des Infernal Affairs méritait-il cette attente ?

Semblant de rien cela fait déjà plus de 20 ans que le duo Andrew Lau et Alan Mak ont initié la trilogie culte des Infernal Affairs. Si leur histoire de flic infiltré n'avait rien de révolutionnaire elle a réussi à s'accaparer tous les codes du genre pour les mixer et se les réapproprier pour accoucher d'un chef-d'œuvre du polar. Si le temps et surtout Les Infiltrés, (le remake de Scorsese), ont quelque peu éclipsé l'œuvre originale, il est toujours bon d'en rappeler son importance. Si l'on préfère oublier le troisième volet à l'intérêt purement commercial, on peut facilement faire le rapprochement entre l'indissociabilité des deux premiers tomes avec ceux des Parrain première et deuxième partie. La comparaison avec les films de Coppola est flatteuse mais loin d'être galvaudée. Le duo retentera l'aventure en faisant à nouveau parler de lui avec le sympathique Confession of Pain qui, malgré sa bonne tenue, n'atteindra jamais la tension de leur précédant chef d'œuvre.

 

du mak sans lau


Le temps passant, les deux compères vont voler de leurs propres ailes. Andy Lau tournera pour Donnie Yen The Legend of the Fist et pulvérisera le box-office local avec The Captain (sorti chez le même éditeur). Alan Mak, lui, contribuera également avec moins de flamboyance à la carrière de Yen avec The Lost Bladesman et œuvrera sur ce Mission Eagle qui nous intéresse aujourd'hui.
Difficile de vivre avec un tel passif. Être vendu avec l'accroche "par le réalisateur de Infernal Affairs" met la pression. Retrouver son vieux complice et scénariste Felix Chong lui donne une relative confiance. Ils avaient collaboré ensemble sur les films Initial D et Overhead, mais Mission Eagle ne fait que recycler les poncifs du flic infiltré, le panache en moins. Si leur histoire ne manque pas d'idées choc, (la mort d'un enfant par overdose, l'empoisonnement du flic à la drogue), le film avance sans réelle surprise. Il a néanmoins l'avantage de situer son action dans le fameux triangle d'or, plaque tournante du marché mondial de cocaïne déjà illustré dans l'excellent Protégé réalisé par Derek Yee sorti dix ans plus tôt. L'intérêt réel du film intervient dans la dernière partie du film où une course prétexte donne libre court aux cascades les plus périlleuses. Entre fusillades sèches et nerveuses où la pyrotechnie explose aux quatre coins de l'écran, le spectateur jouit enfin d'un spectacle aussi bien visuel qu'auditif.

Malheureusement, le film a déjà débuté depuis 90 minutes. Et sitôt l'action terminée, le générique tombe avec ses images à la gloire des brigades d'intervention de la suprême police chinoise. Personne n'y croit vraiment, pas même l'éditeur qui semble sortir le film à la va vite, complètement dénué de bonus et de version originale ! Rien de vraiment neuf sous les tropiques en réalité.

Cédric Lemaire




 

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Image :
Encore un bel exemple de maitrise numérique. Comme on peut s'en douter, l'aspect visuel est impeccable et son piquet admirable. Les scènes dans la jungle offrent une belle luminosité bien contrastée tandis que les séquences urbaines respirent la poussière et la crasse. Jolie.

 


Son :
Tous les canaux sont sollicités. La dernière demi-heure et ses courses poursuites non-stop font vrombir le caisson de basse et la spatialité des effets envahis régulièrement la pièce. Enorme point noir qui fait descendre la note technique est l'absence de VO. Invraisemblable pour un film asiatique où les doublages ne font que trop rarement justice au film. Ceci devient une habitude chez l'éditeur FIP qui sort ses titres comme il sortirait des conserves.

Liste des bonus : Aucun

 

 

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