SANGLANTES CONFESSIONS
True Confessions - Etats-Unis - 1981
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Genre : Policier
Réalisateur : Ulu Grosbard
Musique : Georges Delerue
Image : 1.85 16/9
Son : Anglais et Français DTS HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 108 minutes
Distributeur : L’Atelier d’Images
Date de sortie : 23 août 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
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LE PITCH
Policier intègre et pugnace, Tom Spellacy enquête sur le meurtre d’une jeune prostituée. Au cours de ses investigations, il tombe sur la piste de Jack Amsterdam, bienfaiteur de l’église et ami de son frère Desmond, chancelier de l’archidiocèse. Pour découvrir la vérité, les deux frères que tout semble opposer, vont se rapprocher. La vérité pourra-t-elle éclater malgré la force du secret de la confession ?
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l'ordre ou la loi

Certains films sentent bon la grandeur. Un casting de prestige, un scénario noir, un metteur en scène attentif à sa direction d'acteurs. Un projet qui donne envie, jouant sur les jeux de pouvoirs et la domination. Malgré ses qualités, Sanglantes confessions n'arrive jamais à se hisser totalement à la hauteur de ses ambitions.

Pourtant, le projet était prometteur. Il prend pour toile de fond le meurtre irrésolu de la jeune actrice américaine Elisabeth Short survenu en 1947. Son corps fut retrouvé mutilé, coupé en deux façon puzzle sur un terrain vague de Los Angeles. L'histoire connue sous le nom du Dahlia noir a fait couler beaucoup d'encre, surtout de la part de James Ellroy qui en écrit un roman. Le crime n'ayant jamais était élucidé, les spéculations en tout genre ont germé de-ci delà notamment dans la tête de John Gregory Dunne qui s'en inspira pour écrire son True confessions avant de l'adapter en scénario pour le cinéma. C'est à Irwin Winkler, connu pour être le producteur des Rocky, de lancer le projet. D'importance méconnue aujourd'hui il est également aux commandes de projets pour Bogdanovitch mais surtout Scorsese pour qui il collabora sur des projets aussi difficiles que New-York New-York ou Raging Bull. Sa contribution pour cette période charnière avec l'émergence du nouvel Hollywood est donc d'importance. Fort de son expérience il engage le metteur en scène plébiscité de théâtre Ulu Grosbard. Formé par son mentor Elia Kazan à la direction d'acteurs, il s'était fait remarquer au cinéma avec Le Récidiviste porté par le fringuant Dustin Hofman. Lui confier Robert De Niro et Robert Duvall devint une évidence.

 

A vouloir bien faire...


Même si les acteurs se sont retrouvés au générique du Parrain 2, ils n'ont jamais eu l'occasion de se donner la réplique. L'un et l'autre, malgré leur talent évident, ont une façon d'aborder leur personnage totalement différente donnant des suées au metteur en scène lors de leurs scènes communes. Alors que Duval joue à l'instant, pliant ses séquences en une ou deux prises, De Niro a besoin de ressentir le rôle. Fidèle à son habitude (il sort de Raging Bull où il a pris 30 kg pour incarner LaMotta), il se surinvestit allant jusqu'à apprendre la messe en latin pour incarner le père Des du film. Il enchaine les prises jusqu'à atteindre son degré de perfection poussant parfois à bout l'équipe. L'histoire gravite justement entre ces deux rôles majeurs où Duval policier piétine sur une enquête qui le dépasse avec de hauts responsables impliqués notamment dans le diocèse où office son frère. On aurait tort de réduire le casting aux deux rôles-titres lorsqu'on a le plaisir de retrouver la bouille de Charles Durning et surtout Burges Meredith qui mérite ici une mention spéciale dans son rôle de curé intègre. Il ne faut pas oublier non plus la reconstitution du L.A. des années 50 qui est plus que convaincante. Mais à vouloir trop en faire, le film n'arrive jamais à décoller vraiment comme si Grosbard cherchait sa propre identité dans ce film trop grand pour lui. Cette quête de pouvoir de rédemption matinée de religion aurait pu être un sujet rêvé pour Scorsese mais son réalisateur lorgne du côté de Coppola.

Les confessions du titre sont anecdotiques, ici la religion n'est qu'une devanture pour satisfaire les ambitions terrestres des hommes oubliant l'adage qu'il vaut mieux se confesser à Dieu qu'à des hommes.

Cédric Lemaire




 

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Image :
Voilà enfin une copie qui fait oublier celle sortie par la MGM, le travail de la pellicule retrouve ses contrastes et couleurs qui lui faisaient défaut précédemment. Les extérieurs retrouvent enfin leurs détails avec une belle profondeur de champ.

 


Son :
Il n'y a pas à tergiverser, foncez sur la piste originale. Bien plus ample et généreuse que sa petite sœur française. Elle trouve un bel équilibre entre les ambiances et la voix centrale axée sur les voix. Il n'y a qu'à entendre les échos de celles-ci dans les églises pour en être convaincu.

 


Interactivité :

En bon historien du cinéma le journaliste du monde, Samuel Blumenfeld revient sur les carrières de l'équipe du film au moment du tournage. Classique mais suffisamment informatif pour compléter la vision de Sanglantes Confessions.

Liste des bonus : Confessions intimes par Samuel Blumenfeld (37'), Bande annonce (2').

 

 

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