SWEETIE, YOU WON’T BELIEVE IT
Жаным, ты не поверишь! - Kazakhstan - 2020
Image plateforme « Blu-Ray »
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Genre : Horreur, Comédie
Réalisateur : Yernar Nurgaliyev
Musique : Nazarbek Orazbekov
Image : 1.77 16/9 Compatible 4/3
Son : Kazakh en DTS-HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 85 minutes
Distributeur : Extralucid Films
Date de sortie : 11 juillet 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Sweetie, You Won’t Believe It »
portoflio
LE PITCH
Pauvre Dastan. Au lieu de trouver la paix en allant à une partie de pêche entre amis pour échapper à l’humeur massacrante de son épouse enceinte, il va se retrouver confronté à une bande de gangsters abrutis et à un tueur en série totalement cinglé.
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Kazakh-choc

Mélange de comédie roublarde, presque bon enfant, et des codes du cinéma d'horreur avec quelques débordements sanglants à la clef, Sweetie, You Won't Believe It a forcément fait sensations dans les festivals où il a eu la chance d'être présenté, dont notre Etrange Festival national. Une vraie bonne surprise dont l'une des particularités étonnantes est d'être natif du Kazakhstan.

Pour ceux qui savent que le cinéma Kazakh existe (car oui faut-il encore le savoir) celui-ci se limite à quelques grandes drames politiques, quelques polars très noirs et des productions épiques en costumes qui peuvent même avoir une petite chance de connaitre une distribution sur nos écrans ou en Home Cinema. Alors forcément, Sweetie, You Won't Believe It est une sacrée surprise qui s'engouffre énergiquement dans la comédie bien foutraque et qui s'égare avec générosité vers les codes horrifiques voir gore. Surtout, occupé jusque-là à des comédies de mœurs un peu plus conventionnelles, Yernar Nurgaliyev connait ses classiques et ne pourra pas s'empêcher de se rapprocher de la tonalité presque enfantine d'un Shaun of the Dead ou de reprendre à son compte une structuration qui n'est pas sans évoquer le cinéma de Tarantino, mais, tout comme sa trame scénaristique classique et presque prévisible, il l'assume de bout en bout sans jamais s'y empêtrer. Limitant essentiellement son décor à un cours d'eau, quelques cabanes plus ou moins délabrées et des kilomètres de pampas isolée, il sait aussi faire rapidement oublier un budget surement très limité par une surprenante efficacité de sa mise en scène (pour ne pas dire inventivité) et une énergie bien pêchue qui entraine tout sur son passage.

 

weenkend entre mal


En tout juste 80 minutes, Sweetie, You Won't Believe It enchaine joyeusement les péripéties rocambolesques, suivant d'un côté trois potes rêvant d'une journée pèche en toute liberté, et de l'autre une famille de truands façon pied nickelés (l'un s'évanouit ou vomit systématiquement à la vue du sang) avant que les deux bandes ne se croisent pour mieux devenir les proies d'un serial killer ne voyant pas d'un bon œil ces touristes en goguette. A cela s'ajoute aussi au passage une famille de dégénérés, pompistes de père en fille, à la recherche d'un gentil fiancée pour assurer la descendance. Une bonne dose de survival redneck 70's dans une aventure qui malgré de vrais jaillissement gores ressemble le plus souvent à un cartoon live avec ses gags gamins et complètement crétins, mais hilarant, transformant une collection de poupées gonflables défectueuses en barque improvisée, multipliant les hameçons plantés aux mouvais endroits, les poursuites aux limites du cartoon et les morts parfaitement absurdes sans une once de gravité. Le film se dote même de très belles scènes aussi drôles que solidement construites, comme lorsque deux gaillards nous rejouent une scène de Don't Breath dans la cabane du pécheur mais en poussant la logique jusqu'au surréalisme entre une partie de 1,2,3 soleil et une performance de Bugs Bunny.

Un divertissement tout à fait réussi, sans temps mort et constamment porté par une bonne humeur communicative, où affleurent tout de même une petite critique amusée de la virilité du monde moderne en terre kazakh, le héros Dastan semblant toujours bien moins effrayé par cette virée chez les sociopathes associés que par la perspective de retrouver son épouse enceinte jusqu'aux yeux et franchement un poil castratrice. Tout est question de perspective.

Nathanaël Bouton-Drouard










 

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Image :
Avec une source purement numérique, Sweetie you won't believe it passe parfaitement bien en support Bluray avec une image nette et sans bavure. Les cadres sont bien entendu limpides, les couleurs bien tranchées et la définition toujours creusée et précise. Rien à redire.

 


Son :
Le film est bien entendu présenté uniquement dans sa version originale et avec une piste DTS HD Master Audio 2.0 tout à fait limpide et efficace. Un peu de dynamique sur les avants pour donner un peu de pep's à l'ensemble, tandis que les dialogues sont toujours très clairs et la musique parfaitement intégrée. Sans doute qu'un petit 5.1 aurait été bienvenu sur un film de ce type.

 


Interactivité :
Extralucid Films reste fidèle à ses boitiers amaray format DVD avec fourreau cartonné qui contiennent le film en SD mais aussi le disque Bluray plus performant. Sur celui-ci on retrouve quelques bonus produits par l'éditeur français dont une présentation croisée du film par la journaliste Daniel Lestage (Le Figaro) et Laurent Duroche (Mad Movies) venant surtout affirmer l'aspect fun et délirant de l'objet, tandis que le second revient pour un autre segment dressant un petit historique et état des lieux pas inintéressant du cinéma kazakh, de ses racines soviétiques aux films d'auteurs actuels parfois distribués jusque dans nos salles.
Petite surprise avec l'apparition de l'acteur Danyar Alshinov qui répond chaleureusement à une interview en visio, évoquant lui aussi les évolutions du cinéma local et une nouvelle génération plus énergique et voulant sortir des sentiers battus, et délivrant quelques anecdotes sur le tournage, forcément un peu fauché, et la possibilité entendue d'une suite.

Liste des bonus : Présentation par Diane Lestage & Laurent Duroche (9'), Entretien avec Danyar Alshinov (15'), Retour sur le cinéma Kazakh par Laurent Duroche (12'), Un mot de Danyar Alshinov... (2'), Bande-annonce.

 

 

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