LE VAMPIRE A SOIF
The Blood Beast Terror - Royaume-Uni - 1968
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Le Vampire a soif »
Réalisateur : Vernon Sewell
Musique : Paul Ferris
Image : 1.66 16/9
Son : Anglais et Français en DTS-HD Master Audio 2.0
Sous-titre : Français
Durée : 77 minutes
Distributeur : ESC Distributions
Date de sortie : 1 juin 2022
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Le Vampire a soif »
portoflio
LE PITCH
Un détective de Scotland Yard enquête sur les meurtres de jeunes hommes retrouvés vidés de leur sang et toutes les pistes semblent le mener sur les traces d'un entomologiste de renom, …
Partagez sur :
dans l'ombre de la hammer

Entre deux tasses de thé au coin du feu et un week-end à la campagne avec sa fille, l'inspecteur Peter Cushing enquête sur les méfaits d'une femme-papillon qui se nourrit du sang de jeunes hommes vigoureux. So british !

Au contraire de la Amicus, l'autre grande rivale des productions Hammer, la Tigon, fondée par Tony Tenser en 1966, ne s'est jamais vraiment cachée d'exploiter dans des bandes à tout petit budget le succès de l'horreur gothique des films de Terence Fisher et cie. C'est indiscutablement le cas du Vampire a soif qui débauche pour l'occasion le scénariste Peter Bryan (Le Chien des Baskervilles, version Fisher) et la star maison Peter Cushing. Ce dernier hérite du rôle de l'inspecteur Quennell (qui n'a rien à voir avec une quenelle, on vous voit venir), croisement logique entre le Abraham Van Helsing de la saga Dracula et Sherlock Holmes. Mais en nettement plus décontracté. Car, en dépit des cadavres qui s'amoncellent et d'une enquête qui piétine, ce policier qui apprécie le thé plus que quiconque et à toute heure du jour et de la nuit, ne rechigne guère aux ordres de son supérieur qui lui recommande de prendre ses vacances. Son principal suspect en fuite, Quennell lâche l'affaire pour s'en aller à la campagne avec sa fille. Une escapade assumée mais qui ne dure pas longtemps, le monstre qu'il recherche ayant élu domicile à quelques encablures de son auberge tout confort. Une coïncidence maousse qui laisse s'échapper par la fenêtre le peu de crédibilité d'une histoire à base de papillon géant suceur de sang.

 

l'effet papillon


Seconde main du cinéma britannique depuis le milieu des années 30, le réalisateur Vernon Sewell fait de son mieux avec un budget peau de chagrin qui l'oblige à tourner sa scène d'ouverture supposée se dérouler en Afrique au bord d'une rivière très très ... anglaise et à limiter les apparitions d'un monstre caoutchouteux gentiment craignos. Professionnel aguerri, Sewell préfère miser sur le rythme (1h17 générique compris et pas un bâillement à l'horizon) et le talent de ses acteurs. Peter Cushing, bien sûr, dont la sophistication et le minimalisme font ici merveille, mais aussi Robert Flemyng (L'Effroyable secret du Docteur Hitchcock de Riccardo Freda) qui en impose juste ce qu'il faut en savant fou dont la relation avec sa créature dégage un petit parfum d'ambiguité.

Anecdotique mais distrayant de par son flegme et son horreur bis qui titillera la nostalgie de certains cinéphiles déviants, Le vampire a soif n'a certes rien d'un classique mais il a moins gagné sa place dans la collection British Terrors d'ESC. Faute de grives ...

Alan Wilson






 

Partagez sur :
 

Image :
Une copie superbe au grain élégant et aux couleurs vibrantes (le lettrage rouge d'un générique d'ouverture est à se damner !) mais qui marque ponctuellement le pas côté définition lors d'une poignée de séquences aux noirs un peu bouchés. Quoi qu'il en soit, un résultat inespéré.

 


Son :
Du mono tout ce qu'il y a de plus classique dont le rendu se révèle aussi propre qu'honorable et qui démontre une clarté tout à fait salutaire sur les dialogues et la musique. Les cris des victimes de la femme papillon ne seront pas perdus pour tout le monde.

 


Interactivité :
Le digipack au rendu élégant renferme un combo blu-ray et dvd accompagné de son traditionnel livret signé Marc Toullec. Et c'est Nicolas Stanzick qui se charge de la présentation du film, en ne laissant aucun aspect de cette production Tigon dans l'ombre, de la carrière du réalisateur Vernon Sewell au casting en passant par le scénariste Peter Bryan, les ressemblances avec la Hammer et la figure du monstre au féminin. Le tout est complété par une bande-annonce époque.

Liste des bonus : Livret de 20 pages / « La femme papillon » par Nicolas Stanzick (18 minutes) / Bande-annonce

 

 

Crédits & mentions légales - Publicité - Nous contacter
Copyright Regard Critique 2009-2022