FREE GUY
Etats-Unis - 2020
Image plateforme « Blu-Ray »
Image de « Free Guy »
Genre : Science-fiction
Réalisateur : Shawn Levy
Musique : Christophe Beck
Image : 2.35 16/9
Son : DTS HD Master Audio 7.1 Anglais, Dolby Digital plus 7.1 français, allemand...
Sous-titre : Français, anglais, allemand, italien...
Durée : 115 minutes
Distributeur : 20th Century Fox
Date de sortie : 10 décembre 2021
Artistique : note
Technique : note
Interactivité : note
Jaquette de « Free Guy »
portoflio
LE PITCH
Un employé de banque, découvrant un jour qu’il n’est en fait qu’un personnage d’arrière-plan dans un jeu vidéo en ligne, décide de devenir le héros de sa propre histoire, quitte à la réécrire.
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Noob City

Pour une fois, voici le parfait contre-exemple des bienfaits sur un film de la crise Covid. Moult fois annoncé puis déprogrammé. Free Guy est devenu l'un des innombrables long-métrages que l'on attendait plus (pour peu qu'on l'attendait). Surprise en terme d'entrée, celui-ci allait contre toute attente donner des couleurs à un box-office morose.

Il faut dire que le postulat de départ du film se situant dans le milieu des jeux vidéo n'est pas nouveau, mais Free Guy a le mérite de jouer l'originalité. Le film n'est pas l'adaptation d'une énième franchise vidéo ludique à succès. S'il passe aux shakers les licences à la mode elle s'en affranchit en faisant passer le spectateur de l'autre côté de la barrière. Là où un metteur en scène comme Steven Spielberg faisait preuve de tout son talent pour nous plonger avec ses personnages dans l'open world de l'Oasis (Ready Player One), Shawn Levy utilise le sien pour essayer de faire sortir son interprète principal de celui de Free City. Car là est le grain de folie du scénario. Faire de son protagoniste un PNJ (personnage non joueur), un être évolutif qui prend conscience de son état et de la futilité de ses journées répétitives dans le genre Un jour sans fin où Ryan Reynolds serait la version pixellisée de Bill Murray.

 

Loose in the shell


A partir de ce pitch de base, tout est permis. Le réalisateur de La Nuit au musée s'en donne à cœur joie. Le spectateur découvre cet univers riche, au même rythme que son héros. Ryan Reynolds, son interprète nous livre un numéro égal à lui-même. Il s'en amuse et performe dans son one man show sans pour autant se renouveler. Face à lui le jeune transfuge de Stranger things Joe Keery et Jodie Comer (qui fait ici son passage sur grand écran après un background de séries TV) ont un peu plus de mal à faire exister leur avatar ; d'autant plus qu'un bad guy inattendu fait partie du casting. Plus connu pour avoir réalisé le troisième volet de Thor et le très bon film Jojo Rabbit, Taika Waititi endosse ce rôle du patron d'édition de jeux avec la plus grande jubilation. Electron libre toujours en impro, il en volerait presque la vedette à Reynolds.
Le film fourmille d'idées même si celles-ci sont pour le moins recyclées. Le PNJ prend réellement conscience de sa crise identitaire en s'emparant des lunettes d'un vrai joueur. De là le monde lui apparaît tel qu'il est réellement (Merci John Carpenter et son Invasion Los Angeles !). Le film s'offre même au passage une bonne critique contre les leaders marketing qui ne pensent qu'aux suites. Outre les multiples références aux Fortnite et GTA, l'apothéose arrive lors du combat final où notre Free Guy doit combattre son double 2.0. Production Fox (devenu 20th Century Studios) passée sous le giron Disney, les licences Marvel et Star Wars s'invitent au combat pour flatter le geek et l'ego tout puissant du studio de Mickey. Mais le producteur aux grandes oreilles cible-t'il le bon public en représentant les joueurs se cachant derrière leur avatar par des ados boutonneux ? Si cette approche peut amuser les trentenaires ou "adulescents" enfermés dans leurs souvenirs, les porteurs d'acné en question, en mal de respect, peuvent avoir du mal à accepter que leurs licences favorites soient ainsi malmenées sur un mode parodique. Là où justement Spielberg avait réussi à rassembler les générations.

Néanmoins le spectacle est véritablement là et si le film ne restera pas dans les annales, il a le mérite de faire passer un bon moment sans trop solliciter les neurones. Parfait en cette période de comatage entre deux repas bien chargés.

Cédric Lemaire






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Image :
Jouant à fond la carte du numérique, il n'aurait pu en être autrement pour un film situé dans le monde du jeu vidéo. Surtout que la source numérique du film fut tourné 6.5k. L'image est forcément impeccable, les couleurs s'en donnent à cœur joie tout comme le piquet et les contrastes irréprochables. Vu ses prétentions, il n'aurait pu en être autrement.

 


Son :
Les pistes sonores sont forcément tonitruantes jouant au maximum sur les effets, poursuites et explosions en tous genres. Votre matériel audio sera ravi est peut-être utilisé comme une excellente démo.

 


Interactivité :
Entre les scènes coupées ou rallongées et l'habituel bêtisier, rien de neuf sous les tropiques. A noter un module consacré à Taika Waititi plus connu comme réalisateur que comme acteur au talent indéniable d'improvisation. Attention au melon en devenir.

Liste des bonus : Scènes coupées (5'), Bêtisier (4'), Dude contre Guy (16'), Molotovgirl (7'), Le monde de Taika (8'), Bienvenue à Free city (15'), Bandes annonces (8').

 
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